La Turquie ou les dégâts d’une histoire fantasmée

La Turquie ou les dégâts d’une histoire fantasmée

Comme la plupart des pays du monde, et particulièrement les dictatures, l’histoire est utilisée comme outil de gouvernement, notamment pour exciter l’opinion et la détourner des problèmes du quotidien. La Turquie est dans ce cas.

Nous avons du mal à comprendre cette excitation, car la France et l’Europe occidentale ont une histoire critique d’eux mêmes, la deuxième guerre mondiale et l’histoire coloniale nous ayant culpabilisé, parfois à l’excès, si l’on compare aux multiples barbaries extra-européennes !

L’instrumentalisation de l’histoire de la Turquie existait déjà sous Atatürk, et a pris une allure fantasmatique avec Erdogan, comme l’illustre notamment le litige totalement inventé avec la Grèce

La face sombre d’Atatürk

Mustafa Kemal commandant en chef des forces turques 5 août 1921
Mustafa Kemal dit Atatürk 5 août 1921

Mustafa Kemal, dit Atatürk (le père des Turcs), est considéré à juste titre comme un grand dirigeant ayant transformé l’empire ottoman décadent en un pays se voulant occidental (droit civil suisse, vote des femmes bien avant la France, alphabet latin pour diminuer le poids de l’islam etc.). Il a partiellement réussi, c’est-à-dire moins bien que le Japon qui a eu la même politique d’occidentalisation, mais mieux que les pays arabes.

Mais dans le domaine qui nous concerne ici, l’influence d’Atatürk a été négative.

Il a utilisé l’histoire pour légitimer la « supériorité du peuple turc » sur les autres composantes de la population (Arméniens, Grecs, Kurdes…).

Les « Jeunes Turcs », son parti à l’époque de la fin de l’empire, ont massacré les Arméniens.

Une fois au pouvoir il a expulsé les Grecs et dénié l’identité des Kurdes. Ces derniers, baptisés « Turcs des montagnes » bien que parlant une langue indo-européenne, alors que le turc est une langue asiatique, ont fait l’objet de nombreuses vagues de répression par ses successeurs.

Lesdits successeurs ont envahi un État souverain et membre de l’Union Européenne, la république de Chypre. L’armée turque a pris le contrôle de la moitié de son territoire, en a expulsé la majorité grecque, y ont regroupé les Turcs de cette grande île et y ont rajouté des colons venus d’Anatolie.

Enfin Atatürk et ses successeurs ont suivi d’une part leur autoritarisme militaire et d’autre part la mode socialiste européenne qui leur semblait moderniste. Ils ont donc largement étatisé l’économie turque, ce qui a pesé sur son développement. La Turquie n’est donc pas devenue le pays moderne qui était l’objectif des Jeunes Turcs.

Bref la Turquie d’avant Erdogan était ultranationaliste et étatiste.

Erdogan ferme la parenthèse laïque

A la fin du XXe siècle, les Turcs se lassent du poids des militaires, poussent à la démocratie, ce à quoi les encourage l’Union Européenne : la Turquie étant candidate, on lui rappelle que l’Union n’est composée que d’États démocratiques et que les militaires doivent s’effacer… oubliant que ces derniers étaient des protecteurs de la laïcité.

Erdogan, qui avait été emprisonné pour islamisme, a l’habileté de s’appuyer sur l’opinion et l’Union Européenne pour diminuer le poids des militaires, et sur le patronat privé pour désétatiser l’économie. C’est un succès dans ces deux domaines.

L’opinion publique lui en est reconnaissante et lui donne démocratiquement le pouvoir.

Dans un premier temps Erdogan se présente comme le chef d’un parti « musulman démocrate » analogue au parti « chrétien-démocrate » allemand. Lorsque son pouvoir sera assuré, il apparaîtra de plus en plus comme représentant du courant musulman clandestin qui s’est organisé sous Atatürk et ses successeurs.

Cela dans un premier temps avec l’appui du mouvement musulman moderniste güleniste avec lequel il rompra plus tard pour en prenant un virage islamiste, tendance Frères Musulmans.

Cela mènera à une tentative de coup d’Etat dont l’échec servira à justifier le renforcement d’une répression « tous azimuts ».

Pour rejeter la partie laïque de l’héritage d’Atatürk, il a inondé l’espace public de signes et de citations coraniques et multiplié les écoles religieuses.

