Un tabou ces musulmans qui quittent l islam

Un tabou : ces musulmans qui quittent l’islam

En France, il y a une croyance tenace qui unit les islamophobes virulents aux musulmans pieux : ils sont persuadés que l’islam est adopté pour la vie et pour les générations à venir. Il y aurait une sorte de « gène » de l’islam. L’expérience montre qu’il n’en est rien, et que si l’islam gagne quelques convertis, il perd sans arrêt des croyants.

Je fonde cette affirmation sur la convergence de plusieurs sources :

  • des contacts personnels approfondis tant en France qu’au Maghreb ;
  • la fréquentation des réseaux sociaux regroupant des athées d’origine musulmane,
  • de nombreuses lectures, allant de témoignages recueillis par des journalistes aux communications universitaires,
  • des sondages internationaux, dont ceux de Pew Research Center et de l’Arab Center for Research and Policy Studies
  • tout cela appuyé par la thèse de Houssame Bentabet, sous la direction de Michel Boivin et la présidence de Philippe Portier, thèse reprise dans son livre extrêmement détaillé : « Abandon de l’islam, de l’irréligiosité au reniement de la foi chez des les musulmans en France (L’Harmattan, 2020)»

D’abord, bien que tout le monde pense le savoir, rappelons ce que signifie être musulman.

Etre musulman : une définition très brève

Au sens juridique et étroit du terme, un musulman, c’est une personne qui a prononcé en public une phrase en arabe, la profession de foi, que l’on traduit en général par : « Il n’y a qu’un seul Dieu et Mahomet est son prophète », les spécialistes se disputant sur la traduction exacte dans chaque langue. Si on est élevé dans l’islam, on a souvent l’occasion de la prononcer. Si on se convertit, il suffit de la prononcer devant témoins.

Beaucoup rajoutent cependant que c’est d’abord le respect des « cinq piliers de l’islam » – la profession de foi, la prière, l’aumône, le jeûne et, si possible, le pèlerinage à la Mecque – qui fait le vrai croyant.

D’autres disent encore que c’est la connaissance du Coran et des « dire » du Prophète, les hadiths, voire de la Sîra, récit légendaire, mais néanmoins officiel de la vie de Mahomet.

Mais, à ce sens du terme, il n’y aurait pas beaucoup de « vrais croyants », surtout si par « connaissance du Coran » on entend «  compréhension ».

Cette dernière est très imparfaite pour la majorité des arabophones, et plus encore pour la grande majorité des musulmans qui ne parlent pas arabe, le dogme répétant que la version arabe est « la seule valable ».

Ne voulant pas faire ici de théologie, je me bornerai à dire qu’en pratique est musulman celui qui se sent musulman.

Abandon de l’Islam : le poids de l’apostasie

Celui qui ne se sent plus musulman devient un apostat. Or l’apostasie est punie de mort d’après les textes musulmans. On voit ainsi des manifestations islamistes, par exemple au Pakistan, exiger la mort d’un apostat.

En pratique, cette peine s’applique rarement dans les pays musulmans, et elle est bien entendu contraire au droit dans les autres pays et notamment en France.

Mais ça suffit pour inquiéter les intéressés, qui redoutent de tomber sur un fondamentaliste se chargeant à titre individuel d’appliquer « la parole divine ».

Cela explique la discrétion des « ex » musulmans et donc qu’il soit difficile de dénombrer les apostats.

La « sortie du religieux »

Cette « sortie » de la foi, est un phénomène très étudié s’agissant du christianisme, en particulier par Émile Durkheim et Max Weber. On y trouve le primat de la raison sur la religion, la perte de pertinence et d’authenticité des récits religieux, la liberté de discussion et d’opinion héritée notamment des Lumières, etc.

Les travaux sur ce thème sont plus rares pour l’islam, et si la thèse de Houssame Bentabet reprend les raisons ci-dessus, cette thèse a de plus pour originalité de ne pas être « macro-sociale », mais fondée sur l’étude de l’évolution personnelle des ex-musulmans, ce que l’on pourrait appeler « micro social ». Ça n’empêche pas son auteur d’essayer de chiffrer grossièrement le phénomène comme nous le verrons plus bas.

D’après Houssame Bentabet, le récit de ces ex-musulmans commence par la constatation que leur religion ne leur permet plus d’interpréter correctement ce qu’ils constatent, et que leur foi fait obstacle à leur intégration dans la société extérieure.

