Chine d’en bas contre Chine d’en haut

Jusque vers la fin 2014, voire courant 2015, nous étions en phase de sinolâtrie : d’Obama à la moindre PME occidentale, tout le monde pensait que la croissance rapide de la Chine continuerait et que ce pays jouerait donc un rôle croissant, éventuellement menaçant. Faisons le point en insistant sur les mécanismes plutôt que sur des données conjoncturelles fluctuantes, voire truquées, en mettant en lumière l’opposition entre la Chine d’en bas et celle d’en haut.

Mais si la Chine s’effondre ! Ça n’empêche pas les opportunités…

En pleine période de sinolâtrie en janvier 2014, j’écrivais pour les Échos « Quand la Chine s’effondrera ». Je rappelais alors les grands principes du développement économique et expliquais que si la Chine en respectait quelques-uns, c’était provisoire et s’arrêterait bientôt pour des raisons structurelles, démographiques et politiques. Elle restera néanmoins intéressante pour les Français. Une comparaison avec le Japon est instructive.

Chine : les statistiques cachaient le crash

Qu’elles sont belles les statistiques chinoises ! Une croissance de 7 à 10 % par an ! Pourtant, l’immobilier puis la bourse ont plongé. Ces statistiques étaient regardées de près car la Chine pèse lourd dans les entreprises et sur l’activité mondiale. Les importations chinoises déterminent le prix des matières premières et ont donc un fort impact sur l’économie africaine, australienne et bien d’autres.

Chine et France : la croissance gaspillée par le politique

J’ai écrit il y a quelques mois « Quand la Chine s’effondrera », dont le résumé sommaire est que la Chine a fait le plus facile (urbanisation et rattrapage) et que sa croissance actuelle est en partie artificielle et grosse de problèmes futurs. Depuis, bien des données ont confirmé ma thèse, tandis que m’est apparue une certaine ressemblance avec les problèmes français, qui pointait déjà dans mon autre article « Méritons nous de gagner plus que les Chinois ? ».

La machine est… un homme comme les autres

La machine ? C’est tout à la fois le diable et le Bon Dieu. Pour les uns, c’est l’ennemi. L’instrument de nouvelles formes d’esclavage. Pour les autres au contraire, c’est le Bon Dieu. L’allié, le protecteur de nos fragilités physiques, l’outil de la délivrance. Elle vient même de monter en grade sous le nom « d’intelligence artificielle » ! Je pense au contraire que le robot, la machine, ne méritent pas d’aussi extrêmes appréciations. Il remarque malicieusement que nous les humains, nous sommes souvent routiniers et machinaux. En somme la machine est un homme comme les autres…