L'immigration en France Source : Insee, Recensement de la population 2014.

L’immigration et les Français : perdre son identité ou perdre son âme ?

Parlez de manière raisonnable de l’immigration et vous perdez tous vos amis ! Vous n’y êtes pas suffisamment hostile pour les uns et vous êtes sans-cœur pour les autres ! Et pourtant cette question très importante nécessitera du consensus.

Commençons par une constatation basique : nous sommes en démocratie, la majorité des électeurs français, et celle d’une bonne partie des pays occidentaux, sont opposés à l’immigration, parfois très violemment. Les gouvernements les suivent donc.

Certains « anti immigration » vont parfois très loin, avec un racisme à peine caché, et repassent en boucle une pluie d’infox (« fake news ») qui fait monter leur exaspération : combien de fois ai-je entendu dire que « Les Africains se moquent de nous qui les payons pour avoir beaucoup d’enfants », confondant le nombre d’enfants par femme et celui d’un père polygame.

Le gouvernement est ainsi sans cesse débordé sur sa droite, qui le trouve trop laxiste, tout en étant violemment attaqué sur sa gauche, au nom de l’humanité élémentaire, voire de façon plus idéologique.

Avec d’autres Français, j’aimerais sortir de cette quasi guerre civile, et pour cela il faut commencer par y voir clair. D’où cet article qui veut démonter les arguments excessifs de part et d’autre.

Ces arguments sont juridiques, identitaires, sécuritaires et économiques. Comme toujours on y trouve du vrai et du fantasmé.

Respecter la loi ? Oui, mais…

Pour les « anti », c’est simple : une immigration illégale est interdite par définition, et il faut respecter la loi.

Concernant l’immigration légale, les « anti » demandent des lois plus sévères, notamment concernant le regroupement familial, oubliant que nous avons signé des traités internationaux interdisant de séparer les familles.

Comme le nombre de réfugiés, et souvent leur religion (l’islam) les soucient également, ils veulent restreindre le droit d’asile. Or on voit mal comment le réduire dans le cas des Syriens ou des Érythréens et malheureusement de bien d’autres qui risquent leur sécurité et leur vie en restant dans leur pays

Les « pro » estiment les lois actuelles « illégitimes » car contraires au devoir humanitaire d’assistance. Selon eux, il faut donc accueillir tous les migrants, quel que soit leur statut : réfugiés politiques, victimes de conflits ou «réfugiés économiques ».

À notre avis il ne faut pas jouer avec le droit qui est un des fondements depuis les Romains de la civilisation occidentale. Il faut s’attaquer aux vrais et faux problèmes concrets posés par son application.

Dialogue de sourds sur l’identitaire

Les arguments « identitaires », tels que « L’immigration sape la civilisation occidentale » ou « l’identité française », sont controversés parce que la notion même d’identité est imprécise, bien que profondément ressentie par une partie de la population.

Rappelons que l’apparition de « l’identité » en politique vient de la gauche, dans un contexte de protection des minorités. C’est donc la majorité qui s’estime maintenant « minorisée » ou menacée de l’être.

Sur ce thème de l’identité, les « pro » rétorquent que cette notion est impossible à définir donc qu’elle n’existe pas. Et que, même si elle existait, cela resterait une idée personnelle que nous n’avons pas à imposer aux autres, et notamment aux nouveaux arrivants.

Même l’évocation des « racines chrétiennes de l’Europe » (à côté des racines grecques et romaines), pourtant constatation historiquement évidente et qui devrait être consensuelle, est prétexte à une guerre de religion entre ceux qui ne veulent pas froisser « les autres » et ceux qui en font un outil de discrimination !

Certains vont plus loin : les nations sont des entités artificielles et les frontières ne devraient pas exister.

Les deux camps évitent ainsi la question pourtant fondamentale de l’assimilation, les « anti » parce qu’ils la jugent impossible, et les « pro » parce qu’ils ne la trouvent pas souhaitable.

Mais la réalité est nuancée : au travail, vous constatez la présence de collègues, de fournisseurs, de clients, d’interlocuteurs dans l’administration etc. qui sont parfaitement intégrés, voire assimilés. Inversement, dans la rue, les « anti » trouveront 1000 exemples allant dans le sens de leur thèse.

Origine des immigrés résidant en France
Source : Insee, Recensement de la population, 2014.

Mon avis est que l’immigration n’est pas du tout « un bloc » comme l’usage du mot le sous-entend souvent, bloc pour lequel on cite des chiffres impressionnants (un quart de la population française serait composé d’immigrés ou descendants d’immigrés), ou carrément fantaisistes (10 à 15 millions de musulmans, au lieu de 4 à 5).

Or évoquer l’immigration comme un bloc n’a aucun sens puisqu’on amalgame ainsi une immigration ancienne, majoritairement européenne et largement assimilée après quelques décennies de rejet : Italiens « trop catholiques », Polonais et Espagnols « trop frustres », Juifs « trop … » (l’histoire nous a laissé un large choix).

