Cette question m’est souvent posée. Certains de mes amis s’étonnent que je consacre encore tant de temps à un journal dont ils connaissent les orientations et dont ils pensent pouvoir prévoir les conclusions. D’autres, plus jeunes, me disent qu’à l’heure des réseaux sociaux, ils n’en voient plus l’intérêt.
Je continue pourtant à le lire chaque jour, comme depuis environ 72 ans.
Ce n’est pas parce que je crois Le Monde impartial. Aucun journal ne l’est. Et, comme vous le verrez à la lecture de cet article, je diverge très largement sur la plupart des sujets.
Si je continue à le lire, c’est notamment par ce que Le Monde constitue un excellent observatoire de la culture intellectuelle d’une partie des élites françaises. Il ne se contente pas de rapporter les événements ; il les ordonne selon une grille de lecture cohérente, bien que souvent discutable.
Dans le cas du Monde, cette culture est particulièrement stable. Elle traverse les décennies malgré le renouvellement des journalistes, des propriétaires et des leçons politiques et économiques apportées par l’évolution internationale. Il adopte presque toujours les mêmes réflexes devant les grandes questions économiques, sociales ou international.
Pour comprendre cette culture, il faut revenir à l’histoire du journal.
Une histoire fondatrice particulière
Lorsque Le Monde naît à la Libération, il succède en partie au prestigieux Le Temps, considéré avant-guerre comme le quotidien de référence. Le journal était une entreprise familiale, intellectuellement proche des milieux d’affaires et soutenu par leur publicité. Vu dans l’atmosphère de 1944, il s’était déconsidéré pour avoir approuvé les accords de Munich de 1938.
C’est pour remplacer ce journal que Hubert Beuve-Méry reçoit à 43 ans du gouvernement provisoire du général de Gaulle la mission de créer un journal nouveau, indépendant des puissances financières et des partis. Il reçoit pour cela les locaux, le matériel et une partie du personnel du Temps. Ce sera Le Monde.
Ce directeur fondateur est un littéraire et un juriste. Sa thèse portait sur la théorie les pouvoirs publics. Parmi bien d’autres emplois, Hubert Beuve-Méry a été correspondant du Temps à Prague (1935-1938), et a démissionné du fait de sa désapprobation des accords de Munich. Ce qui l’a particulièrement qualifié pour la reprise du journal en décembre 1944.
Il reste à sa tête jusqu’en 1969 et demeure son autorité morale jusque vers 1980.
L’entreprise est un succès remarquable. En quelques années, Le Monde devient le quotidien auquel se réfèrent les administrations, les universitaires, les diplomates, les enseignants et, plus généralement, tous ceux qui vivent davantage des idées que du commerce ou de l’industrie.
Dans les années 1960 et peut-être encore aujourd’hui, il est fortement conseillé de l’avoir lu un an avant de se porter candidat à Sciences-po.
Le journaliste du Monde écrit donc d’abord pour un lecteur diplômé, habitué aux raisonnements abstraits, sensible aux analyses historiques, aux comparaisons internationales, aux avis d’experts et aux travaux universitaires.
Mais, lorsque les références intellectuelles proviennent essentiellement des mêmes milieux – grandes écoles, haute fonction publique, universités, organismes internationaux – une vision commune du monde finit naturellement par s’imposer.
On a parfois parlé de la « République des professeurs ». L’expression est un peu caricaturale, mais elle évoque le goût de l’expertise, la confiance dans la compétence administrative, la conviction que les grands problèmes appellent des solutions élaborées par des spécialistes plus que par les mécanismes spontanés de la société.
Bref Le Monde n’est pas libéral et ne le deviendra pas, malgré le tournant de beaucoup d’intellectuels français entre 1958 et 1980 vers le libéralisme.
Ce n’est pas une hostilité systématique du journal envers les entrepreneurs. C’est plutôt une question de familiarité. Le monde de l’entreprise privée est bien sûr présent, mais il est observé de l’extérieur.
Cette différence de regard apparaît avec une grande netteté lorsqu’on aborde les questions économiques.
Un positionnement économique ambigu
Le Monde est-il un journal marxiste ? Beaucoup le disent. Pourtant, on n’y trouve pas d’appels à la collectivisation, mais beaucoup d’articles baignent dans la nostalgie de l’économie administrée, pardon « régulée ».
