Trump Premier bilan à 18 mois

Trump sape la crédibilité de l’Amérique

Donald Trump est imprévisible. Droits de douane qui explosent puis s’effondrent, guerre en Iran, épidémie de rougeole, coupes scientifiques massives : voici un premier bilan des 18 mois de politique Trump et de ce qu’elle coûte déjà à la crédibilité américaine.

Sur les droits de douane, l’Iran, l’immigration ou l’aide internationale, Trump a successivement affirmé une chose, puis son contraire.

Le fait-il exprès, pour qu’adversaires et alliés ne sachent jamais sur quel pied danser ? Est-il prisonnier de ses habitudes de négociateur commercial ou commence-t-il à subir son âge, lui qui vient de passer le cap des 80 ans ?

Les droits de douane : annonces, reculs et négociations en tous genre

L’exemple le plus spectaculaire est celui des droits de douane. Le 2 avril 2025, lors du fameux « Liberation Day », Trump annonce solennellement une nouvelle grille tarifaire frappant pratiquement le monde entier.

Trump, taxes et chaos : que disent les économistes ?

Mais cette grille est rapidement modifiée, suspendue, négociée pays par pays, puis parfois remontée. Le droit de douane devient à la fois un instrument économique, diplomatique et même politique. Du moins dans son esprit, mais pas forcément celui de ses interlocuteurs

La Chine est le premier exemple de cette politique en accordéon. Les surtaxes américaines et les représailles chinoises s’accumulent, jusqu’à atteindre des niveaux pratiquement prohibitifs. Puis Washington et Pékin négocient une trêve et abaissent brutalement les tarifs. La menace demeure néanmoins en permanence à l’arrière-plan.

Avec l’Union européenne, le scénario est différent mais la méthode identique. Trump annonce d’abord des droits « réciproques » de 20 %, menace ensuite de les porter à 50 %, puis négocie avec Bruxelles. Chaque annonce est donc provisoire et devient le point de départ d’une nouvelle négociation.

Cela dans un décor de décrédibilisation de l’OTAN et de pression pour l’achat d’armes américaines via les augmentations du budget de la défense que l’on suggère très fermement aux Européens.

Le Brésil fournit un exemple plus étonnant encore. Les droits annoncés atteignent 50 % en 2025, et leur justification devient explicitement politique puisque Trump invoque notamment le traitement judiciaire réservé à son allié, l’ancien président Jair Bolsonaro (poursuivi judiciairement, notamment pour tentative de coup d’État). Bref, la politique douanière n’est plus seulement destinée à rééquilibrer les échanges commerciaux, mais devient une pression sur la politique intérieure d’un autre État.

Cette succession de menaces et de compromis rend difficile toute stratégie à long terme des entreprises. Or le commerce international repose précisément sur la possibilité de prévoir les coûts futurs.

Enfin, le résultat macroéconomique n’est pas celui qui avait été annoncé.

Un impôt payé par les ménages américains

En effet, les droits de douane ne sont pas un chèque envoyé au Trésor américain par les Chinois, les Européens ou les Brésiliens. Ils sont perçus à l’entrée aux États-Unis et leur coût se répercute sur les importateurs, les entreprises utilisant des composants étrangers et, en fin de compte, ils sont payés par les consommateurs américains.

Il s’agit finalement d’un nouvel impôt sur les Américains… ce qui est assez paradoxal pour un président républicain, dont le parti se réclame traditionnellement de la baisse des impôts !

Selon les estimations les plus récentes du Yale Budget Club, publiées le 11 août 2026, le coût de ces droits de douane pour un ménage américain moyen s’élève à environ 1 100 dollars par an. Ce montant a fortement varié au fil de l’année selon les rebondissements judiciaires et les négociations et il a même atteint jusqu’à 1 750 dollars début 2026 avant l’invalidation d’une partie des tarifs par la Cour suprême. 

Des droits de douane déclarés illégaux

L’imprévisibilité touche même le socle juridique de cette politique.