Quant aux immigrations récentes, elles sont extrêmement diverses et opposées entre elles. Voyez l’animosité entre Asiatiques et Maghrébins, et les divisions à l’intérieur de chaque groupe :

  • entre musulmans et non musulmans, ces derniers comprenant une partie de la population d’origine ou d’ascendance musulmane devenue athée ou chrétienne,
  • entre musulmans, non seulement du fait de leur comportement religieux mais aussi du fait de leur nationalité : turcs/arabes, marocains/algériens etc.

Il en va de même pour certains discours un peu rapides assimilant « immigration » et activistes musulmans, ces derniers n’en étant qu’une infime proportion. Néanmoins dangereuse, nous sommes tous d’accord là-dessus, y compris la grande majorité des musulmans de France.

Il faut aussi rappeler que l’intégration et l’assimilation se construisent, notamment par l’école et l’emploi, et qu’elle freinée par une partie de nos élites qui voient en elle une insupportable contrainte culturelle, ce que je trouve absurde et dangereux. Malheureusement l’intégration est également freinée par la réticence de certains employeurs.

Le sécuritaire entre vrais risques et obsessions contre-productives

La réaction sécuritaire, elle, est très compréhensible puisque la violence est revendiquée par les activistes musulmans.

Mais, là aussi, la division est profonde : pour les « anti », l’islam mène par nature à l’islamisme, voire au djihadisme, tandis que pour les « pro » les musulmans sont d’abord des victimes pour toutes sortes de raisons qui se cumulent (anciens colonisés, discriminés…)

A mon avis les deux ont tort, et de toute façon on ne peut condamner tout un groupe du fait de l’activité de certains de ses membres.

Une bonne contribution à la sécurité est le signalement des individus dangereux aux autorités par leurs proches, ce qui a permis d’éviter de nombreux attentats. Et ce signalement, qui va au rebours des solidarités locales et familiales, sera d’autant plus facile que les proches se sentiront bien acceptés par la population française. À cet égard l’hostilité envers eux d’une partie de la population est terriblement contre-productive !

Les arguments économiques méritent un développement particulier.

L’ignorance économique

Pour les « anti », l’immigration est une catastrophe du fait du coût de l’accueil, puis de l’entretien des chômeurs, ces derniers le demeurant éternellement par manque de qualification, et par manque de motivation du fait des prestations sociales et de trafics rémunérateurs.

Pour les « pro » l’humanité doit primer sur l’économique si l’impact de l’immigration est négatif, et même s’il est positif. Car « les hommes ne sont pas des marchandises et c’est pour d’autres raisons qu’il faut les accepter »

A mon avis si tous les hommes étaient interchangeables, l’immigration serait un bienfait : notre économie, ainsi que la sauvegarde de nos retraites, est freinée par un manque de travailleurs, y compris non qualifiés.

Mais nos chômeurs direz-vous ? L’exemple classique d’un chômeur qui n’accepte pas un emploi à 500 km de chez lui parce que son conjoint a le sien près de son domicile actuel et qu’il est propriétaire de son logement illustre l’avantage théorique de l’immigration : le nouveau venu peut aller n’importe où géographiquement et dans une certaine mesure professionnellement.

En sens inverse, vous entendrez souvent qu’un paysan malien ne peut compenser notre manque d’informaticiens ou d’infirmières. Mais les migrants sont rarement des paysans : ils font souvent partie de la classe moyenne, sinon ils n’auraient ni les connaissances notamment linguistiques nécessaires au voyage, ni l’argent pour les passeurs, argent qui vient de la vente de leurs biens ou de contributions familiales.

Par ailleurs, comme dit plus haut, les personnes non qualifiées sont également utiles à notre économie, tel le personnel de surveillance ou les nounous africaines qui permettent d’utiliser les qualifications des parents et particulièrement celle des mères. On peut résumer cela brutalement : économiquement, nous avons besoin de migrants qui travaillent.

Or ils ne travaillent pas, disent les « anti ». Là aussi c’est largement faux : comme dit, voyez nos collègues, clients ou fournisseurs.

Les autres soit travaillent au noir (restauration et autres métiers de bouche, bâtiment…) ou sous des prête-noms (intérim…), soit effectivement ne travaillent pas du tout. Cela parce que soit l’assistance sociale leur suffit, soit par ce qu’ils n’en ont pas le droit, étant en attente de leur statut, soit parce que leur logement est trop loin des emplois disponibles dont ils n’ont même pas connaissance à temps s’ils vivent dans de grands ensembles de banlieues très mal desservis.

A cette variété des situations s’ajoute l’hétérogénéité des migrants : les Asiatiques, les Portugais et les Turcs ont la réputation d’être particulièrement actifs, les Roms, chrétiens et citoyens européens, de l’être nettement moins.