Il déclarait le 26 août 2020 « Notre mission est semblable à celle d’Abraham, de Moïse si et de Mahomet ». Il rajoute « il faut fermer la parenthèse du kémalisme… en faisant émerger une génération pieuse ».

Mais, cet objectif n’est pas atteint comme il l’a reconnu lui-même. D’après Le Monde du 27 octobre 2020 : « Une partie de la population se veut déiste, c’est-à-dire rejette les rituels et les dogmes ».

Turcs de tous les pays, derrière moi !

La diaspora turque est encadrée par les consuls d’Ankara et les représentants du ministère des affaires religieuses.

Ce dernier nomme des imams turcs, ouvre des écoles et lance des appels du genre « Vous vivez en Allemagne, en France, en Belgique mais vous êtes d’abord Turcs. Ne vous assimilez pas et votez pour moi aux prochaines élections… ».

Cet appel n’est probablement pas entendu par les Kurdes qui forment une partie de la diaspora, et l’avenir dira ce qu’en penseront les générations nées sur place.

En attendant cela irrite légitimement les gouvernements français et allemand.

S’opposer à la France

La France devient l’ennemi numéro 1 d’Erdogan.

Il y a d’abord le projet de loi sur le séparatisme, qui devrait renvoyer des imams turcs dans leur pays.

La lutte contre le séparatisme commence par le respect de la loi

Il y a aussi l’appui de la France à la Grèce pour les zones territoriales en Méditerranée, au maréchal Aftar en Libye alors que la Turquie défend le camp opposé, à l’Arménie (à qui nous vendons des armes) contre les Turcs azéris soutenus par Ankara. Et cela après avoir attaqué les Kurdes YPG de Syrie soutenus par la France.

Cela s’est traduit par l’appel au boycott des produits français, et la tentative de prendre la tête des pays musulmans réagissant ainsi à la proclamation du maintien des caricatures.

Cela s’est traduit également par des agressions verbales, délibérées, et non de simples dérapages.

Quand il entend Emmanuel Macron déclarer que la France continuerait à défendre les caricatures de Mahomet, il s’inquiète sur « sa santé mentale ». Il accuse le président français « d’intimider les musulmans » en rappelant « la diabolisation des juifs européens dans les années 1920 ».

Il s’agit de se poser comme défenseur des musulmans de France… et d’ailleurs.

Voire de mobiliser les islamistes de toutes tendances contre la France.

Or chez ces derniers, l’insulte est une incitation à tuer.

La politique étrangère turque a des résultats mitigés

Le président turc est nostalgique des Ottomans et de la grandeur de leur empire, oubliant que ce dernier a laissé aux peuples non turcs un souvenir cruel. Erdogan a donc des ambitions impériales. Il a d’ailleurs rappelé histoire ottomane de la Libye. La Tunisie, également ex-ottomane, devrait s’inquiéter…

Si l’empire ne peut pas être rétabli tel quel, il souhaite du moins bâtir une zone d’influence dans le monde musulman et « se faire respecter » en Occident, ce qui lui donnera le profit de défenseur de l’islam.

C’est « l’hubris », la folie des grandeurs, le décalage par rapport à la réalité qui a mis à terre des dirigeants grisés par leurs premiers succès.

Et des succès, Erdogan en a pour l’instant.

Vis-à-vis de l’Occident il profite de l’absence américaine voire de la sympathie de Trump pour les « fortes têtes » … et qui a des intérêts privés en Turquie.

Comme le dit Emmanuel Macron, l’OTAN est « en état de mort cérébrale » et laisse les oppositions s’envenimer en son sein. Et tolérer également que la Turquie achète de l’armement russe !

Vis-à-vis de l’Europe, c’est le chantage aux réfugiés avec 6 milliards promis, dont 3 ont été versés pour maintenir les réfugiés syriens (2 à 4 millions ?) en Turquie.

En l’occurrence il s’agit vraiment de réfugiés fuyant le régime sanguinaire de Bachar al-Assad en Syrie et non de migrants économiques.

Pour l’instant il les laisse partir au goutte-à-goutte, par paquets de quelques milliers ce qui affole le gouvernement nationaliste grec, ruinant la réputation morale européenne, une des rares qualités reconnues qui nous reste.

Vis-à-vis du monde arabe, par contre, les résultats sont mitigés.

Les sunnites ont en principe une fidélité envers l’Arabie, notamment pour des raisons financières.

La Turquie n’a pas apprécié que l’assassinat du journaliste se soit passé sur son territoire, et surtout elle est dans le camp des Frères Musulmans auxquels l’Arabie est opposée.