Le 20 février 2026, la Cour suprême a jugé, par 6 voix contre 3, que la loi sur les pouvoirs économiques d’urgence internationaux (IEEPA) invoquée par Trump ne l’autorisait pas à imposer des droits de douane, invalidant du même coup les tarifs « réciproques » du « Liberation Day » ainsi que plus de 160 milliards de dollars déjà perçus.

Trump a réagi en quelques heures à peine, signant une proclamation instaurant un nouveau tarif mondial de 10% au titre de la Section 122 du Trade Act de 1974, entré en vigueur le 24 février 2026.

L’Iran : l’isolationniste devenu chef de guerre

Une partie importante de l’électorat de Trump l’avait choisi parce qu’il promettait de mettre fin aux aventures militaires américaines.

Afghanistan, Irak et interventions diverses avaient coûté des milliers de milliards de dollars sans résultats politiques évidents. Son slogan « America First » signifiait notamment : occupons-nous d’abord de l’Amérique.

Or Trump a finalement engagé son pays dans la guerre contre l’Iran, dont les conséquences ont largement dépassé le cadre iranien.

Avant cette guerre, malgré des décennies de tension, le détroit d’Ormuz restait ouvert. Le conflit a rappelé à Téhéran qu’il disposait, par sa géographie, d’un moyen de pression extraordinaire sur l’économie mondiale : une part considérable du pétrole et du gaz exportés par les pays du Golfe passe par ce goulot d’étranglement.

Les États du Golfe frappés par la guerre en Iran

La guerre a également révélé un autre problème : les stocks américains de missiles, notamment antimissiles, ne sont pas inépuisables.

Une guerre moderne peut consommer en quelques semaines des munitions sophistiquées qu’il faut des mois ou des années pour remplacer. Ce qui est utilisé au Moyen-Orient n’est plus disponible ailleurs, notamment pour soutenir l’Ukraine.

Enfin, les alliés arabes des États-Unis ont redécouvert que la protection américaine peut également les transformer en cibles.

Parallèlement, les déclarations américaines sur les objectifs de guerre, les négociations ou la situation militaire ont souvent été suivies, quelques jours plus tard, de déclarations différentes. Là encore se pose la question de la crédibilité.

L’immigration : une fermeture contradictoire

Il y a également une contradiction entre la volonté de réindustrialiser les États-Unis et celle de fermer le pays à l’immigration. Une population vieillissante, proche du plein emploi dans de nombreux secteurs et qui veut simultanément développer son industrie a besoin de main-d’œuvre. On vient de le vérifier avec une usine de composants électroniques : il n’a pas suffi de construire l’usine, il a fallu importer également les ouvriers coréens !

Je voudrais maintenant avancer une hypothèse personnelle.

Les États-Unis ont déjà connu une fermeture brutale de l’immigration. Après des décennies d’immigration massive, le Congrès adopte les quotas de 1921, puis surtout l’Immigration Act de 1924, qui réduit considérablement l’arrivée des Européens. Or, 5 ans plus tard, commence la crise de 1929.

Je ne prétends évidemment pas que la fermeture de l’immigration explique à elle seule la Grande Dépression. Les causes financières et monétaires de celle-ci ont été abondamment étudiées : spéculation, endettement, fragilité bancaire, contraction monétaire, puis aggravation de la crise par le protectionnisme.

Mais je n’ai pas vu jusqu’à présent l’explication démographique.

Or, un puissant moteur de l’économie américaine venait d’être brutalement ralenti. Un immigrant n’est pas seulement un travailleur : il est aussi un consommateur. Il lui faut un logement, des meubles, des vêtements, des transports et toutes sortes de services. Il contribue donc simultanément à l’offre et à la demande.

La fermeture migratoire des années 1920 a nécessairement ralenti la croissance de la population active mais aussi celle de la demande intérieure, de la construction et de la consommation. Je pose donc la question : cette rupture démographique n’a-t-elle pas contribué à fragiliser une économie qui allait entrer dans la crise ?

Cette hypothèse mériterait d’être testée économétriquement, surtout au moment où Trump tente une nouvelle fois de fermer l’immigration tout en voulant accélérer la croissance et la réindustrialisation.