Bref tout jugement tranché sur « le travail des migrants » n’a pas de sens. Comme toujours on est ramené à des cas individuels.

De toute façon les «pro » répètent que peu importe le contexte économique, culturel ou autre, l’essentiel est d’accueillir des personnes en difficulté.

 

L’humanitaire, priorité ou inconscience ?

Mais « C’est à cause de vous qu’ils sont en difficulté » objectent les « pro » : pourquoi se lancer en mer lorsque l’on sait que l’on est dans l’illégalité et donc probablement refoulé, et que l’on connaît la brutalité des mafias de passeurs et le danger de mourir noyé ?

« C’est parce que vous, les « pros », leur avez dit  qu’une régularisation était possible, et que des bateaux de sauvetage les attendaient. D’ailleurs les passeurs ont intérêt à prévenir les sauveteurs de manière à maintenir la demande des migrants et donc leur business ».

Les « pros » démentent avec indignation: « ils sont là, on ne va quand même pas leur tirer dessus, surtout après ce qu’ils ont subi ! » Et rajoutent parfois : « en tant qu’ancien colonisateur, nous avons une responsabilité dans le sous-développement et donc dans leur pauvreté » (ce qui ne me paraît pas fondé).

Rappelons enfin le raisonnement attribué à l’extrême gauche, très minoritaire j’espère : « facilitons ces entrées massives, car tout est bon pour détruire cette société que nous détestons (capitaliste, libérale, inégalitaire…) ».

Les gouvernements européens s’échinent à trouver une solution respectant les deux points de vue : sauver, oui, admettre, non (sauf les demandeurs d’asile, ce qui implique des formalités de plusieurs mois).

Ils ont renforcé l’étanchéité des frontières européennes, et les arrivées par mer ont considérablement décru par rapport à la vague de 2015 qui était favorisée par la Turquie.

Mais alors où doivent-il séjourner provisoirement ? Discussion d’autant plus complexe que les gouvernements européens ne sont pas d’accord entre eux.

 

Cette division de l’opinion occidentale est en décalage avec la migration massive potentielle.

La situation économique, politique et démographique de l’Afrique et de bien d’autres pays explique qu’il est parfaitement logique pour des dizaines, voire des centaines de millions de personnes, de tenter de s’installer en Occident.

De plus, c’est une manne pour leurs gouvernements et leurs proches restés au pays : les transferts des émigrés vers l’Afrique sont maintenant supérieurs à l’aide internationale.

Accessoirement les bénéfices des passeurs deviennent extrêmement importants, avec des « retombées » sur certains responsables politiques des pays de départ.

Bref toutes les conditions d’une migration massive sont réunies.

En face la division des citoyens occidentaux est sans cesse avivée par la dramatisation naturelle des médias, qui ne sont pas là pour parler « des trains qui arrivent à l’heure » mais de ce qui se vend, c’est-à-dire le dramatique et le scandaleux, sans parler du déluge de fausses données et de fausses nouvelles qui exacerbent les deux camps.

Il faut sortir de ce faux dilemme « perdre son identité ou perdre son âme ».  Car l’identité, ça se construit. Pour nous-mêmes d’abord : donnons à nos enfants une bonne culture historique et générale, et si elle est solide, elle s’imposera aux nouveaux venus.

Cela a été mille fois vérifié  avec l’assimilation, même à distance, de nombreux étrangers, dont certains sont devenus de grands écrivains francophones.

Les « anti » étant majoritaires, ont pour eux le droit et la démocratie, mais il est de leur intérêt de veiller à une information plus exacte, car des gestes de haine ou un témoignage particulièrement touchant feraient basculer l’opinion dans l’autre sens. C’est ce qui vient d’arriver aux États-Unis, avec les photos d’enfants séparés de leurs parents et derrière les barreaux.

Il faut débusquer les fausses nouvelles et croyances côté « anti » et rappeler aux « pro » que le respect de la loi est un principe fondamental de nos sociétés tant pour les entrées que pour le comportement ultérieur.

C’est ce que je m’efforce de faire ici, et dans d’autres articles qui dénoncent le fantasme du « grand remplacement », démographiquement infondé (il y a plus de 500 millions d’Européens ! ).

Maintenant, aux hommes politiques de proposer des solutions, de préférence consensuelles, par exemple en se préoccupant davantage du développement et surtout de la sécurité en Afrique. Car ce sont les violences qui poussent les migrants vers nous, directement pour l’asile ou indirectement en ruinant l’économie locale.

28 commentaires sur “L’immigration et les Français : perdre son identité ou perdre son âme ?”