Cette constatation les mène ensuite à adhérer à «la conception scientifique de l’univers et des aux lois libérales », notamment celles concernant la pluralité des opinions, à la fois conséquence et facilitation de l’intégration.

Toujours d’après l’auteur, cette sortie de la religion musulmane dure plusieurs années, en moyenne six. Elle commence en général à l’entrée dans l’âge adulte, par l’abandon des rites, tandis que demeure la croyance en Dieu et à sa révélation par Mahomet. Ensuite ces croyances se brouillent au fur et à mesure de l’intégration des données apportées par le monde extérieur.

Par exemple, apparaissent des doutes sur l’histoire transmise par le Coran et donc la relativisation de son contenu.

Les nouvelles technologies bousculent l’histoire de l’islam

Quand les musulmans rejoignent l’humanisme séculier

Lorsque l’évolution va jusqu’au bout, le musulman « décide de s’extraire de son identité originelle ». Il rejoint l’humanisme séculier qui règne en France et dans de nombreux autres pays. Il constate au passage que cela lui évite des discriminations et facilite son intégration.

Cela peut paraître simple à des Français qui se sont peu à peu détachés de la religion catholique. Dans le cas des musulmans, cette sortie de l’islam se traduit souvent par de l’angoisse, parce qu’ils savent que ça va impliquer une rupture avec la famille, à moins de dissimuler leur choix, ce qui est très inconfortable également.

Cette évolution décrite ci-dessus par l’auteur ne serait pas toujours aussi rationnelle, car, comme le dit Pascal, « les raisons viennent après », c’est-à-dire qu’on rationalise son propre état de «non-foi » après l’avoir constaté.

Ce processus suppose en général, mais pas toujours, un certain capital social, professionnel et culturel. Les musulmans étudiés dans la thèse de Houssame Bentabet sont souvent au moins des « bac+2 ».

En fait pour l’observateur extérieur de la communauté musulmane en France, peu importe le chemin, l’important est de constater que le « gène »  de l’islam n’existe pas.

Comment chiffrer ce phénomène d’abandon de l’islam ?

En l’absence de statistiques officielles du fait religieux, c’est impossible mais essayons tout de même d’établir un chiffrage approximatif.

Houssame Bentabet estime à 15 % des musulmans français le nombre des « ex », soit 600 à 700 000 personnes. Je pense que le chiffre est beaucoup plus important, pour les raisons que je vais vous exposer.

Rappelons d’abord quelques données :

  • selon l’INSEE, en 2015, il y avait 4,1 millions de musulmans en France ;
  • selon le rapport de l’Institut Montaigne de 2016 rédigé par Hakim El -Karoui, rapport que je cite souvent dans mes autres articles, les musulmans représenteraient 5,6 % de la population des plus de 15 ans en France métropolitaine, et 10 % chez les moins de 25 ans, ce qui donne un chiffre voisin de ces 4,1 million.

Or, ce chiffre de 4 et quelques millions (toute précision serait illusoire) est très inférieur au nombre de résidents français ayant un ou plusieurs ascendants musulmans. Ces derniers sont par contre beaucoup moins de 12 millions ou plus, souvent cités à l’extrême droite.

Pour étayer ce chiffre de 12 millions, ils le justifient souvent par les « 18% de nouveaux nés ayant des prénoms arabo-musulmans ». Or « Moussa », nom arabe de Moïse, ou « Issa », nom arabe de Jésus, indiquent certes que leurs parents sont arabes, mais pas forcément musulmans. Et un prénom ne détermine pas la religion que l’on aura une fois adulte.

Donc, sans aller jusqu’à ce chiffre de 12 millions, qui me paraît exagéré, le total des musulmans et de descendants est néanmoins beaucoup plus important que les 4,1 millions de « restés musulmans », même si, en 2021, le chiffre a probablement dépassé les 4,5 millions. Ce qui laisse plusieurs millions de personnes qui « auraient dû » être musulmanes et qui ne le sont pas.

De plus, dans l’échantillon du sondage de l’Institut Montaigne qui porte sur 15 459 personnes de 15 ans où parmi lesquelles 1029 personnes se disent musulmanes ou de culture musulmane, 155 personnes se définissent comme « en dehors de l’islam ». Donc, sauf malentendu de cette phrase, cela ferait environ des centaines de milliers de personnes à rajouter au nombre des « ex ».