Et « les Frères » sont en position de faiblesse étant pourchassés dans leur principal pays, l’Égypte, et n’ont plus comme Etats les soutenant que le Qatar et sa chaîne de télévision Al Jezirah.

Par ailleurs Ankara se pose en défenseur des Palestiniens en tant que musulmans, mais c’est une cause en déclin, alors que les Emirats, Barhein et le Soudan ont rejoint l’Égypte et la Jordanie qui avaient fait la paix avec Israël.

Quant à l’aventure secrète, du moins pour le grand public, avec l’État Islamique, elle est terminée.

Souvenons-nous que pendant plusieurs années des norias de camions transportaient le pétrole des puits contrôlés par DAESH en Turquie, ce qui assurait les finances de l’État islamique. Je m’étais étonné à l’époque que ces convois ne soient pas bombardés par les Occidentaux. Peut-être pour ne pas détruire le matériel d’un allié dans l’OTAN ?

Reste l’influence croissante sur l’Azerbaïdjan pétrolier, de langue turque lui aussi, où Ankara envoie des mercenaires syriens combattre l’Arménie chrétienne.

Bref, pour Dominique Moïsi, de l’institut Montaigne et chroniqueur aux Echos « face à son impopularité, il fait son petit Trump et son petit Poutine ».

Remarquons que si Erdogan se pose en défenseur des musulmans d’Europe occidentale, il ne parle pas des Ouïghours, pourtant quasiment génocidés par les Chinois.

Devenir calife ?

Hubris là aussi ? Le califat est en principe l’autorité suprême des musulmans, supprimé par Atatürk en 1924. Il a été relancé par Daesh en 2014, année où El Bagdadi, s’est autoproclamé calife, et a finalement été tué par les Occidentaux. La place est donc libre et notre homme semble très tenté de s’y mettre.

Les actes symboliques en ce sens se multiplient, dont la transformation de Sainte-Sophie en mosquée, qu’Atatürk avait transformé en musée et qui était le symbole de la civilisation chrétienne orthodoxe.

Ce qui irrite non seulement l’Occident mais aussi et surtout la Russie, et les autres pays orthodoxes : Grèce, Macédoine du Nord, Serbie, Bulgarie, Roumanie, Géorgie… et, là encore, l’Arménie.

De toute façon, le califat serait un titre très symbolique, car l’islam sunnite n’a pas de hiérarchie.

Remarquons le roi du Maroc est commandeur des croyants, ce pays étant toujours resté indépendant des Turcs et de leurs califes.

Tout cela pour faire oublier à son électorat que la Turquie va mal

Ce 26 octobre, la livre turque est à son plus bas historique, ce qui veut dire que les prix s’envolent et que les investisseurs étrangers se font rares. Ils sont en effet très réservés non seulement du fait de la politique monétaire laxiste, mais aussi par la constatation de l’élimination de chefs d’entreprise suspectés d’opposition.

Erdogan n’a donc plus la popularité due à la période de prospérité du début des années 2000.

Turquie : une nostalgie impériale mal partie

Déjà très nationaliste, Erdogan a été obligé de s’allier aux ultranationalistes pour avoir une majorité au Parlement.

Aux élections municipales de 2019 il a perdu le contrôle des 3 principales villes : Istanbul, Ankara et Smyrne. Et un sondage publié le 2 octobre ne le crédite que de 39 % des voix contre 42% à son principal rival si la présidentielle avait lieu aujourd’hui.

Mais les prochaines élections ne sont qu’en 2023, et il espère que des succès en politique extérieure, la répression et une éventuelle amélioration économique lui permettront de remonter la pente.

 

En conclusion, l’histoire est un levier puissant et enivrant pour les dictateurs. Raison de plus pour casser ces ressorts agressifs par la liberté d’expression. D’où sa répression pas les islamistes de tout poil.

Yves Montenay

 

Image de couverture : le président turc Erdogan et Emmanuel Macron le 5 janvier 2018 à Paris

Crédit : LUDOVIC MARIN / POOL / AFP | Crédit Média : RTL 

23 commentaires sur “La Turquie ou les dégâts d’une histoire fantasmée”

  1. et la découverte de l’énorme champs gazier en mer noire va lui donner encore plus la grosse tête , il ne va plus se sentir p….. ! Si il redistribue les richesses du gaz le peuple ira mieux surtout pour chanter les louanges du belliciste qu’il est devenu.