  1. Je lis tous les jours les commentaires des lecteurs du magazine Le Point sur internet. En particulier sur l’immigration, le niveau intellectuel général est affligeant, mais la quasi-unanimité des avis me met mal à l’aise. Dire que les gouvernements suivent leurs majorités n’est pas convaincant du tout. Il y a (comme dans trop de domaines) conflit entre la morale et la faisabilité matérielle. Pour avoir bonne conscience, la solution la plus facile consiste à citer Michel Rocard : « la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde ». L’image est frappante, autant que l’absence de solution. Je n’en offre moi-même aucune mais je suis très irrité par les historicisites qui invoque la « tradtion d’accueil de la France » et qui voudraient que ce soit inscrit dans la Constitution alors que les immigrés d’il y a 150 ans, Polonais et Italiens principalement, venaient pour devenir Français ce qui n’est probablement pas le cas des migrants actuels. L’immigration a changé radicalement, la morale doit faire de même. Je le recommande, mais je ne vois absolument pas comment elle pourrait s’y prendre. La seule solution qui plairait à tout le monde serait de partager une vigoureuse prospérité; hélas, elle n’a existé qu’après les malheurs des guerres. Faut-il une guerre militaire, gagnée ou perdue, pour éviter la guerre civile que certains appellent déjà de leurs voeux ? Je ne veux pas le croire (mais je suis tenté …)

  2. Les marges de manoeuvre semblent réduites. Si à la fois les anti et les pros sont contre l’assimilation, quelle part de Français la soutient ? 10% ? 15 % ? Le clivage est de plus en plus grand entre deux visions totalement irrationnelles du phénomène. C’est bien qu’Yves nous rappelle ça. Mais je ne vois pas de solution à court terme à part un affrontement de plus en plus brutal.

    1. Je suis relativement optimiste parce que l’assimilation se fait naturellement et presque irrésistiblement pour une partie des arrivants ou de leurs descendants. Je serai preneur de renseignements sur la troisième génération : la génération est l’unité de temps de démographes :).
      Cela dit je crains que l’attitude d’une partie des élites, le mauvais accueil d’une partie de la population et la composition de certains quartiers ne freine l’assimilation

  3. Que peuvent faire les états européens pour la bonne gouvernance des autres États ?
    L’écart culturel avec l’islam et l’islamisation des jeunes rendent ils crédible u’e assimilation
    progressive?

    1. Pas grand chose, certes. Mon sujet n’était pas cela mais un essai de donner la même information aux 2 camps. Sur l’islam, vous connaissez ma position : les musulmans sont tellement variés que le mot « islam » n’a pas de sens prédictif en matière d’assimilation : je connais des musulmans bien assimilés, j’en connais qui ont quitté l’islam. D’autres refusent l’assimulation, mais je la crois inévitable au fil des générations, souvent avec l’abandon de l’islam. Relire cet article et mes précédents pour plus de détails

  4. Félicitations pour la tentative, mais vous avez tort de vous situer au milieu du gué, vous êtes bien sur sur une rive, reconnaissez le, votre gauche étant réduite aux anticapitalistes révolutionnaires, je ne vois personne d’autre.

    Bravo pour le respect de la loi: 80% des demandes de quitter le territoire suite au refus de l’asile ne sont pas exécutées, il y a de quoi faire: en gros, une partie croissante de la population commence à estimer que seule une dictature fasciste permettra d’appliquer la loi, et cela dans tous les camps: faut il changer la loi d’urgence?

    Sinon, il n’y a pas d’assimilation, et l’exemple de Senghor ne compte pas à mon avis: il fut le dernier, et se trouva, avant de venir mourir en France, président, donc citoyen du Sénégal…
    Il n’y a pas d’intégration non plus et le taux de chômage et d’emprisonnement de votre immigration sincère et de main d’oeuvre le montre assez (au double du nôtre): un mouvement de population que vous renoncez donc à arrêter, nécessité oblige, est bien en cours et il faudrait s’y faire, donc. On estime à 100 Millions le nombre d’Africains intéressés (je ne sais d’où vient l’ordre de grandeur). Même si on est encore loin du grand remplacement le nombre est suffisant à mon avis pour réactiver l’essentiel: le refus absolu des peuples européens de se faire envahir et le refus raciste (comment l’appeler autrement selon vous?) des cultures étrangères invasives sources de tout temps et en tous lieux des plus grandes violences. Que vous ne considériez pas ce refus viscéral qui se développe massivement et à grande vitesse sous nos yeux me parait critiquable et votre aveuglement vous porte grand tort.

  5. Dire que d’autres lecteurs trouvent que j’exagère ce refus viscéral ! Quant à l’assimilation, voir ma réponse précédente. J’en vois des exemples tous les jours mais il faut probablement 3 générations comme pour les Polonais Mais une ou deux seulement pour les plus diplômés en France et parfois au Maghreb où certains sont assimilés à distance.