Ajoutons une autre remarque historique. On enseigne souvent, dans une présentation scolaire simplifiée de l’histoire américaine, que Roosevelt et le New Deal ont sorti les États-Unis de la Grande Dépression. La réalité est plus nuancée.

Roosevelt a rétabli la confiance bancaire, réformé profondément les institutions et accompagné une reprise économique importante à partir de 1933. Mais le chômage demeurait massif et la récession de 1937-1938 montra la fragilité de cette reprise.

Ce n’est qu’avec l’économie de guerre, qui monte en puissance dès 1940-1941 puis explose après Pearl Harbor, que disparaît véritablement le chômage de masse. Les commandes militaires, la mobilisation de millions d’hommes et l’entrée massive des femmes dans l’industrie font fonctionner l’appareil productif à pleine capacité.

C’est l’économie de guerre qui a effacé la crise de 29 : influencé par le complexe militaro-industriel qui a financé sa campagne, est-ce que cela pourrait être un des moteurs de Trump pour initier de nouveaux conflits armés à l’étranger ?

Dans d’autres domaines Trump n’a zigzagué mais simplement détruit.

La destruction du « soft power » américain

Coupes sombres dans l’humanitaire, le sanitaire et l’environnemental

L’administration Trump a brutalement réduit de grands programmes humanitaires, sanitaires et environnementaux et démantelé une partie des instruments de l’USAID (Agence des États-Unis pour le développement international). 

On peut évidemment critiquer ces organismes. Comme toutes les grandes bureaucraties, ils ont leurs gaspillages, leurs clientèles et parfois leurs lubies idéologiques. Mais leur fonction humanitaire était également utile à l’Amérique.

Pour quelques dizaines de milliards de dollars, somme modeste à l’échelle du budget fédéral et plus encore de la puissance américaine, les États-Unis entretenaient des réseaux dans une grande partie du monde. Un médecin africain formé avec une aide américaine, une campagne de vaccination ou un programme agricole créent une image des États-Unis différente de celle que donnent un porte-avions ou un bombardier.

Supprimer brutalement ces programmes économise de l’argent à court terme, mais abandonne du terrain politique. Or la Chine est toute prête à l’occuper.

Les armes et moyens d’influence de la Chine à l’étranger

Coupes drastiques dans les programmes scientifiques et universitaires

L’administration a proposé des coupes budgétaires historiques pour l’exercice 2026 : une réduction de près de 57% pour la National Science Foundation, de 24% pour la NASA et de plus de 40% pour le National Institutes of Health, soit près de 36% de baisse globale pour la recherche et développement non liée à la défense.

En 2025, plus de 7 800 subventions ont été annulées ou suspendues et environ 3 milliards de dollars de financements déjà approuvés au NIH et à la NSF ont été gelés ou annulés, dont environ 1,4 milliard restait bloqué début 2026. Le budget 2027 proposé en avril 2026 reprend la même logique, avec une baisse de 55% demandée pour la NSF, 27% pour la National Oceanic and Atmospheric Administration et 23% pour la NASA.

Même si Trump se heurte à l’opposition parlementaire qui a rejeté ces baisses, il n’en reste pas moins qu’avec toutes cces annonces, à l’international, l’image scientifique américaine s’est fortement dégradée depuis un an.

Et les attaques de Trump contre des institutions universitaires mondialement reconnues, telles qu’Harvard, contribuent à réduire l’attractivité dans le monde  de la destination USA pour y étudier.

Cette dégradation de l’image scientifique américaine profite déjà à d’autres pays.

La fuite des cerveaux a commencé

En France, l’université d’Aix-Marseille a lancé dès mars 2025 le programme « Safe Place for Science », doté de près de 15 millions d’euros, qui a reçu près de 300 candidatures de chercheurs américains, dont une quarantaine ont été retenues dès l’été 2025.