  2. « l’histoire est un levier puissant et enivrant pour les dictateurs », cela combiné à  » se poser comme défenseur des musulmans de France… et d’ailleurs », on obtient le cocktail idéal et récurrent de toutes les politiques d’invasion et d’expansion territoriales: perpétuer sa propre grande histoire et défendre les populations qui en ont fait partie (en prétextant qu’elles seraient opprimées…). Hitler a joué cette politique avec beaucoup d’efficacité: pour défendre les populations germaniques éparpillées ici et là, il fallait envahir. Bref: pour couper court à toutes les prochaines tentatives extérieures d’intrusion sur la politique française de gestion des religions (aujourd’hui, de l’Islam) , il va falloir que la France se décide à remettre les religions à leur place, une bonne fois pour toutes, c’est à dire à les réintroduire dans les espaces privées de la vie des Français d’où elles n’auraient jamais du sortir, depuis que la laïcité est devenue un trait essentiel de la République Française. A force d’accepter des accommodations avec l’intrusion des convictions religieuses dans l’espace public, on a fini (et on finira inéluctablement) par négocier avec les intégristes (de toutes les religions). La fameuse distinction entre religieux républicains et fanatiques radicaux devient virtuelle et angélique: elle ne tient plus la route. Un adepte raisonnable d’une religion quelconque sera tôt ou tard sollicité par des fanatiques puristes et perfectionnistes de sa propre famille spirituelle (toutes les religions ou sectes sont confrontées à ce phénomène). Si on veut éviter que les dictateurs étrangers musulmans (ou d’autres religions) aient un impact efficace sur les français partageant la même religion que ces dictateurs là, avant d’entrer en guerre contres ces dictateurs (si besoin), commençons par remettre les religions dans leur coins privés. Ce qui pourra nous préserver (au moins dans un premier temps) des effets de contamination des propagandes haineuses et agressives venues de l’Etranger: malheureusement, quand l’Ambassadeur de la France en Suède déclare que la France est un pays musulman, il donne forcément du poids aux prétentions de Monsieur Erdogan.

  3. Le Maroc a fait des déclarations qui vont dans le sens du poil d’Erdogan….étonnant pour un pays qui se dit ami ! Je pense que vous avez tout faux sur le sujet qui vous préoccupe ‘l’islam » » religion d’amour et de paix ! Il y a urgence à prendre des mesure contre l’islam ! Les musulmans ne doivent plus revendiquer ou sembler revendiquer quoi que ce soit en France…Nous devons imposer à tous les musulmans de France et de Navarre la « LAÏCITE dans tout ses états ! Un nouveau Concordat pour toutes les religions « Tout en tant que citoyens et rien en tant que Chrétiens, Protestants, Juifs et Musulmans !
    Il n’y a aucune autre porte de sortie…ni Halal, ni Cacher ! Les jours se suivent et se ressemblent dans notre pays : Egorgements, égorgements, égorgements ! Cela suffit les mesures à prendre, tout de suite, doivent être brutales à l’égard de toutes revendications religieuses !

    1. Vous devriez fréquenter, comme je le fais, des musulmans de toutes opinions. Fréquenter non seulement physiquement mais en allant sur les réseaux sociaux. Il y a de tout, le meilleur et le pire. Si le hasard vous a fait naître dans une famille musulmane et que vos parents sont des gens qui privilégient l’amour et la paix, vous penserez que l’islam est ainsi, et que les islamistes sont des ignorants et des fous. Et si au contraire vos parents, ou votre imam est islamiste, vous ne penserez qu’à tuer les mécréants.

      1. Un musulman a-t-il le droit d’interpréter le Coran sans s’opposer à un texte qui vient de Dieu lu-même ? Un musulman peut-il s’opposer à un livre incréé, involutif puisque parole de Dieu ? Dans le Coran il n’y a pas une seule fois le mot AMOUR, mais le terme « GUERRE » est employé 9 fois, celui de « SUPPLICE » 12 fois, « INFIDÈLE » revient 47 fois, alors que le verbe « TUER » et ses conjugaisons 65 fois. Le terme « FEU » (de l’enfer pour les mécréants) 150 fois, « MÉCRÉANT » 155 fois et la palme revient au terme « CHÂTIMENT » avec 354 citations…

        Pas une seule fois le verbe « AIMER » ne figure dans le Coran. Et oui, à l’évidence le verbe AIMER n’est pas musulman mais chrétien ! Ma réponse aux privilèges islamiques amour et paix les publierez vous ?