    1. Je ne vois pas où vous êtes allé chercher cette histoire d' »assimiliation ». Parlons précisément, l’enquête de l’institut Montaigne, récente, établit en gros qu’un gros tiers des musulmans vivant en France sont en rupture, non pas avec la culture française, ce qui établirait leur manque d' »assimilation », mais avec les valeurs universelles de démocratie et de république, rien que ça. Bref, une assimilation rassurante, qui peut même se faire « à distance » (selon vos termes), d’ailleurs on ne s’en prive pas: l’inversion de la transition démographique au maghreb est maintenant établie.

      Je ne vois aucune espèce d' »assimilation »: d’ailleurs l’intégration elle même est considérée comme un échec patent: l’immigration des années 60 n’est PAS assimilée, ou bien à des hauteurs ridicules. Les accents, modes de vie et religiosités restent parfaitement africains. Chômage et criminalité sont hors normes. Votre rêve absurde « les africains sont des européens nés en Afrique » ne concerne qu’une petite minorité (bien moins que la moitié des personnes) et laisse entier et majoritaire l’installation en Europe de populations africaines variées qui ne désirent qu’améliorer leurs conditions de vie.
      A leur égard, et du multiculturalisme qu’on commence à « penser » (la fonction crée l’organe) on parle en fait d' »inclusion », c’est à dire acceptation sans nuances de nouvelles identités, modes de vie et de gouvernance, et à qui on pourrait déjà penser attribuer des zones géographiques dédiées.

    2. Il est probable que vous commettez une erreur mortelle concernant le concept de l’assimilation qui n’est qu’une hérésie…L’assimilation des polonais n’est bien entendu pas l’argument à retenir, « plus fallacieux tu meurs ». Votre vision de l’assimilation du monde islamique n’est qu’un rêve qui cache un cauchemar. L’assimilation des musulmans est impossible nous commençons à vivre le choc de deux civilisations que tout oppose ! 700 ans d’occupation islamique dans la péninsule ibérique n’y ont pas suffit. C’était tellement le paradis en Al Andalous que les chrétiens ont finalement bouté les musulmans de leur terre. Évidemment qu’il y a quelques exceptions d’intégration, d’assimilation mais quand cela concerne plusieurs millions de musulmans (15 à 20 millions selon Azouz Begag : https://www.youtube.com/watch?v=VWjL5RLls_E ) cela n’est pas possible, le nombre l’empêche . Dés lors plus rien est possible hors le chaos !

      De plus vous ne devriez pas être censé ignorer que l’assimilation ne peut se faire en occident du fait que des engagements dans ce sens ont été pris dés 1974 par le Protocole de Barcelone et les accords de Strasbourg pour suivre….Nos pays ayant vendu leur âme pour un plat de lentille ,le pétrole, après la cuisante défaite des pays arabes par Israël lors de la guerre du Kippour…Souvenez vous, vous qui êtes un fin connaisseur du Maroc, les propos tenu par le Roi Hassan II lors d’une émission d’Anne Sinclair 7/7….Les propos étaient clairs ! Il serait bon, au moins sur cet aspect, que vous vous en référiez ! Voici le lien : https://www.youtube.com/watch?v=hzzdKWsLsLA

      L’islam est conquérant, dominant et ne respecte pas la faiblesse de l’occident rongée par le remord, la repentance et autres conneries…Notre pays n’assume plus depuis l’ère de Gaulle ! Ce qui peut vous paraître, à tord me semble t-il, une assimilation pour quelques diplômée doit être considérée comme une adaptation nécessaire…A mon avis l’assimilation passe par l’abandon de la religion musulmane et par l’adoption d’un nom et d’un prénom chrétien de préférence !

      Je sais de par mes origines de quoi je parle ! Cordialement C.S

      1. Je connais bien le monde musulman qui est composé d’individus extrêmement variés, donc on peut trouver des exemples dans tous les sens.
        Je connais beaucoup de musulmans et d’ex musulmans assimilés, et je pourrais en trouver beaucoup qui refusent l’assimilation.

        Il y a une règle, non pas universelle, mais assez générale, qui fait que toute personne arrivant en France avant 10 ou 12 ans, ayant une scolarité normale et un environnement normal (je suis d’accord que ce dernier point pose souvent problème) est assimilée. Les autres ne le seront jamais, mais le mécanisme jouera pour leurs enfants ou leurs petits-enfants.

        Les Polonais étaient réputés inassimilables, mais leurs petits-enfants se sont fondus dans la masse. La scène se rejoue en Angleterre, où la première génération de Polonais a été rejetée ce qui est une des causesdu Brexit. Rendez-vous dans 50 ans !

        Bref plutôt que d’employer les grands mots il faut varier ses expériences et ses sources.

        Un discours véhément comme le vôtre est excessif donc insignifiant et surtout contre-productif.

  6. Bonjour,
    Il me semble que le schéma du haut comporte une erreur (en partie droite).

    Sinon, on peut très bien n’être ni pour ni contre l’immigration.
    Simplement pour la liberté de circulation. Point.