Deux remarques personnelles à ce stade :

  • le nombre d’ex-musulmans se compte donc à mon avis par millions, même s’il est impossible à mesurer ;,
  • le fait qu’il y ait davantage de musulmans chez les jeunes que chez les anciens ne veut pas dire que l’islam gagne du terrain, car cela suppose que ces jeunes ne changeront pas d’avis plus tard. En effet, rappelez-vous ce qui est arrivé au parti communiste français. Dans ma jeunesse, il se vantait d’avoir l’avenir pour lui puisqu’une forte proportion des jeunes était communiste. Je répondais « Oui, mais le resteront-ils ? » Et la suite m’a donné raison. Je rappelle qu’à l’époque, on insistait à juste titre sur l’aspect religieux du communisme populaire. Il arrivera donc peut-être la même chose à une partie de ces jeunes musulmans…

D’où viennent ces « ex » musulmans ?

D’après les travaux de l’auteur, ces ex-musulmans viennent en général de familles croyantes et au moins partiellement pratiquantes ayant transmis l’islam à leurs enfants. Pour une minorité, les parents ne respectaient pas les rites de base, et dans ce cas, leurs enfants quittent l’islam plus rapidement que les autres. Et cet abandon religieux touche de façon égale les hommes et les femmes.

L’abandon s’effectue à tous les âges, même si la moyenne de l’échantillon de Houssame Bentabet a un âge moyen de 21 ans, ce qui correspond souvent à la période des choix politiques pour l’ensemble de la population.

Enfin l’auteur constate que « les ex » ont en général un certain capital social, professionnel et culturel, et on retrouve mes thèses sur l’intégration et, à plus long terme, l’assimilation. Les intéressés de l’échantillon de Houssame Bentabet sont souvent au moins des « bac+2 ».

Immigration : ne pas confondre intégration et assimilation

L’islam me paraît donc menacé de l’intérieur

Nous avons vu que l’abandon de l’islam en France venait en grande partie de la confrontation des musulmans avec les idées du reste de la population française.

Mais cette confrontation se retrouve également dans les pays musulmans. Notamment par Internet, surtout lorsqu’il est en anglais ou en français, et par la pratique, pour certains, de questions scientifiques au sens large.

Ce qui explique que jusqu’à présent, c’est plutôt la bourgeoisie anglophone ou francophone des pays musulmans qui, au fil du temps est devenue discrètement déiste ou athée.

Mais cette sortie de la religion semble maintenant devenir un phénomène de masse, probablement grâce à la percée des téléphones portables, même si ceux-ci véhiculent aussi l’intolérance et l’islamisme. Je rappelle que l’islamisme n’est pas l’islam, mais une option politique portée par des partis dont le plus connu est celui des Frères musulmans.

L’islamisme radical : la lutte séculaire entre le Palais et la Mosquée

Mais cette diffusion de l’islamisme se heurte au discrédit des gouvernements en place. L’échec de ces derniers, soit purement islamistes comme en Iran, soit qui en appellent à l’islam pour asseoir leur pouvoir, rejaillit sur les autorités religieuses musulmanes considérées à juste titre comme « complices ».

C’est d’ailleurs une Iranienne, Maryam Namazie, qui a fondé en 2007 en Grande-Bretagne le Conseil des ex-musulmans qui a maintenant des associations sœurs dans de nombreux pays et notamment le CEMF en France.

Cet abandon de la foi musulmane est donc un phénomène qui prend de l’ampleur. Il peut être accéléré par multiplication des contacts entre musulmans et non musulmans. Mais ces contacts supposent une ouverture envers des musulmans de France, alors que l’on dresse une partie de l’opinion contre eux.

 

Yves Montenay,
Auteur des Echos du Monde Musulman

 

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26 commentaires sur “Un tabou : ces musulmans qui quittent l’islam”

  1. Belle analyse, monsieur Montenay , d’un fait que je constate régulièrement , participant activement sur les réseaux sociaux à cette mise en cause de l’islam par de plus en plus de jeunes qui se cachent de moins en moins.