Au niveau national, le programme « Choose France for Science » de l’Agence nationale pour la recherche (ANR) a permis d’attribuer, dès février 2026, des financements à 46 scientifiques dont 41 venus directement des États-Unis, s’installant notamment à l‘Institut des Hautes Études Scientifiques, à CentraleSupélec ou à Aix-Marseille :

Le Canada (programme « Canada Leads ») et l’Australie (« Global Talent Attraction Program ») ont lancé des initiatives similaires, illustrant bien le terrain politique abandonné par Washington et aussitôt occupé par d’autres puissances scientifiques : Fuite des cerveaux : quand les scientifiques américains cherchent refuge à l’étranger.

Impact sur la santé des Américains

Au plan interne, la nomination par Trump de Robert F. Kennedy Jr., sceptique vis-à-vis des vaccins depuis des décennies, au poste de secrétaire à la Santé et aux Services sociaux (HHS), sape déjà la confiance du public dans des vaccins pourtant hautement sûrs et efficaces.

La suppression ou l’étouffement de données scientifiques (rougeole, VIH, aliments ultra-transformés), a déjà des conséquences mesurables sur le terrain.

Le cas le plus emblématique est celui de la rougeole : après le limogeage du comité consultatif sur les vaccins et des années de messages contradictoires de Kennedy sur la sécurité du ROR, les États-Unis ont enregistré en 2026 leur pire épidémie de rougeole depuis 35 ans, avec plus de 55.000 cas et 123 décès, 93% des personnes infectées n’étant pas vaccinées.

Cette flambée s’inscrit dans un recul plus large de la couverture vaccinale infantile à l’échelle nationale. Si le Congrès et les tribunaux ont partiellement freiné les coupes budgétaires les plus radicales, l’affaiblissement des institutions sanitaires et la défiance vaccinale institutionnalisée ont, eux, déjà des effets concrets et mortels sur la santé publique américaine.

La politique de l’autruche pour l’environnement

On peut tenir des considérations analogues pour l’environnement.

Cette politique de l’autruche s’est traduite dès le premier jour du second mandat par des actes concrets. Le 20 janvier 2025, quelques heures seulement après son investiture, Trump a signé le décret retirant à nouveau les États-Unis de l’Accord de Paris, en déclarant que « les États-Unis ne saboteront plus le devenir de leurs propres industries pendant que la Chine continue de polluer impunément la planète » (NPR).

L’argument est cependant à double tranchant : en 2024, la Chine émettait à elle seule 12,3 milliards de tonnes de CO2 (environ 32 % du CO2 mondial), tandis que les États-Unis n’en émettaient « que » 4,9 milliards de tonnes (source : Our World in Data).

Oui, mais, en parallèle, entretemps, la Chine est aussi devenue le leader incontesté du déploiement des énergies renouvelables : en 2024, la Chine a installé à elle seule 277 gigawatts de capacité solaire à grande échelle, soit plus du double des 121 gigawatts installés aux États-Unis sur la même période, selon l’agence américaine Energy Information Administration.

L’abandon américain du terrain climatique risque donc, comme pour la recherche scientifique, de renforcer la position chinoise plutôt que de l’affaiblir.

Le scepticisme total de Trump et son amour du pétrole affaiblissent non seulement la planète, mais rendent difficile la pression sur la Chine et l’Inde, qui restent les principaux émetteurs de CO2. Quelles que soient les idées divergentes des uns et des autres en la matière, les multiples canicules, incendies et inondations dans le monde devraient le pousser à plus de prudence.

Une grande puissance dont la parole se dévalue

Personnellement, je trouve que toutes ces décisions sont des erreurs. Mais même si je me trompais, leur accumulation, leur caractère excessif et leur incohérence sape la confiance que l’on peut avoir dans la parole américaine.

La puissance d’un État ne se mesure pas seulement à son PIB, au nombre de ses porte-avions ou à la puissance de ses entreprises technologiques. Elle dépend aussi de la confiance qu’inspire sa parole.

Un allié doit savoir qu’un engagement survivra à la déclaration présidentielle du lendemain. Une entreprise doit pouvoir investir en sachant approximativement quel sera le régime douanier dans cinq ans. Un adversaire doit savoir quelles lignes il ne peut franchir.