    1. Exact. Il y a une faute de frappe sur le site d’origine. Il faut lire : « Étrangers nés en France ».
      Sinon, la liberté de circulation est un idéal, mais on en est très loin dans la plupart des pays

  7. Pardon d’insister, mais j’espère rester raisonnable. Il faut bien comprendre qu’il n’y a aucune espèce de fatalité à la migration massive. Celle ci peut très bien être stoppée et il se pourrait que réalisant l’ampleur du danger (des populisme xénophobes partout et l’Europe en miettes) les dirigeants européens fassent le nécessaire et organisent et promeuvent explicitement le refus et l’arrêt de l’immigration économique africaine.
    Un commentaire évoque une guerre civile que « certains appellent de leur voeux ». Je crois qu’il faut maintenant vouloir l’éviter, et s’en donner les moyens. L’actualité récente, toute entière due à un changement de gouvernement en Italie montre que le sujet peut être abordé. On attend la suite.

    1. L’immigration est tellement variée (relire mon article SVP) que chacun peut trouver 1000 exemples d’intégration ou d’assimilation ou 1000 exemples de sens inverse. La fameuse étude de l’institut Montaigne montre qu’il y a tout un dégradé d’attitudes et d’opinions, et surtout ne prend en compte (de mémoire) que des gens se déclarant musulmans, mettant ainsi de côté ceux qui « auraient dû l’être » et ne le sont pas ou ne le sont plus.

      Bref on peut parler indéfiniment d’un verre à moitié plein ou à moitié vide.

      Et surtout mon article n’est pas un article sur l’immigration mais sur l’attitude des Français à son égard avec les arguments des deux côtés en espérant, comme je le dis en conclusion, qu’on arrivera à une meilleure unité face à un problème qui va devenir très important.

      1. ma réponse, s’il en faut une, c’est que ce ne sont pas les « Français de souche » qui excluent les immigrés, mais les immigrés qui se sentent assez forts pour gouverner leur quartier indépendamment des lois françaises (qui ne sont pas toutes bonnes, c’est vrai !) Je ne sais pas si le problème peut devenir encore plus important mais je suis sûr qu’on peut l’embrouiller encore plus !

  8. L’immigration dont on doit parler est l’immigration africaine, bien sur, récente et en cours, à des niveaux qui sont ceux des années 60. Les immigrations européennes portugaises, espagnoles, italiennes et polonaises sont terminées, et les populations correspondantes intégralement assimilées. L’immigration africaine bat son plein. C’est quantitativement établi, et cela depuis le début des années 2000.
    La question de l’assimilation n’est pas neutre, n’est pas relative, et ne s’égalise pas entre des points de vues variés. Elle se mesure.
    L’enquête de l’institut Montaigne concernait les personnes musulmanes ou avec au moins un parent musulman.
    Elle est du point de vue de l’assimilation de populations issues du monde musulman, extrêmement inquiétante: 30 % de cette population vit un islam de rupture avec la société occidentale. On se retrouve même avec 50% des musulmans sondés qui souhaitent introduire un acteur de plus dans la société française, avec des références nouvelles (port du voile, interdits alimentaires, religiosité particulière). Le contraire strict de l’assimilation.
    Les autres mesures portent sur les taux de chômage et de délinquance, nettement supérieurs (2 à 3 fois supérieurs) dans la population immigrée d’origine africaine. Ces chiffres ne s’améliorent pas. Il n’y a pas de processus global d’assimilation, bien au contraire: une nouvelle population s’installe, avec sa culture et ses modes de vie. Avec son niveau social aussi, nettement inférieur à celui de la population native et porteur évidemment des problèmes du tiers monde.
    C’est pour cela qu’on théorise (pardon de le redire, mais vous pourriez au moins considérer les termes) non plus l’assimilation (le terme a disparu depuis longtemps) ni même l’intégration mais l' »inclusion », c’est à dire l’acceptation du phénomène.
    C’est l’une des attitudes possibles après tout, et c’est d’ailleurs, indépendamment des opinions, l’attitude effective de la société française aujourd’hui.

    1. il y a aussi le long terme à considérer. Ce ne sont pas les algériens immigrés il y a 50 ans qui font problème, ce sont leurs petits-enfants qui professent la haine de la France (à laquelle ils doivent trop !) Les premiers tiennent des épiceries ouvertes le dimanche, ce dont personne ne souhaite la disparition. Les seconds ne seront jamais épiciers, sauf peut-être quand la drogue se vendra dans les épiceries.

