La grande inconnue des relations entre Pékin et Moscou

La grande inconnue des relations entre Pékin et Moscou

Moscou semble s’être mis en position de faiblesse en envahissant Ukraine. Cette faiblesse peut-elle être compensée par une véritable alliance avec Pékin ? Aujourd’hui, on ne le sait toujours pas.

Rappelons d’abord les racines historiques des rapports sino-russes.

Racines historiques des relations sino-russes depuis 1945

Remontons jusqu’en 1945. Le Japon est sous le choc des deux bombes atomiques et capitule face aux États-Unis.

L’URSS se dépêche de lui déclarer la guerre et de lui prendre des territoires : le sud de la grande île de Sakhaline et les îles Kouriles, ce qui lui permet de menacer un Japon alors démilitarisé.

Simultanément, l’armée soviétique lance ses parachutistes sur la Mandchourie « intérieure », partie « chinoise « de cette région longtemps disputée entre la Chine et la Russie, qui avait été annexée par le Japon. Les Mandchous ne sont pas des Chinois, et la dynastie mandchoue au pouvoir en Chine jusqu’à la révolution de 1912 travaillait dans cette langue et non en mandarin.

La Chine récupère la « Mandchourie intérieure » en 1948, l’autre partie restant russe.

La sinisation y a commencé bien avant avec des agriculteurs chinois, et a été renforcée par l’arrivée de la main-d’œuvre industrielle chinoise.

C’est toujours aujourd’hui une grande base de l’industrie lourde, en général publique, par opposition aux industries modernes et souvent privées du sud de la Chine.

Les communistes chinois prennent le pouvoir en 1949, sauf à Taiwan. Staline et Mao signent un pacte d’alliance à connotation antiaméricaine dès le 14 févriers 1950.

Cela n’empêche pas les conflits frontaliers ni le soutien de l’URSS à l’Inde attaquée par la Chine en 1963.

En 1971, le rival de Mao, Lin Pao, tente de se réfugier en URSS, mais son avion est abattu avant qu’il n’y arrive.

En 1996, la direction des deux pays a changé, l’URSS a été dissoute et son relais est pris par la Russie.

À Moscou, le président Eltsine et le dirigeant Jiang Zemin en Chine concluent un partenariat stratégique et décident de régler le conflit frontalier, ce qui sera finalisé en 2005.

La coopération se fait via le Forum de Shanghai qui devient le 15 juin 2001 l’organisation de coopération de Shanghai. Des exercices militaires conjoints auront lieu en 2005.

Vladimir Poutine continue de renforcer les liens entre les deux pays et notamment soutient le projet chinois des Routes de la Soie.

En 2014 a lieu la première crise ukrainienne, avec l’annexion de la Crimée par la Russie.
La dégradation corrélative des relations russo–américaines donne plus d’importance aux relations de la Russie avec la Chine.

Les données contemporaines du couple Chine – Russie

La Russie a 10 fois moins d’habitants que la Chine, et ils sont presque tous à l’ouest du pays, principalement en Europe. Le long de la frontière chinoise, la Sibérie russe est vide et il paraît logique qu’elle se remplisse de Chinois, d’où la méfiance russe.

Carte Russie - Chine
Carte Russie (vert) et Chine (orange) à l’est de l’Europe.

Chine et Russie sont tous deux en décroissance démographique, donc cette menace d’invasion pacifique ou militaire s’estompe légèrement.

Il n’en reste pas moins vrai qu’avec une faible partie de la population chinoise on pourrait gommer la plus grande partie de l’Asie russe.

De même en économie : vers 1990 l’économie chinoise était grossièrement de même importance que l’économie russe. Aujourd’hui elle est 10 fois supérieure.

La conclusion à ce stade est que la relation entre la Russie et la Chine est celle du faible et du fort.

Néanmoins la Chine a besoin de la Russie pour son projet des Routes de la Soie en Asie centrale, où les pays comme le Kazakhstan et ses voisins faisaient partie de l’URSS et sont toujours sous influence russe.