Le Monde est souvent critique quant au rôle du marché et oublie celui de l’entreprise dans la création des richesses. Il se voudrait social-démocrate, mais cette méfiance du marché le place à gauche de ce courant.
Dans les pages du Monde, les entreprises apparaissent volontiers sous l’angle des licenciements, des délocalisations, des atteintes à l’environnement ou des rémunérations excessives de certains dirigeants.
Les succès industriels, les innovations ou les risques pris par les entrepreneurs semblent susciter moins de curiosité que leurs éventuelles conséquences sociales.
Cette différence de regard apparaît également dans le vocabulaire. Le mot « néolibéralisme » revient fréquemment, le plus souvent pour désigner l’origine de difficultés très diverses : inégalités, crise des services publics, logement, santé, voire certains problèmes environnementaux. Ce terme devient une sorte d’explication universelle.
Il y a certes parfois des tribunes de sens inverse. Mais les articles les plus fréquents analysent les problèmes à travers la redistribution, la régulation ou l’intervention publique. C’est un choix qui reflète les références intellectuelles dominantes du journal.
Les débats sur le « travailler plus » sont souvent abordés sous l’angle de la pénibilité, des conditions de travail ou de la qualité de vie. On reconnaît là une préoccupation du secteur public.
Alors que, comme rappelé plus haut, le maintien et si possible l’augmentation du niveau de vie nécessite d’abord d’accroître la production d’un pays vieillissant, confronté à une concurrence mondiale de plus en plus vive.
On a parfois l’impression qu’il serait souhaitable d’avoir « le beurre et l’argent du beurre ». Cela peut mener à des appréciations contre-productives
Une vue abstraite de l’entreprise
Un exemple : les articles consacrés aux plateformes comme Uber ou Deliveroo. Les difficultés des livreurs y sont longuement décrites. Mais on s’interroge moins sur les besoins auxquels ces entreprises répondent et sur les raisons pour lesquelles tant de personnes choisissent malgré tout cette activité. À mon avis les appels à la régulation risqueraient de supprimer un débouché très utile pour certains jeunes peu ou mal diplômés tout en privant nombre de familles d’un service apprécié.
Je suis bien sûr influencé par ma carrière en entreprise. C’était une entreprise moyenne et j’avais souvent à examiner les entreprises plus petites qui étaient contraintes d’abandonner. J’ai constaté que les chefs d’entreprise passaient surtout leur temps à résoudre des problèmes de trésorerie, à chercher des clients ou à conserver leurs salariés. L’économie est d’abord une affaire de production avant d’être une affaire de redistribution.
Enfin le numéro du Monde du 16 avril 2026 fustige le déjeuner réunissant le Mouvement des Entreprises de France (MEDEF) et le parti du Rassemblement National. Est-il anormal que les principaux industriels français s’inquiètent de la politique économique du parti qui est en tête dans les sondages ?
C’est une illustration de l’incompréhension du monde de l’entreprise, dont la priorité est tout simplement de fonctionner et donc de se renseigner sur cette variable importante ! Il paraît d’ailleurs que les représentants du MEDEF ont été très déçus par l’absence de précision, frisant l’absence de compétence, de leurs interlocuteurs du RN…
Les grands problèmes économiques
Jusqu’à présent, je n’ai pas parlé de la dette, qui est pourtant la préoccupation principale des économistes comme celle des chefs d’entreprises, qui craignent une instabilité des changes et une hausse des taux d’intérêt. Et bien sûr également une augmentation des impôts à leur charge pour diminuer cette dette.
Bizarrement l’importance de ce problème ne semble pas préoccuper prioritairement les journalistes. Cette question de la dette apparaît en effet surtout à l’occasion de son évocation par les politiques ou des instances institutionnelles.
L’analyse des causes est souvent évitée, peut-être pour ne pas remettre en question certains avantages du secteur public, les plus massifs étant les retraites précoces et l’absence de pression en faveur de la productivité.
En définitive, quelle est l’opinion du Monde sur l’économie de marché ? Il ne peut pas être « contre » comme l’illustrent pour la millième fois les succès de la Chine quand elle l’a largement adopté. Mais il s’en méfie, et on se demande parfois s’il ne préférerait pas une bonne réglementation.