  9. @beauchant
    Ce que vous dites a du sens, mais vous ne devriez pas vous exprimer comme cela. Pour trois raisons: d’abord parce que ce discours est agressif à l’égard de gens qui ne le méritent pas (les quelques assimilés, il y en a tout de même, dont parle notre hôte), ensuite par ce qu’il révolte les personnes bien intentionnées qui ne s’autorisent pas ces discours de détestation et qui,pour cela versent dans la bête naïveté qui le provoque , ensuite par ce qu’ils conforte les personnes qui ont sauté le pas (peut être en êtes vous) et qui souhaitent la fameuse violence que l’on a évoqué ici.
    Vous empêchez ainsi que se fasse jour la parole de bon sens et de raison qui permettrait de véritablement traiter le problème. Car la société française, coincée précisément entre hurlements de haine et humanitarismes inconséquents, n’arrive pas à trouver de point d’équilibre acceptable.
    Ce point d’équilibre doit absolument tenir compte d’un sentiment manifestement majoritaire (tous les sondages le montrent) et qui est le refus d’une société multiculturelle inclusive laissant croitre sans limite la population d’origine africaine en Europe.
    Vouloir traiter cette « attitude » par l’éducation ou la propagande sans la prendre au sérieux est mortellement dangereux et conduira à l’abime.
    Il faut donc respecter les désirs des populations natives (ou anciennement installées) et stopper explicitement les flux migratoires au nom de la volonté du peuple.
    Cela pourrait se traduire, à un degré à décider (le débat est de toutes façons actuellement en cours), par une apparente violation des droits dits humains. Je dis bien « apparente », car c’est bien l’objet du débat que de décider s’il s’agit effectivement de violations, et de quels droits. On pourrait ainsi, finalement, de pas perdre son âme du tout, voire bien au contraire mener un combat moral essentiel: préserver la paix civile en Europe, et aider les populations du tiers monde à rêver de leur propre monde, éviter le retour de violences qu’on a connu, et sauver les migrants de leurs naufrages.

  10. Ce qui est fascinant (d’un point de vue sociologique) c’est le décalage total entre la réalité et la perception qu’on les gens de la réalité. Si on regarde les chiffres, on se rend vite compte que l’immigration est relativement faible en Europe, et très faible en France, ce qui va à l’encontre de l’histoire démographique de ce pays (depuis le 18e siècle la France a été un pays d’immigration, alors que d’autres pays européen à l’image de l’Allemagne ou de l’Angleterre envoyaient encore des masses d’émigrés vers le nouveau monde.
    Ensuite, on fait comme si l’immigration était un échec alors que si l’on regarde l’insee et les différents enquêtes menées par les instituts de statistiques on voit bien que l’immigration a un impact positif sur les comptes publics et sur les cotisations sociales car les immigrées, et surtout les immigrés récents, sont plus jeunes et cotisent très largement.
    Ce qui manque surtout en France c’est du pragmatisme. Par exemple, s’il y avait plus de canaux d’immigration légale pour faire venir des étrangers qualifiés, francophones et motivé pour travailler dans les secteurs en besoin, cela serait éminemment bénéfiques pour l’économie, à l’image de ce qu’il se passe au Canada, au Luxembourg et en Suisse. L’avantage qu’à la France par rapport à l’Allemagne c’est que la grande majorité des immigrants en France connaisse la langue, la culture et les valeurs avant d’arriver dans le pays, notamment grâce au réseau international d’éducation en Français. Il y a des exemples incroyable comme le Syrien naturalisé Français Mohed Altrad nommé entrepreneur de l’année en 2015.
    Ce qui crée la crainte et le rejet chez beaucoup, c’est les images fortes de camps, de désorganisation et d’émeutes (comme à Calais). C’est certes extrêmement marginal, mais terrifiant pour la plupart des européens. Et malheureusement la première cause de ces phénomènes ce n’est l’immigration en tant que telle, mais l’absence de gestion au niveau européen. S’il y avait une gestion européenne des migrants et réfugiés, ces gens n’auraient pas d’intérêt à errer de pays en pays pour tenter leur chance et ultimement tout abandonner pour rejoindre le Royaume Uni où il n’y a pas de carte d’identité et où il est plus facile de rester comme clandestin.

    1. La France n’est un pays d’immigration significative que depuis les années 1850, c’est à dire le 19ème siècle. Pendant un peu plus de cent ans cette immigration est très largement européenne.

  11. @Julien: ce qui est fascinant, c’est l’ampleur de votre déni au sujet de l’immigration africaine récente, issue du tiers monde, sans assimilation, au rapport économique très en dessous des standards, aux cotisations destinées à justifier celles qu’ils seront amenés à percevoir. Qu’elle puisse susciter un rejet massif propre à détruire l’Europe et à nous ramener aux terribles violences d’un passé somme toute récent ne semble pas vous fasciner par contre…