        1. Comme déjà dit, on est musulman par hasard de naissance, pas parce qu’on a lu le Coran. La plupart des musulmans ne le connaissent pas, pour des raisons de langue pour commencer : c’est un texte dans un arabe archaïque, et la plupart des musulmans soit ne connaissent pas l’arabe, soit connaissent seulement le dialecte de leurs parents ou l’arabe standard. ou l’arabe standard.

    2. les chrétiens, les juifs, les bouddhistes et autres sont plus que calmes : ils n’égorgent pas, en revanche . . . .
      Il ne s’agit pas d’un « nouveau » concordat mais d’appliquer la loi mais avec des moyens matériels adéquates y compris renforcés envers les musulmans même ceux qui ne disent rien. Ceux qui sont « modérés » devraient se ranger du coté de la république et empêcher les islamistes de commettre ces atrocités.

      1. À ma connaissance, la majorité des musulmans de France sont du côté de la république. On donne quelques minutes de télévision à quelques-uns, mais il y en a beaucoup sur les réseaux sociaux ou autour de vous (vous avez sûrement des collègues, des fournisseurs ou des clients et peut-être un patron dont le nom de famille nous montre qu’il vient d’un milieu musulman, parlez lui). Par contre je ne vois pas comment ils pourraient empêcher les islamistes de commettre leurs crimes. Ils sont dans la même situation que vous ou moi

        1. Sauf ceux qui pratiquent assidument la taqiya ainsi que ceux qui aujourd’hui ne prennent pas position par lâcheté et qui prendront quand même les armes en cas de guerre ?

  4. Mon texte n’a pas été publié ? Censure ? Ou oublie ? Vous êtes vous converti à l’islam ?

    Le Maroc a fait des déclarations qui vont dans le sens du poil d’Erdogan….étonnant pour un pays qui se dit ami ! Je pense que vous avez tout faux sur le sujet qui vous préoccupe ‘l’islam » » religion d’amour et de paix ! Il y a urgence à prendre des mesure contre l’islam ! Les musulmans ne doivent plus revendiquer ou sembler revendiquer quoi que ce soit en France…Nous devons imposer à tous les musulmans de France et de Navarre la « LAÏCITE dans tout ses états ! Un nouveau Concordat pour toutes les religions « Tout en tant que citoyens et rien en tant que Chrétiens, Protestants, Juifs et Musulmans Il n’y a aucune autre porte de sortie…ni Halal, ni Cacher ! Les jours se suivent et se ressemblent dans notre pays : Egorgements, égorgements, égorgements ! Cela suffit les mesures à prendre, tout de suite, doivent être brutales à l’égard de toutes revendications religieuses !

    1. Votre texte le texte avait été publié. Mais je suis comme tout le monde j’ai des obligations qui ne ne permettent pas toujours de répondre instantanément. Et si vous continuez sur ce ton, je ne vous publierai plus

  5. André Malraux, qui était agnostique et antifasciste, a dit : « Le XXIème siècle sera religieux ou ne sera pas ». Phrase prémonitoire.
    En effet, la symphonie tragique du XXIème siècle a commencé par l’ouverture orchestrée des attentats plus que symboliques sur les tours du World Trade Center de New-York et ceux à Moscou. Et depuis, le mouvement continue inexorablement, comme le refrain lancinant du destin de Beethoven.
    Nous n’ allons pas vers une crise (ou un choc, ou une guerre) des civilisations, mais plutôt, il me semble, vers la confrontation entre le Religieux et la Laïcité (ou l’athéisme). Deux mondes irréconciliables et foncièrement opposés, chacun convaincu de sa légitimité : l’un au nom de Dieu, l’autre au nom de la Liberté. Sur cet échiquier idéologique, le Chine devra se positionner clairement.