C’est illustré par un texte tout à fait curieux du 22 mars 2026, succédant à de nombreuses autres, exposant que le marché est l’objet de considérations presque mystiques : « le marché est érigé en un Dieu tout-puissant » et « la main invisible du marché d’Adam Smith est une des dernières croyances de l’Occident ».
Il faut dire que les journalistes avaient choisi des Américains du XXe siècle, dont le vocabulaire est souvent religieux et moral, quel que soit le sujet, ce qui reste encore souvent vrai aujourd’hui. Bref du pain béni, si j’ose dire, pour un journaliste antilibéral laïque.
Pourtant, avant de discuter du partage des richesses, encore faut-il qu’elles aient été créées. C’est peut-être là que se situe la principale différence entre la culture économique du journal et la mienne.
Une approche égalitariste
Le journal tend à regarder la société à travers les inégalités qu’elle produit. Cela influence une grande partie de ses analyses économiques, sociales et parfois même internationales. Pour ces dernières, je remarque que les États-Unis sont plus souvent dans le collimateur que la Chine et bien d’autres pays autoritaires, souvent bien plus profondément inégaux, et pas seulement économiquement !
Le Monde recrute dans les grands corps de l’État, l’Université et ce que l’on appelait jadis la « République des professeurs ». Un ancien journaliste résumait cette culture en reconnaissant que la « boussole » de la rédaction avait longtemps été le SGEN-CFDT (devenu en 2024 la « CFDT éducation, formation, recherche publique ») et la « deuxième gauche » (la première étant marxiste). Bref toujours le même milieu intellectuel !
Revenons à Bernard Arnault qui a été traité ironiquement de manière insistante (au moins 7 articles) par le journal, passant en revue son caractère, son entourage, son mode de direction, ses goûts musicaux ou même l’organisation de ce qui est décrit comme sa « cour ». On ne s’intéresse pas à l’acteur économique, on analyse un personnage moral … qui a d’ailleurs répondu le 26 juillet à ces critiques par le biais d’un communiqué de LVMH Presse..
C’est notamment illustré par les épisodes consacrés à son avion privé. Enquêter sur les liens entre le pouvoir politique et les grands intérêts économiques est une chose. Suivre les déplacements d’un chef d’entreprise jusqu’à ce qu’il en soit réduit à vendre son appareil pour en louer un afin d’éviter d’être suivi, relève pour moi davantage de la dénonciation symbolique que de l’analyse économique. L’intéressé est assez grand pour arbitrer les avantages et inconvénients de l’organisation matérielle de son emploi du temps !
Ma réaction en tant que libéral est l’étonnement devant cette « hostilité douce » envers ceux qui fournissent les emplois à la masse des Français et les impôts qui alimentent le milieu intellectuel du journal. Et qui mène à un niveau de vie général, loisirs compris, supérieur à celui des pays étatistes.
Cette préférence pour une lecture égalitaire apparaît également dans la place accordée par le journal à Thomas Piketty. Ses travaux ont été plus que discutés, mais occupent néanmoins une position privilégiée dans Le Monde, comme s’ils représentaient la pensée économique légitime. Ses propositions d’impôts fortement progressifs sur les revenus, les patrimoines ou les successions sont présentées avec bienveillance, contrairement aux économistes insistant davantage sur l’innovation, l’investissement ou la création de richesses.
Par ailleurs, pourquoi une bonne nouvelle économique est-elle souvent présentée comme une moins bonne nouvelle parce que les riches en ont un peu plus profité que les autres ? Avec mon revenu moyen, je ne suis pas jaloux de Bernard Arnault !
Au contraire, ce qui m’intéresse, c’est le « comment ». Quelles innovations, quels investissements, quelles prises de risques pour en arriver là ? Le journal semble penser que la richesse est d’abord une question de répartition avant d’être analysée comme le résultat d’un processus de création.
Je n’ai pas vu rappeler que ce sont les Chinois qui contribuent au salaire des fonctionnaires français et à notre système de santé via les impôts payés par LVMH !
Bref, Le Monde a une vision de la société dans laquelle les inégalités constituent la principale grille de lecture.