  12. Ayons l’honnêteté et le courage d’analyser ce probleme épineux en commençant par examiner, objectivement et sans parti pris, les causes et origines de ce fléau et non pas les conséquences du mal. Un diagnostic bien mené commence par la recherche de l’origine du mal . Que l’Occident cesse de se voiler la face: il n’y aurait jamais eu de problèmes d’immigration, ni en Europe, ni aux Amériques, et donc, ni les tristes conséquences que vous aviez, cher collègue, bien énumérées dans votre article, ni les colmatages ridicules, si les colonialismes, auxquels avaient été substitués ensuite les impérialismes, n’avaient pas pompé et ne continuent à spolier les ressources naturelles de ce qu’on appelle: les pays sous développés, les Africains, Levantins… n’auraient jamais quitté leur pays natal, leurs familles, leurs foyers, leur identité, leur âme … Jamais. Si ces « hordes de migrants » n’avaient été dépossédées de leurs ressources naturelles, les peuples de l’Europe n’aurait jamais été submergés par le fléau des immigrations du Sud et de L’Est, si nombre de dirigeants en Occident n’avaient pas longtemps soutenu, ouvertement et sans vergogne, des tyrans et des potentats des pays du Sud et du Moyen Orient surtout, pour se partager les richesses spoliées aux populations en Afrique, en Inde, au Moyen Orient…. et jeter les miettes aux potentats, leurs « amis ».
    Les Européens ont le droit de refuser ce déferlement de migrants et de l’arrêter, mais, auparavant, que leurs dirigeants et gens du monde des affaires cessent leurs rapports et affaires louches avec les mafias qui dirigent les pays de ces tristes migrants. Auraient-ils l’honnêteté d’agir ainsi ??? Bien peu probable quand il s’agit de mines d’or, de diamant, d’uranium… de puits de pétrole et de gaz, de phosphates… de richesses halieutiques et agricoles….

    1. Je suis partiellement d’accord. Il faut toutefois se souvenir cet article porte sur l’opinion des Français sur l’immigration et non sur le phénomène lui-même.

      Personnellement je pense que les matières premières, même précieuses, n’ont pas d’importance en matière de développement (même si elles enrichissent les mafias indiquées), voir par exemple la ruine de l’Espagne DU FAIT de l’or des Amériques qui avaient transformé des Espagnols en féodaux rentiers. Il se passe en gros la même chose en Algérie avec le pétrole.

      Je pense que sans la colonisation, l’écart Nord-Sud aurait été analogue voir plus important et que le responsable ultime (pour les pays musulmans) est la vague obscurantiste qui a déferlé vers les 12e-14e siècle et qui réapparaît aujourd’hui.

      1. En effet, le cas du Japon, par exemple, est la preuve que le développement des peuples passe par l’éducation et la formation. Et sans cela, les ressources naturelles sont pillées par des mafias nationales et internationales. Et C’est l’une des principales causes de la montée de toutes les formes d’obscurantismes qui sévit dans les pays du Sud et du Moyen Orient et s’exporte partout dans le monde via les flux migratoires et les médias. Par ailleurs, l’opinion des Français est compréhensible, mais si l’on tient à résoudre ce problème tentaculaire, on est tenu de bien relire notre Histoire commune, depuis la traite des esclaves jusqu’à maintenant. Pour ce qui est du tsunami obscurantiste, si, dans nos pays, le budget alloué aux affaires religieuses, aux lieux de cultes et à diverses formes de charlatanisme…. est bien plus important que celui alloué à l’Education Nationale et la Formation Professionnelle, nous en connaissons les raisons: plonger nos populations dans l’extrême ignorance pernicieuse et les détourner des vraies questions à résoudre puis pousser une partie à fuir le pays. Mais ce qui est totalement incompréhensible en Occident laïque, ce sont les comportements de nombre de dirigeants occidentaux qui encouragent la prolifération en Occident, au nom du respect de la liberté des cultes, de la construction et entretiens des lieux de cultes et écoles religieuses, véritables pépinières de l’obscurantisme religieux et des violences qui en découlent. Et enfin, on se demande qui fournit des armes à ces groupes qui traversent toutes les frontières bien plus rapidement et avec toutes les facilités dont ne peut jouir un cadre ou un étudiant qui donne toutes les garanties d’un séjour limité. À mon humble avis, l’écart Nord Sud en matière d’éducation et de formation, en matière de droits humains, de justice sociale, c’est là la question cruciale. Au Sud, comme au Nord, la majorité des dirigeants politiques tiennent à maintenir cet écart dont ils se nourrissent gracement. Il n’y aurait eu ni ces déferlements de flux migratoires, ni montées en flèche des obscurantismes et taux de criminalité, si les peuples du Sud et du Nord prennent leur avenir commun en main: échanges équitables et partenariats, étudiés ad hoc, entre Nord et Sud: les richesses des pays du Sud contre les formations adéquates, par experts du Nord ou formés au Nord, des ressources humaines du Sud et équipements de ces pays. Le Sud possède les richesses naturelles et des ressources humaines jeunes, le Nord possède les Savoirs et les technologies. Et ce n’est point une vision idéaliste, tout dépend de la volonté des peuples, au Nord comme au Sud.