Moscou et Pékin ont signé en 2019 une déclaration commune « sur le développement du partenariat stratégique général » qui réaffirme les objectifs des années 1990.
Cette déclaration a été renforcée, à l’ouverture des Jeux Olympiques, le 4 février 2022 par la signature de l’accord de Coopération Chine/Russie et un communiqué commun proclamant que « jamais les relations sino-russes n’avaient été aussi bonnes ».

L’invasion de l’Ukraine a mis à l’épreuve ces déclarations.

Neutralité chinoise face l’invasion de l’Ukraine

La Chine a commencé par qualifier de mensonges les avertissements américains disant que les concentrations de autour de l’Ukraine annonçaient une invasion prochaine

Puis la Chine a insisté sur sa neutralité.

À l’ONU elle ne condamne pas l’agression russe, « regrette profondément » le conflit, « accorde une extrême attention aux préjudices subis par les civils », et appelle les deux pays à « résoudre le problème par la négociation ».

Le 2 mars, elle s’abstient lors du vote de la résolution exigeant « que la Russie cesse immédiatement de recourir à la force contre l’Ukraine ».

Que fait matériellement la Chine pour aider la Russie ?

Au-delà des proclamations, le fait important est que la Chine a décidé de ne pas s’associer aux sanctions, ce qui la place de facto dans le camp russe.

Ira-t-elle plus loin ? Sera-t-elle l’intermédiaire permettant à la Russie de limiter les effets des sanctions, voire de devenir « le client de secours » pour la Russie ?

Probablement, mais sur le deuxième point, il y a des limitations physiques et de toutes façons la Chine ne peut pas absorber autant d’hydrocarbures et de blé russe que l’Europe.

Pétrole, gaz et blé dans la tourmente ukrainienne

Et, à part le pétrole et le gaz, les deux économies n’échangent pas grand-chose, exceptées les exportations russes d’armes modernes vers la Chine.

Sur le plan des règlements internationaux, la Chine propose son système CPIS (système de paiement interbancaire transfrontalier) aux banques russes exclues début mars du système Swift de messagerie interbancaire.

Ce système chinois lancé en 2015 est principalement utilisé pour régler les crédits internationaux en yuans, dont les échanges liés à l’initiative « Belt and Road »(ou Routes de la Soie).

Remarquons que Sberbank, la plus grande banque de Russie, utilisée pour le paiement des importations européennes des hydrocarbures russes est restée chez Swift et que la Russie a exigé le paiement de ses hydrocarbures en roubles, ce qui a été refusé par les importateurs occidentaux.

Ces perturbations dans le système international de paiement a visiblement créé une grande confusion dans la presse économique. Personne ne sait que se passera concrètement dans les semaines à venir.

Les limites de l’aide chinoise

Privée des technologies occidentales, la Russie leur trouveraient-elles un remplacement en Chine ?

En tout cas, ce ne sera pas possible pour les pièces détachées de sa flotte aérienne, ce qui est en train de la paralyser. La Chine vient de le refuser ce 10 mars, car beaucoup de pièces d’aviation sont également américaines en Chine, et cette dernière craint des représailles américaines.

Quant aux compagnies pétrolières chinoises, qui seraient certainement très heureuses de remplacer les Occidentaux, et notamment Total , elles n’ont pas une technologie du même niveau.

La Chine donne l’impression d’hésiter sur la conduite à adopter, prise en deux feux :

  • D’une part stratégiquement elle se pense dans le même camp anti-occidental que Moscou et diffuse les infox de cette dernière.
  • D’autre part elle est un membre très actif de la mondialisation, et donc sensible à toute sanction ou punition qu’elle pourrait subir en aidant la Russie plus qu’elle ne le fait actuellement.

Par ailleurs, elle observe la situation commerciale russe en pensant aux sanctions qu’elle subirait elle même si l’idée lui venait d’attaquer Taiwan.