  6. Excellente analyse. De tous ces mouvements historiques l’islam sort tel qu’il est, dans une coran mal écrit par on ne sait trop par qui, ni quand, dans des termes souvent incompréhensibles, prêtés à la volonté divine à travers l’expression de son prophète, interprétés selon les occasions et le destin d’hommes conquérants, généreux, roués; dominateurs ou sacrilèges, parfois assassins, mais toujours d’une grande intelligence, et d’une cruauté infinie comme le furent souvent ici ou là tous les peuples à des moments divers de leur évolution, mais avec la faiblesse terrible de sa force dictatoriale qui ne veut rien lâcher de son pouvoir absolu, terriblement masculin, dans la crainte d’un enlisement dans des valeurs différentes et d’une perte de convictions progressivement irrécupérables.
    Erdogan, le Turc, est bien dans sa peau, dans sa tête, mais il n’a plus les forces nécessaires à ses ambitions, ni les troupes, ni l’argent. Il joue habilement de sa position géographique car c’est tout ce qu’il lui reste, chacun de la Russie aux USA le cajolant de son mieux. Il compte sur le gaz et le pétrole pour se donner les moyens financiers de ses ambitions pendant que l’Occident les abandonne progressivement. C’est peut-être là que va se jouer le combat du futur, d’ici la fin du siècle, sans doute, mais il ne faut pas compter amadouer l’islam et ses quelques deux milliards de croyants aux teintes innombrables. Nous devrons faire avec et, sans jamais porter le fer et le feu dans ces contrées éloignées, ne jamais accepter de subir.
    Merci à toutes ces innocentes victimes toutes récentes qui obligent ceux qui l’avaient trop incliné à redresser leur front.

  7. Si je be me trompe pas, les musulmans croient que le Coran est une revelation (en somme une religion revelee). Et Mahomet aurait regane le paradis en s’envolant sur son cheval, a l’endroit meme ou a ete batie la mosquee bleue au dessus du mur des lamentations. Avec l’aide de l’ange Gabriel . Et si en general les musulmans sont hostiles au judaisme, ce serait parce que les juifs auraient refuse l’alliance avec les mahometans. Tout cela laisse reveur…

    1. Ça, c’est le dogme. Plus précisément c’est « la Sira », c’est-à-dire un peu l’équivalent du catéchisme. Ce n’est pas du tout un texte sacré. Disons que c’est ce qu’on apprend à l’école en pays musulman, et ce que prêchent certains imams

  8. bonjour,
    merci pour cet article qui rappelle quelques points d’Histoire que le français lambda ne connaît généralement pas. Quant à l’attitude de beaucoup de musulmans, je suis de l’opinion de l’auteur, j’ai comme lui fréquenté des musulmans dans plusieurs pays, et j’en croise encore aujourd’hui dans ma ville.
    Dans une de mes classes à la Réunion, j’avais quelques élèves musulman-e-s, l’une d’elles venait régulièrement en retard le matin à la première heure, avec l’excuse classique de la panne d’oreiller ; je lui ai dit un jour qu’elle ne devrait pas être en retard, si elle respectait la prière du subh ; une autre m’a répondu : « monsieur, elle est une zarabe fraudée » (à la Réunion, les musulmans sont systématiquement appelés « zarabes ») ; hilarité générale dans la classe, sourire entendu d’une autre élève musulmane visiblement beaucoup plus pieuse que sa camarade.
    Dans ma ville de plus de 35000 habitants il y a deux mosquées, celle, toute neuve, fréquentée par mon coiffeur marocain, et l’autre, plus ancienne, fréquentée par les turcs, nombreux dans la région (une petite ville voisine a même été surnommée « Turkwiller »). Bref, n’en déplaise aux « islamophobes » (littéralement « ceux qui ont peur des musulmans »), on peut parfaitement vivre en bonne entente avec ces gens, qui ne sont pas différents de vous et moi.

    1. Merci pour ce témoignage ! Beaucoup d’islamophobes s’appuient sur le Coran, mais ne l’ont pas lu, et, s’ils l’avaient lu (comme moi) n’auraient rien compris ne serait-ce que qu’en raison de la langue (les versions françaises ont plus de notes dubitatives sur la signification que de texte !). En pratique, en Occident, ce sont les parents et les prêches qui forment la masse des musulmans, mais pas le Coran

      1. J’aurais pu rajouter à la fin : et ils vont à la mosquée comme nous allons (ou allions… ) à l’église, et ils écoutent leur imam comme nous écoutions notre curé : en pleine saison des moissons, si un dimanche suivait une semaine pluvieuse, les braves gens demandaient au curé la permission d’aller aux champs l’après-midi ; si par malheur il disait non, la plupart obéissaient, en dépit du bon sens dit « paysan ».

    2. En 1993 il y a eut une tentative du Pakistan qui envoyait des Imams intégristes…Obectif radicaliser les musulmans de La Réunion, de Maurice, de Madagascar, des Seychelles, des Maldives, des Commores pour tenter d’en faire un condominium musulman d

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