  2. « si l’islam gagne quelques convertis, il perd sans arrêt des croyants. » écrivez-vous ! Personne n’en doute, vous avez raison mais…car il y a un mais, en effet s’il y a des musulmans qui quittent l’islam il y a aussi des conversions vers l’islam et vous ne nous dites pas si elles sont plus nombreuses, il apparaît en toute vraisemblance que le solde soit excédentaire au profit de l’islam, ce que vous semblez occulter, en toute objectivité, cela va de soit ! Juste quelques remarques sur une situation que vous n’ignorez pas, vu votre formation et vos informations. Pour qu’une culture perdure sur 25 années il doit y avoir 2,11 enfants par famille à ce jour la fertilité en Europe chez les européens de souche, qui se compose de 31 pays, depuis 2007 est de 1,38, ors nous savons que les démographes dont vous-êtes, sauf erreur de ma part, s’accordent à dire qu’à partir d’un taux de fertilité réduit à 1,9 aucune culture, historiquement, n’a jamais inversé ce processus. Parmi toutes les augmentations de population en Europe depuis 1990? 90% l’on été du fait d’une immigration musulmane. En France, Français d’origine, 1,8 enfant par famille, Musulmans 8,1 enfants par famille ! A rappeler que dans le Sud de la France, traditionnellement une des zones du monde où il y avait le plus d’églises, il y a actuellement plus de mosquées que d’églises. 30% des enfants de 0 à20 ans sont musulmans et dans les plus grandes villes comme Nice, Marseille et Paris, ce nombre atteint 45 %. Aux Pays-Bas 50% des nouveaux nés sont musulmans et dans seulement une petite dizaine d’années la moitié de sa population sera musulmane….Pour finir faut-il vous rappeler que même l’Eglise catholique a récemment déclaré que l’Islam l’à dépasser en nombre de croyants….Alors malgré ce que vous tentez de nous dire, et nous faire croire, l’islam se développe très rapidement dans nos pays européens, si vous étiez musulmans je dirai que vous pratiquez la ruse islamique « la Takya ». Cependant je vous crois sincère et m’étonne de cette volonté de nous amener à faire croire que nous n’avons rien à craindre de l’islam…Je vous accorde que tous les musulmans et même leur grande majorité ne sont pas des terroristes mais que tous les terroristes sont musulmans…Dois-je vous remettre en mémoire que tous les massacres d’Européens perpétrés dans tous les pays arabo-musulmans, au nom de l’indépendance, y compris au Maroc que vous aimez tant, l’ont été au nom de l’islam unificateur !
    Probablement que cet écrit ne sera pas publié mais au moins vous l’aurez lu !

    1. Les conversions à l’islam en France sont évaluées à un petit nombre de dizaines de milliers, dont la moitié de pure forme pour permettre un mariage. Elles sont probablement 10 ou 100 fois inférieures au mouvement inverse. Ce qui fausse l’observation, c’est l’immigration des nouveaux musulmans. Mais on ne peut pas parler de tout dans un article, celui-là décrit le mouvement mal connu de sortie de l’islam non seulement en Occident mais aussi dans les pays musulmans. Ce n’est pas parce que les intéressés restent discrets pour des raisons sociales qu’ils n’existent pas. Il y a aussi de nombreuses conversions de musulmans à l’évangélisme, comme dans bien d’autres pays non musulmans. Pour ce qui concerne le fait d’avoir peur des musulmans, il vaudrait mieux dire que la crainte des islamistes est justifiée, et là vous auriez tout à fait raison. Mais seule une petite partie des musulmans sont islamistes, mais bien sûr on ne remarque que ces derniers.

      1. C’est en effet complètement faux. S’il n’y a pas de statistiques ethniques, les estimations sont autour de 2,5 enfants par femme, voir souvent moins pour les Maghrébins et les Turcs, et davantage pour des Subsahariens. Sachant que pour ces derniers il y a en général une naissance assez rapide après l’immigration de la femme, mais qu’ensuite les habitudes françaises (1,8 à deux enfants), encouragées par les services sociaux, limitent les autres naissances.