La guerre pour Taïwan ? Précédents historiques et risques militaires

Et la situation militaire de Moscou semble la surprendre par son relatif échec face à la résistance ukrainienne.
Se pose-t-elle des questions sur une éventuelle résistance analogue de Taiwan ?

Enfin, l’Ukraine est un fournisseur important de blé pour la Chine, et une porte d’entrée pour les produits chinois en Europe. Les salaires en Ukraine étant beaucoup plus bas que dans l’Union européenne, beaucoup d’entreprises chinoises y ont investi pour exporter vers l’Europe.

La Chine souhaite donc que la guerre s’arrête pour pouvoir sauvegarder cette source de nourriture (depuis des siècles, le souci prioritaire de la Chine) et ces investissements.

Pour la Chine ce qui compte, c’est ce qui servira les intérêts chinois

Bref, la Chine observe la situation et espère tirer des marrons du feu. Opportuniste, ce qui l’intéresse dans ce conflit est ce qui pourra servir les intérêts chinois.

  • Par exemple, elle essaye de détacher l’Europe de l’influence américaine, en disant que l’Union européenne supporte le coût des sanctions et la charge des réfugiés ukrainiens, alors que les Etats-Unis sont à l’abri, à bonne distance.
  • Elle espère aussi qu’en contrepartie d’une aide, la Russie lui donnera accès aux ports de l’Artique, qui sont en train de se libérer des glaces avec le réchauffement climatique.
  • Elle espère enfin que la Russie lui donnera accès à sa technologie en matière d’armes nucléaires.

Bref, les enjeux sont importants pour la Chine et donc pour le monde entier.

Mais je note une incertitude supplémentaire : vous avez remarqué que j’évoque souvent « Pékin » et « Moscou », et non « la Chine » et « la Russie ». Car la gouvernance de ces deux pays semble être entièrement entre les mains de deux personnes, Poutine et Xi, et peut donc changer si l’une de ces deux personnes disparaît.

Le sort de Poutine est de plus en plus souvent évoqué.

Quant à celui de Xi, le renouvellement de son mandat dépend des réunions politiques de cet automne, alors qu’il s’est exposé personnellement en proclamant un mois avant l’invasion « que l’amitié entre les deux états n’avait pas de limite ».

En principe, toutes les précautions sont prises pour donner un nouveau mandat au président actuel, en violation des traditions depuis la disparition de Mao. Mais tant que ce n’est pas fait…

Yves Montenay

 

 

Crédit photo de couverture : Xinhua/Ding Lin pour french.xinhuanet.com

4 commentaires sur “La grande inconnue des relations entre Pékin et Moscou”

  1. Merci beaucoup de cet indispensable rappel du contexte de faits fondamentaux mais ignorés de beaucoup, y compris de nombreux journalistes qui n’en pérorent pas moins.

    Deux observations :

    1 – Les relations russo-chinoises

    Mutatis mutandis, les relations sino-russes actuelles me font penser à la période du pacte germano-soviétique (1939-41) en ce sens qu’il s’agit moins d’une  » alliance  » (terme à utiliser avec prudence dans les relations internationales) que d’un partenariat qui tend actuellement à se diversifier et à s’approfondir.

    Pour autant, méfiances et arrières-pensées ne manquent certainement pas,notamment chez le partenaire le plus faible – et de loin – à savoir la Russie : rebutée depuis des décennies par les États-Unis et leurs vassaux européens, la Russie dépend de plus en plus de la Chine, dangereux compère affamé d’espace (comme les immensités dépeuplées de la Sibérie) et de matières premières et tous ses autres partenaires sont bien moins puissants.

