La Chine va-t-elle absorber Hong Kong ?
Pourquoi je pense qu’on ne pourra malheureusement pas empêcher l’absorption de Hong Kong par la Chine et quelles en seront les conséquences probables pour la région.
Pourquoi je pense qu’on ne pourra malheureusement pas empêcher l’absorption de Hong Kong par la Chine et quelles en seront les conséquences probables pour la région.
La nouvelle guerre froide a été relancée par la Chine pour faire oublier sa gestion calamiteuse du début de la pandémie mais elle a suscité une contre offensive. Je pense que la lutte entre autoritarisme et démocratie va s’accentuer, intellectuellement et économiquement au moins, militairement au pire !
Avez-vous remarqué sur les réseaux sociaux l’avalanche d’articles ou de « témoignages » à la gloire de la Chine, du genre « ce régime politique est formidable, il a réussi à juguler une terrible épidémie » ? Mais cette nouvelle propagande chinoise se garde bien de rappeler où et comment l’épidémie s’est déclenchée…
Pendant longtemps la Chine post-maoïste a veillé à donner une image d’elle même relativement modeste sur la scène internationale. Depuis l’affirmation au pouvoir de l’empereur Xi, c’est fini. Le reste du monde, un moment stupéfait, commence à réagir. La méfiance gagne et l’affaire du virus n’arrange rien !
L’époque est à la crainte de la Chine. C’est un peu tard, à différents sens du terme. C’est un peu tard par ce qu’il y a longtemps que nous aurions dû nous réveiller. Mais c’est un peu tard aussi parce que notre crainte de la Chine est de moins en moins justifiée, au fur et à mesure que ses fragilités s’accentuent…
Vous avez reconnu cette phrase célèbre de Lénine : « Les capitalistes nous vendront la corde avec laquelle nous les pendrons ». L’erreur de Lénine est d’avoir pensé que son système était viable, alors qu’il dépendait en fait du monde extérieur capitaliste jusqu’à l’échec final du communisme. Tout cela s’applique à la Chine, dans un contexte naturellement très différent.
La Chine s’est développée, mais pas au même rythme que sa compétition internationale. Elle cumule les handicaps d’un régime politique rigide, d’une démographie vieillissante, de son endettement et de la pollution. Saura-t-elle relever ces défis ?
Jusque vers la fin 2014, voire courant 2015, nous étions en phase de sinolâtrie : d’Obama à la moindre PME occidentale, tout le monde pensait que la croissance rapide de la Chine continuerait et que ce pays jouerait donc un rôle croissant, éventuellement menaçant. Faisons le point en insistant sur les mécanismes plutôt que sur des données conjoncturelles fluctuantes, voire truquées, en mettant en lumière l’opposition entre la Chine d’en bas et celle d’en haut.