        Il y a souvent une confusion avec le nombre d’enfants des polygames subsahariens qui sont quelques milliers (donc ça ne change pas les grandes masses) et qui peuvent avoir plus de 10 enfants. Mais c’est à diviser par le nombre de femmes !
        On peut comparer avec la fécondité des grands pays musulmans : entre deux et trois pour le Maghreb, environ deux pour l’Iran, 1,9 en Turquie, 3,7 au Pakistan (mais il y a très peu de Pakistanais en France) et 2,1 en Indonésie. Pour les subsahariens 4,7 au Sénégal et 7 au Niger, qui est un cas particulier, étant le champion du monde de la fécondité

      2. N’oubliez pas que parmi les musulmans il n’y a pas que des maghrébins et qu’il faut tenir compte des nombreuses familles issues ou en provenances directe de l’Afrique subsaharienne. Un exemple une jeune femme très blonde mais très noire qui sévit aux GG qu’elle était issue d’une fratrie de 14 enfants…A Bobigny vit paisiblement le dénommé Adama avec ses quatre femmes et ses 46 enfants…dont il récite chacun des prénoms …Les statistiques ethniques sont interdites en France ! Mais on le sait…il s’a

        1. Une réponse pour vos deux commentaires. D’abord ce n’est pas le sujet de mon article. Ensuite, relisez bien, je parle des subsahariens. Enfin on peut toujours trouver des cas particuliers : une famille de 14 enfants n’est pas un cas courant même pour des subsahariens vivant en France. Vous savez que chez beaucoup de subsahariens, il n’y a pas de distinction nette entre les enfants des uns et des enfants des autres à partir du moment où ils sont ensemble. Ensuite il ne faut pas confondre un homme polygame avec le nombre d’enfants par femme (vos 46 enfants pour quatre femmes me semble être à vérifier, ou alors c’est un cas très particulier)
          N’oubliez pas que je suis un analyste donc je me dois d’être neutre et en particulier ni pour ni contre l’islam. Un analyste parle de tous les trains, qu’ils arrivent à l’heure ou pas. Alors qu’un journaliste ne parle que de ceux qui sont en retard. Parfait c’est fait si ça si la carpette de l’année ne peut pas se prévaloir de son ignorance : élite bilingue français, anglais, allemand (il est levé à Bruxelles et d’une supériorité États-Unis langue maternelle transfert, car Martin semble avoir disparu quelqu’un peut-il savoir ce qu’elle est devenue si si bon cas qu’elle aura

      3. On pourra toujours nier les évidences tant que les statistiques ethniques seront interdites, et pourtant il suffirait de croiser les fichiers de la Sécu et ceux des allocations familiales….A qui rapportent les silences et les non-dits ?
        Deux exemples une jeune femme, une noire au cheveux blond, qui sévit régulièrement aux GG, déclare être l’une des filles d’une fratrie de 14 enfants…Adama vit paisiblement à Bobigny avec ses 4 femmes et ses 46 enfants, des comme ça la France en regorge à Paris et sa régions, le Nord de la France le Sud-est les grandes métropoles industrielles où les immigrations maghrébines et subsahariennes ont remplacé l’ouvrier Breton, Normand, Lorrain, etc….Toutes ces populations sont à 95 % musulmanes et pratiquent l’islam…l’Espagne Wisigothe à vécu pendant 7 siècles la domination islamique et contrairement à ce que les ignorants ou les malfaisants laissent croire l’islam en Espagne fut un enfer pour les Juifs et les Chrétiens. Non Al Andalus ne fut pas le paradis que l’on tente de nous vendre ! En réalité chacun chez soi et les vaches seront bien gardé. Je pense pour ma part que l’islam n’est pas un bienfait, ni pour les Chrétiens, ni pour les agnostiques, les laïcisés et surtout les Juifs les éternels frères ennemis ! Combien de Juifs et de Chrétiens restent-ils dans les pays musulmans ? Quelles sont les places qui leur sont faites ! Il ne faut pas que l’humanisme nous aveugle au point de nous faire croire que le Père Noel est un communiste !

  3. Reconnaître l’abandon d’une religion ne doit pas nous inciter à baisser la garde contre les minorités religieuses (ou politiques, ou écologistes, ou autres qualificatifs) qui souhaitent quand même imposer violemment leurs idéologies. En +, il ne faut pas confondre le fait religieux (adhésion à une croyance) avec le fait culturel (plus large) qui contextualise les croyances religieuses. .
    Les propriétaires de bistrots en France, où les femmes sont interdites, ont peut-être abandonné l’Islam, mais ils ont conservé le sexisme, voire le racisme, qui accompagne souvent (pas toujours) l’Islam
    Les intégristes catholiques sont peut-être ultra minoritaires, mais ils savaient (dans les années 80) plastiquer des salles de cinéma pour censurer un film.
    Je serais plus rassuré, finalement, si les croyants conservaient tous leur spiritualité bienveillante en adhérant tous à la laïcité: or, il me semble qu’il y a encore beaucoup de Musulmans qui placent les respect des lois de la République française après le respect des lois de l’Islam…
    En tout cas, si cet abandon de l’Islam se confirme, il prouve indirectement qu’il est utile de lutter pour la laïcité…!
    Je ne crois pas à un abandon des croyances religieuses qui serait automatique et naturel.