    2 – Politique des pays d’Europe de l’ouest marquée par un atlantisme inadapté

    Cela montre encore plus à quel point la politique des pays d’Europe de l’Ouest vis-à-vis de la Russie depuis 1991 est globalement mauvaise car méconnaissant les fondamentaux géopolitiques :
    – l’Europe de l’ouest et la Russie sont toujours très complémentaires (pour simplifier : richesse et techniques de haut niveau contre espace et matières premières)
    – une interdépendance globalement équilibrée est concevable car, dans le cadre de relations diversifiées et quantitativement significatives, chaque partie a des moyens de pression sur l’autre, ce qui favorise souvent des compromis durables.

    Le suivisme quasi-servile de la politique étasunienne pratiqué par les pays européens peut se comprendre en ce qui concerne les pays baltes, voire la Finlande, la Pologne et la Suède, parce qu’ils sont exposées à une menace russe. Mais ce suivisme – assorti d’une préférence systématique pour les armes étasuniennes – est aberrant en ce qui concerne les pays d’Europe de l’ouest car contraire à leurs intérêts fondamentaux : la majorité des politiques et presque tous les médias grand publics s’emploient à diffuser ce seul point de vue à une opinion mal instruite et désorientée, ce n’est pas glorieux, pour ne pas dire malhonnête de la part de soi-disant élites, atlantistes par conformisme et, parfois, par intérêt personnel.

    1. Ce suivisme est dû aussi au pacifisme des Verts, notamment en Allemagne et au Danemark. J’espère qu’ils vont évoluer maintenant qu’ils partagent le pouvoir. Et vous oubliez le rôle de la personnalité de Poutine qui semble préférer des romans slavophiles aux rapports de ses services (en supposant que ces derniers osent lui dire la vérité)

      1. 1) Je doute que le pacifisme des Grünen [Verts allemands] les ait amenés à devenir atlantistes, à une époque ou à une autre.

        Par exemple, dans les années 1970, un des slogans pacifistes rejetant les efforts d’armement à l’Ouest auquel ils souscrivaient était  » Lieber Rot als tot  » [Plutôt rouge que mort], ce qui posait en principe qu’ils n’envisageaient que 2 alternatives : soit un affrontement dégénérant en conflit nucléaire, soit la soumission aux demandes de l’URSS.

        Par la suite, pas gênés par le principe et les conséquences d’un désarmement unilatéral, ils ont constamment fait preuve d’un anti-étasunisme systématique au point de ne pas être souvent capables de considérer froidement les États-Unis comme un des grands acteurs des relations internationales, avec lequel on peut tantôt coopérer, tantôt s’opposer, ce qui était par exemple la politique du Général dont la pertinence est toujours aussi grande. Comme atlantistes, on fait mieux !

        Concernant l’avenir, je doute fortement que beaucoup d’escrologistes ou de pacifistes allemands soient capables d’un Bad Godesberg en matière de relations internationales : un tel réalisme – à la Bismarck ou à la Kissinger – impliquant l’abandon de tout ce qu’ils ont dit ou fait depuis plus de 50 ans me semble incompatible avec les bases de leurs convictions et de leur comportement. Mais je puis me tromper, bien entendu.

        2) Concernant M. Poutine, vous allez faire de moi son avocat – ce qui ne m’intéresse pas : je cherche seulement à comprendre les causes et les enchaînement des événements, ce qui est suffisamment compliqué – à force de le considérer obligatoirement et uniquement comme un despote belliqueux insensible aux réalités :

        – Certes, le pouvoir quasi-absolu aveugle et M. Poutine a certainement moins de recul par rapport à l’Ukraine que vis-à-vis de la Syrie, conflit plus lointain et enjeu moins crucial, dans la gestion duquel il fut assez  » magistral « , sachant écouter ses orientalistes, lesquels étaient généralement (très) bien renseignés ; sous réserve de preuves, difficiles à obtenir, surtout à court terme, il est plausible qu’il n’ait pas été bien informé sur les capacités de son armée ou qu’il n’ait pas assez écouté ses experts.