La question démographique
Cette sensibilité ne se limite pas aux questions économiques. Elle se retrouve également dans mon domaine universitaire : la démographie.
Le vieillissement de la population française est désormais largement reconnu. Les journalistes du Monde lui consacrent régulièrement des dossiers documentés. Les difficultés de financement des retraites, le marché du travail ou les conséquences de la baisse du nombre d’actifs sont exposées avec sérieux. Sur le diagnostic, nous sommes d’accord.
La différence apparaît lorsqu’il s’agit des remèdes :
- les gains de productivité, le recours à l’immigration me paraissent être de bon sens, les uns pouvant remplacer l’autre au gré des préférences politiques,
- par contre la taxation des riches semble pouvoir remplacer l’allongement de la vie professionnelle. Or un impôt ne se transforme pas en aides-soignants !Mais il irrigue plutôt le secteur public, et à ce titre on est bien dans la tradition intellectuelle du journal
- et surtout le journal est très réservé sur toute politique nataliste. Dès qu’il est question d’encourager les naissances, le débat devient celui sur le risque d’un discours conservateur qui voudrait « garder les femmes à la maison ». Comme si le simple fait de souhaiter davantage d’enfants relevait d’une vision idéologique de la société.
Je signale toutefois une exception : je rejoins tout à fait le journal pour dénoncer la multiplication des « zones sans enfants ». C’est un très mauvais signal pour les parents qui sont « les héros de notre époque » par analogie avec une affirmation analogue de Charles Péguy.
En tant que démographe, cette réaction « anti nataliste » m’étonne. La fécondité n’est pas un principe moral ; c’est un phénomène mesurable, dont les conséquences économiques et sociales sont considérables et terriblement négatives.
Cette attitude me paraît révélatrice d’une évolution plus générale. Une partie des élites culturelles semble considérer la baisse de la natalité avec détachement. Ce serait une évolution naturelle allant notamment dans le sens de la liberté des femmes, à laquelle il conviendrait simplement de s’adapter. Bref les projections démographiques ne sont pas regardées en face !
Un socialisme daté
Finalement Le Monde est le journal d’une certaine gauche française : cultivée, européenne, réformatrice, confiante dans les experts et les institutions, persuadée que les grands problèmes trouvent leur solution dans davantage de coopération, de réglementation et d’action publique. D’où sa sévérité envers Jean-Luc Mélenchon et autres extrémistes de gauche.
Le Monde est-il social-démocrate ? Pas à la manière scandinave. S’il insiste sur la redistribution, il est cependant sceptique sur l’économie de marché.
Les éditoriaux consacrés au Parti socialiste ne sont pas ceux d’un adversaire, mais d’un parent inquiet. Ils regrettent l’affaiblissement d’un parti qui devrait porter des idées de leur milieu intellectuel.
Mais à mon avis c’est justement ce milieu qui est décalé par rapport aux problèmes du jour. Le déclin socialiste illustre la prise en tenaille entre la surenchère mélenchoniste et autres démagogies d’une part, et la réalité du monde actuel centré sur l’entreprise d’autre part.
Pour en revenir à l’histoire tant du journal que de la France, l’approche économique de la Libération n’est plus celle d’aujourd’hui, même si certains syndicats s’y cramponnent.
Pourquoi je continue à le lire
Alors, pourquoi continuer à lire un journal avec lequel je suis si souvent en désaccord ?
Le Monde est un remarquable quotidien d’information. Ses correspondants étrangers, la qualité de nombreuses enquêtes, sa couverture internationale et culturelle expliquent qu’il reste, malgré tout, une lecture nécessaire.
Je préfère un journal dont je connais les présupposés à un média qui prétend n’en avoir aucun, mais distille de la démagogie, du corporatisme et parfois une influence étrangère.
De toute façon, la nature a horreur du vide et la fermeture intellectuelle relative du Monde explique le succès des Echos et la création de L’Opinion… sans parler des hebdomadaires, des réseaux sociaux etc.
Je lis donc Le Monde comme je lisais autrefois certains auteurs avec lesquels je débattais dans ma tête : non pour y chercher la confirmation de mes idées, mais pour éprouver les miennes.
Un journal qui oblige à réfléchir mérite encore d’être lu, même s’il est un peu décalé.