    1. Encore une fois on ne peut pas tout dire dans un article. Celui-ci parle de l’abandon de l’islam. Je suis d’accord que par ailleurs il y a une masse de croyants normaux qui ne mettent pas les lois religieuses au-dessus des lois de la république. CE QUI EST CONFORME AU DOGME, voir mes articles précédents. Le fait de dire le contraire vient d’islamistes ignorants qu’il faut combattre. Ensuite chaque fois que c’est possible je me limite à mon rôle d’analyste sans donner de préférence, de manière à ce que l’article soit lisible par toutes les opinions.

  4. Je pense qu’il ne faut pas se satisfaire du phénomène majoritaire qui nous rassure, mais plutôt s’inquiéter des phénomènes minoritaires qui militent actuellement pour s’imposer dans l’espace publique. Les minorités savent se battre et faire gagner leurs idéologies par des biais institutionnels, médiatiques ou électoraux. Voire par la violence.
    La publicité de l’UE pour le voile islamique est un exemple flagrant de cette excellence minoritaire.
    La prise de pouvoir sur les activités culturelles de Bagnolet, par une une association dite « indigéniste », essentiellement islamiste, grâce à des accords électoraux avec le Maire, en est un autre exemple (voir: l’association «Front de mères» à Bagnolet)
    Si des Musulmans « quittent l’Islam » comme des Chrétiens quittent le Christianisme,il faut quand même regarder ce qui reste derrière cet abandon: conception de la femme, de la famille, de la démocratie, des inégalités, de la richesse,de la République, etc.

    1. D’abord merci pour les exemples. Mais mon sujet est ici l’abandon de l’islam, et non les questions islamistes sur lesquels nous sommes d’accord. Le sujet de mes articles précédents était l’économie de l’immigration, donc toujours pas l’islamisme. Pour ce dernier et les questions identitaires, voir mes autres articles : assimilation, intégration, descriptions des mouvements islamistes… et surtout, ce qui est mal compris, que les défenseurs les plus convaincus de la défense des identités nationales prennent des mesures contre-productives en interdisant aujourd’hui une immigration qu’ils pourraient encadrer pour être obligés d’en accepter une dans 20 ans pour cause de vieillissement généralisé, et cela alors qu’ils ne pourront plus l’encadrer. Relisez les !

  5. Des  » musulmans qui quittent l’islam  » , certes, mais selon l’Ifop, 65 % des lycéens musulmans placent l’islam au-dessus des lois de la République (Voir revue Marianne, du 09/12/2021) . Ce sont nos jeunes, donc le futur….
    Et, info supplémentaire: 47 % des lycéens déclarent avoir assisté à des revendications religieuses au sein de leur établissement.
    Finalement, pas très rassurant quand même, tout ça….

    1. Je vais caricaturer, ne vous vexez pas : « dans une réunion de salafistes, il y avait 85 % de salafistes, ce qui n’est pas rassurant ». Bien sûr il y a de tout partout, mais je ne vois pas le lien avec le fait que beaucoup de musulmans ont quitté l’islam !

      Il existe un problème important, mais ce n’est pas une raison pour ne pas accepter un médecin dont nous avons besoin etc. Le problème n’est pas de bloquer une immigration qui est globalement utile et pour laquelle je ne vois pas comment on pourrait faire un tri à l’entrée (ne serait-ce que parce que les gens peuvent évoluer plus tard), mais de la gérer énergiquement, ce que les Allemands ont en gros réussi bien que dans une situation moins favorable que la nôtre (pas de notion d’allemand ni souvent de l’alphabet latin au départ). Mais les Allemands sont conscients de leur décadence démographique, et les employeurs du manque aigu de main-d’œuvre, donc ils se donnent du mal pour enseigner l’allemand et faire de la formation professionnelle

  6. Vous avez caricaturer, je vais faire de l’humour noir : Méfiez vous des caricatures, surtout quand elle concernent l’Islam !