        Au passage, la médiocre performance de l’armée russe en Ukraine devrait rassurer les autres pays européens, membres de l’OTAN, équipés, même insuffisamment, d’un bien meilleur matériel, etc. ; mais, en présence d’une guerre, mot et concept qu’ils ont voulu bannir de leur esprit depuis 30 ans, oubliant que l’Histoire est et reste tragique, nos pays qui se rêvaient en préretraités de l’Histoire sont littéralement tétanisés et, prêts à combattre le méchant M. Poutine jusqu’au dernier Ukrainien, et se réfugient dans un torrent de propos moralisant, voire insultants, ce qui ne fait pas avancer les choses, à savoir la recherche d’une solution diplomatique pérenne mettant fin dans les meilleurs délais aux terribles souffrances des populations.

        – En sens inverse, je suis convaincu que, depuis 15 ou 20 ans, le temps joue contre la Russie, comme contre l’Allemagne en 1939-40 : mutatis mutandis, les  » Occidentaux  » craignant une confrontation armée au point de ne pas vouloir en envisager la possibilité, ont repris à leur compte ces 2 slogans de la Drôle de guerre :  » Le temps travaille pour nous  » et  » Nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts « .

        Effectivement, l’effet cumulatif des sanctions – les  » Occidentaux  » n’ont jamais voulu négocier sérieusement sur la démilitarisation de l’Ukraine ni le retour de la Crimée à la Russie – prises contre la Russie, notamment depuis une décennie, risque de plus ou moins à moyen terme de mettre à genoux ce pays fondamentalement fragile qui souffre de multiples faiblesses : situations démographique et sanitaire médiocres, voire mauvaises, retard économique, isolement géographique assez fort contrairement aux apparences (ex : accès infime à une mer libre). Le partenariat de l’Allemagne avec l’URSS de 1939 à mi-1941 ou celui de la Russie avec la Chine actuellement atténue l’effet des sanctions mais au prix fort car il est plus que dangereux de dépendre fortement et durablement de Joseph Staline ou de Xi Jinping.

        Dans ces conditions, en faisant, comme depuis le début de ces observations, abstraction de tout jugement moral, l’option militaire – comme pour l’Allemagne en avril-mai 1940 – n’est pas absurde, même si elle a surpris presque tout le monde, moi compris. Est-ce du bellicisme aveugle ou un recours cynique à la guerre, redonnant vie au mot de Clausewitz ( » La guerre, c’est la continuation de la politique par d’autres moyens. « ) ? Difficile de se prononcer…

  2. Poutine va se faire manger par Xi (dans le cas où ces 2 là resteraient au pouvoir longtemps encore, ou les sbires serviles qui les remplaceraient). Malheureusement, ce sont les populations qu’ils soumettent qui en seront victimes….
    Comme il est dit dans votre commentaire, presque toute la Sibérie est vide, et la Chine en ferait bien son nouveau Tibet (ou sa nouvelle Mandchourie….)
    L’Occident, et l’Europe particulièrement, a besoin de la Russie et c’est réciproque: pour l’instant, Poutine est un peu l’idiot utile de Xi. Tant qu’il sera là, il est bien probable que les Russes en baveront encore quelques temps…Quand il sera éliminé, de gré ou de force, l’Europe aura intérêt à s’associer avec la Russie pour éviter le danger chinois, voire combattre une Chine devenue impérialiste. De fait, Poutine a fait prendre conscience à l’Europe qu’il fallait se préparer à la guerre ! Et comme il est bien possible qu’une agression chinoise (dans le Pacifique, ou dans l’Himalaya, par exemples) serait plus destructrice encore que celle des Russes aujourd’hui, on va peut-être « remercier » Poutine de nous avoir (involontairement) ouvert les yeux…..Dans ce contexte, toute l’affaire des sous-marins que l’Australie (et AUKUS) souhaite avoir, pour se protéger d’une expansion territoriale chinoise, prend une autre allure, plus concrète, plus militaire et moins commerciale (voire…moins moralisatrice). Il est temps que l’Occident se prépare au pire (ce que font les cours de Xi et Poutine depuis des années….)

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