Avec son slogan MAGA : « Make America Great Again« , Trump voulait rendre l’Amérique plus forte, en obligeant chacun à s’interroger sur sa prochaine décision. Il risque d’obtenir le résultat inverse : alliés, adversaires et entreprises apprennent progressivement à ne plus prendre les déclarations américaines au pied de la lettre et cherchent activement comment moins dépendre des Etats-Unis.

Tout cela a même commencé à diminuer le rôle du dollar, un des grands piliers de l’hégémonie américaine.

En effet, le procès en imprévisibilité fait tache d’huile jusque dans la sphère monétaire : plusieurs banques centrales ont accéléré la diversification de leurs réserves de change hors du dollar au cours de l’année écoulée, un mouvement dont l’ampleur reste à documenter précisément.

Les trocs de devises commencent à se multiplier pour éviter le dollar qui permettrait des procès américains contre les entreprises concernées Cette évolution commence tout juste à se dessiner et j’y reviendrai dans un prochain article.

Bref, la crédibilité s’accumule lentement et peut se perdre rapidement.

À force de zigzags, la première puissance mondiale risque de découvrir que sa parole, elle aussi, peut se dévaluer.

Yves Montenay

5 commentaires sur “Trump sape la crédibilité de l’Amérique”

  1. Le plus surprenant avec Trump, qui triche et ment depuis son enfance, (son fameux livre n’est pas du tout de lui, y compris sur sa « méthode ») est la manière dont il a contrait les élus républicains à tolérer son comportement « illégal » ET erratique.

  2. Merci beaucoup Monsieur pour cet excellent exposé qui devrait être lu et commenté dans le cadre des cours au lycée et à l’université.
    Je le fais suivre à ma petite- fille, qui commence la 4e année de sciences po sans être trop wokisée, ouf! Votre texte est très pédagogique par son plan et ses données.
    Quant à ce personnage, présidant ce qui devrait être un beau et solide pays, je pense qu’on accorde trop d’importance à son mystère, sa grossièreté, sa fatuité. Il faut montrer et démontrer que sa politique s’appuie sur un fondement typiquement américain de puritanisme et d’individualisme exacerbé. Vous saurez l’expliquer bien mieux que moi. Je pense à ceux que j’ai côtoyés au Liberia en 1970: missionnaires baptistes et trublions pentecotistes!
    Encore merci et bien cordialement
    Jean-Didier Boyé

  3. Honnêtement, on se pose des questions sur sa santé mentale. Sa dernière : l’histoire des catapultes des porte-avions !

  4. Je suis assez dubitatif quand à l’impact de l’Immigration Act sur le déclenchement de la crise de 1929, le problème de fond étant une crise de surproduction généralisée, les gains spectaculaires de la productivité de l’époque avaient rapidement saturé un marché qu’il fallait en plus partager avec les Européens ayant reconstitué leur propre industrie de biens de consommation au sortir de la première guerre mondiale.

    Dit autrement, on avait des surcapacités, ont créait du papier pour les faire tourner et il n’y a que deux issues possibles :
    1. on détruit le papier (défaut, l’inflation)
    2. on détruit les surcapacités comme on l’a fait pendant la seconde guerre mondiale

    Et l’histoire nous a enseigné que l’option n°2 est risquée, à fortiori depuis l’émergence des Etats-nation bien plus résilients qu’au temps de Machiavel. L’aventure de Trump en Iran était d’autant plus hasardeuse que le régime iranien en a vu d’autres avant lui, en particulier l’invasion irakienne en 1980.

    Et globalement, la présidence Trump renvoie une impression d’accélération du déclin de l’influence américaine, le dernier fait en date étant l’annonce d’un pacte de défense mutuelle entre l’Arabie Saoudite, la Turquie et le Pakistan. Ce dernier disposant de l’arme nucléaire, cela revient pour l’Arabie Saoudite à dire implicitement aux Américains « nous pouvons nous passer de vous ».

    1. La surproduction est une conséquence de l’arrêt de l’immigration. Quand on avait l’habitude de voir arriver de très nombreux étrangers et que ça s’arrête, il y a forcément surproduction.

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