  7. Vous écrivez « le fait que beaucoup de musulmans ont quitté l’islam ». Beaucoup est un terme qui donne du vague aux réalités et de la consistance à une opinion. Je ne vais pas reprendre vos excellentes explications précédentes, qui conduisent incontestablement à une diminution de la croyance aveugle en une religion qui se heurte de plus en plus à un autre quotidien que celui qu’elle vivait il y a des siècles dans un environnement tellement différent. L’infini de la matière, de l’espace et du temps que l’on essaie de modeler dans des concepts à notre portée pose de nouvelles questions dont les réponses sont encore inconnues. Une grande partie de l’islam est bâtie sur des concepts relationnels qui s’effritent de plus en plus. Peut-être qu’un jour le divin l’emportera sur un quotidien fait de libertés et de lois communes à toute l’humanité. Mais il y faudra du temps, beaucoup de temps.

    1. Nous sommes d’accord, reste l’évaluation.
      Elle est naturellement impossible, mais il y a des manières indirectes de l’évaluer. Dans mon article je parlais de quelques millions en France, en me basant sur la différence entre immigrants et descendants d’une part, et personnes se définissant dans les sondages comme musulmanes.
      Je suis pas plus précis, car il faudrait trier la religion des immigrants (ceux de Côte d’Ivoire par exemple peuvent être chrétiens ou musulmans), évaluer leur descendance, tenir compte des couples mixtes (traditionnellement on divise le descendance par 2, mais le dogme dit qu’il ne faut pas faire cette division, alors qu’au contraire la pratique montre que la grande majorité n’est pas musulmane).

      Quant à chiffrer ceux des pays musulmans, c’est encore plus difficile. Il y a des sondages, mais je pense qu’on ne peut pas dire autre chose que d’évoquer un grand nombre de dizaines de millions, et peut-être beaucoup plus, sur environ 1,8 milliards de croyants.

    2. Beaucoup de temps en effet et ce temps joue pour les islamistes. La démographie ne joue pas pour les peuples européens d’origine mais bien pour les nouveaux arrivants, nombreux, 2.000.000 chaque année pour l’immigration légale, il faut y ajouter les illégaux dont on ne sait combien ils sont de fait ! La démographie imposera d’ici peu de decennies une donne qui sera irréversible au profit su monde musulmans et alors une minorité d’intégristes imposera l’islam comme religion d’Etat…Des pans de notre pays tout entier sont déjà des enclaves étrangères à dominante musulmanes pour ne pas dire islamiques, elles font déjà, souvent, sécession. L’intégration ou l’assimilation ne se fera donc plus et les peuples seront soumis par les forces du nouveau pouvoir islamique, tout comme les peuples se soumettent aujourd’hui au port du masque, à la vaccination, au confinement et aux restrictions de nos liberté les plus fondamentales par des gouvernement que l’on qualifie de démocrates et légitimes alors que bien souvent ils sont élus pour des programmes qu’ils ne respectent que peu ou prou ! Moralité dans 30 ans la France et une bonne partie de l’Europe sera majoritairement musulmane, islamisée et les lois lois chariatiques remplaceront nos codes civiles et pénales ! Il semblerait que ce soit la volonté du peuple de France de ne rien changer au processus en marche. Totalement en désaccord avec la vision et les analyses, un tantinet angéliques, du Professeur Yves Miontenay, dont les compétences sur d’autres sujet ne peuvent être mise en doute. Pour comprendre l’islam et le Monde Arabe en particulier, il est conseillé de lire, écrire et parler l’arabe littéraire ainsi que le Wech-wech du Maghreb, faute de passer à coté de l’esprit du peuple, de ses croyances de sa vision de la vie, du monde ! Cependant je reconnais que dans le monde arabe en général on trouve des valeurs humaines que nous avons perdu chez nous, mais cela vaut-il la peine de perdre ce que nous avons conquis en 2 millénaires dans nos contrées ?