Yves Montenay

Je feuillette le Monde sur Internet en édition piratée. Je considère que je le paye déjà avec mes impôts, et la couverture de la guerre en Israël me révolte. Quant au lectorat, il est en partie carrément antisémite, ce qui conduit le Monde à fermer les commentaires, bel aveu …
Je partage ton avis sur le Monde, mais je n’arrive pas à lire les articles trop longs, verbeux, pour un contenu d’information faible. J’écoute BFM Business pour la même raison, savoir ce que l’élite pense ou veut que je pense. Les articles du NYT, WP ou Frankfurter sont souvent aussi long, mais plus riches en contenu car ils doivent exposer tous les faits au risque de se répéter d’article en article, mais c’est pour eux une obligation juridique et morale..
Je continue de survoler le monde sous sa forme électronique pas très chère. Je ne le lirais plus sous sa forme papier qu’on allait chercher au kiosque. Plus d’un jour sans lecture d’un article. Certains journalistes sont encore plus biaisés prévisibles que d’autres plus rigoureux, qui existent ? Rarement un édito qui me convainc. Le Monde est en sursis.
Journal élitiste de gauche qui s’adresse à un lectorat déjà « convaincu », nostalgique d’un schéma de société impossible. La « qualité » intellectuelle de ses articles et de ses journalistes n’en rachète pas cette orientation. Aucun de ses articles ne me convainc plus depuis de nombreuses années. J’ai donc cessé de le lire régulièrement.
Yves,
Je te trouve très tolérant à l’égard du Monde, même ceci honore ton honnêteté intellectuelle.
Je préfère Le Figaro…
Bravo pour la richesse de tes analyses.
Amitiés.
Michel
Sans jamais l’avoir lu, ça confirme bien ce que j’en pensais… 😂
Il y a mieux à lire que le Monde, c’est lire Les Échos, le Figaro et Libération. L’ensemble donne une bonne vue polico économique et rends inutile le Monde qui devrait disparaître.
Je lis également Les EChos à fond.
Comme j’ai quelques heures avant Le Monde je peux passer tout ce qui est factuel
Deuxième tour :
grâce à l’électronique, je suis abonné à un large éventail de zines. Le « journal » est un concept démodé qui date du papier et où le journal papier devait couvrir tous les sujets pour être acheté. Le « drame » de La Croix est qu’il ne couvre pas/plus tous les sujets et ne suffit pas pour informer l’honnête citoyen malgré un assez haut niveau.
Je reste abonné à un zine quand il y a régulièrement un journaliste ou billetiste que je lis systématiquement.
Je rêve donc d’une offre qui ne m’enverrait que les journalistes ou auteurs ou type d’auteurs que je lis parce qu’ils m’informent ou m’avisent solidement. (et bien sur cette offre intelligente, me proposerait de découvrir certains auteurs, comme le font les plateformes substack ou kessel media).
En variante, sur un sujet d’actualité je suis preneur de plusieurs avis, car aucun auteur d’aucun zine ne couvre complètement un sujet.
Il se pourrait bien qu’un agent IA soit bientôt la solution pour s’informer.
Il ne manquera plus alors que l’on soit facturé au temps passé à lire chaque article ou billet et que cela soit reversé aux auteurs…
Je lis le Monde depuis toujours même si je n ai jamais partagé ses idées
Je suis depuis plus en plus déçu et comme certains l on écrit ça devient verbeux et de plus en plus dirigé…..très très dommage
Merci pour votre analyse très pertinente sur l’évolution du quotidien le Monde.
Je le lis aussi sur ma tablette, pour avoir une palette d’opinions.
Mais je dois reconnaître que cette passion pour une économie « administrée » me laisse perplexe.
J’ai l’impression que le Monde sait quel doit être notre « BONHEUR » et donc le fait pour nous !
On a vu les résultats : par ex. Corée du Nord, Cuba, Russie, ancien « Empire soviétique »: République démocratique allemande RDA, Roumanie, Hongrie etc…etc…
Je me retrouve mieux dans l’activité des artisans, commerçants, agriculteurs, PME, et dans l’économie du bien commun…
sans oublier que le service public est financé par les impôts directs et indirects des entreprises et des salariés !!!