      1. Je ne suis pas directement concerné, car il s’agit d’une réponse à un tiers et que l’article ne porte pas sur cette question, mais sur l’abandon de l’islam. Toutefois je serais curieux de savoir d’où vient ce chiffre de 2 millions, quels sont les pays concernés (Union européenne ? Sans la Grande-Bretagne ?), Le nombre de musulmans qu’il comprend, et qui amalgame forcément des originaires de pays musulmans qui ont perdu la foi, d’autres qui, sans l’avoir perdue, fuient les islamistes. Bref je crains que vous ne vous fassiez peur avec un chiffre pas forcément sérieux et pas forcément représentatif de ce que vous craignez. Quant à l’immigration clandestine, son chiffre annuel est forcément très faible vu la façon dont on réussit ou non à traverser la Méditerranée ou les murs. Je pense qu’il ne s’agit que de quelques dizaines de milliers, mais qui sont très visibles parce que les démarches administratives sont ensuite très longues, et qu’ils n’ont pas le droit de travailler pendant ce temps-là, donc on les voit traîner ou trafiquer

  8. Beaucoup de musulmans ne sont musulmans que par la religion de leur père ! ( pas de baptême, de confirmation, et autres comme chez les chrétiens ). Ce n’est alors qu’un  » héritage « , et non une foi religieuse. Un héritage facile à jeter par dessus bord, il suffit de dire que l’on ne croit pas à Allah. L’apostasie est possible en France. Il faudrait à mon avis le dire et l’expliquer aux jeunes français musulmans par naissance: vous être libres en France d’être athée, agnostique, d’embrasser une religion, celle de votre père ou une autre. Ceci devrait être enseigné et répété.

  9. Bonjour, je comprends fort bien que beaucoup de musulmans ont du mal à quitter officiellement l’islam à cause de la pression de l’entourage et/ou de la loi de leur pays. Il n’y a pas si longtemps (quelques décennies quand même) la situation chez nous était à peine différente, ne serait-ce que pour passer du catholicisme au protestantisme ou inversement. Combien de familles ont été ainsi divisées ! Mais petit à petit cela a disparu, au fur et à mesure que le niveau d’éducation augmentait. Pour en revenir à l’islam, j’ai rencontré à Dakar une famille dont les membres étaient partagés, parfois au sein d’un même ménage, et visiblement sans frictions, entre chrétiens et musulmans. Dans ce cas, il est vraisemblablement plus facile aux enfants de ces familles, surtout si leur niveau scolaire est un peu supérieur à l’Elémentaire, de choisir à l’âge adulte la foi qui leur convient.

  10. Merci pour cette belle contribution au débat. C’est par des réflexions de cette nature que l’on combattre l’islamisme avec efficacité.

  11. Que doit-on faire de l’info (dans le titre de l’article):  » l’islam perd sans arrêt des croyants  » ?
    Constater, seulement ? Oui c’est intéressant.
    En déduire quelque chose ? Si oui, alors…attention !
    Tout le monde comprend bien que, derrière ce constat, certains peuvent être tentés de penser que l’islamisme serait entrain de perdre en vigueur. Ce serait une erreur de croire cela.
    D’abord, parce que ce sont les minorités agissantes et violentes qui imposent leur visions politiques, en ce moment, dans les pays occidentaux (à lui tout seul, le décapiteur de Samuel Paty a fait plier quasiment tous les enseignants de France qui s’autocensurent, maintenant, dans leurs cours d’histoire ou de philosophie..).
    Ensuite, parce que derrière les religions, il y des cultures qui portent ces religions: un Musulman pakistanais n’a rien à voir avec un Musulman vietnamien ou sénégalais ou algérien. Par exemple, la conception des rapports entre les sexes est plus significative d’une culture que d’une religion. On peut abandonner sa foi et garder sa haine des femmes ! Et on peut rester musulman en respectant les femmes, la laïcité et la république.
    Enfin, parce qu’il y a de nouveaux faits (en + des piscines ou des bistrots ségrégationnistes revendiqués par beaucoup de Musulmans …non islamistes !) qui nous prouvent que l’essentiel est dans le détail (et non dans les statistiques): des footballeuses musulmanes ont demandé le droit de jouer voilées, et cela a été accepté par la FIFA !
    Si beaucoup de Musulmans quittent l’Islam,il est possible que les « Hidjabeuses » en ramènent beaucoup, et (surtout) qu’elles perpétuent la soumission des femmes aux hommes.

    1. Pas du tout ! L’abandon de l’islam par les uns se fait simultanément au passage à l’islamisme chez d’autres. Constater l’un ne signifie pas lever le pied sur la lutte contre l’autre.

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