En novembre 2022, je publiais « Taxons les riches et tout ira mieux » : 3 ans après, la démagogie égalitariste continue de battre son plein dans une confusion intellectuelle totale. Et comme toujours cela se terminera par plus de pauvreté pour ceux que l’on proclame vouloir défendre !
La dernière invention à la mode est la « taxe Zucman », qui, à l’instant présent (mais ça peut changer demain), est une exigence du parti socialiste pour ne pas censurer le nouveau gouvernement.
Cette taxe est omniprésente dans la presse, y compris celle considérée comme sérieuse (Le Monde : Gabriel Zucman : « Il va être très difficile de demander aux Français de faire des efforts tant que les milliardaires paieront si peu d’impôts »
Cette taxe instaurerait un impôt plancher de 2 % sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros, avec un rendement estimé à 15 à 25 milliards d’euros par an.
Elle a été adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale, mais rejetée par le Sénat. Ce dernier dénonce une mesure démagogique, qui pèsera sur l’investissement, probablement impossible à mettre en œuvre, voire anticonstitutionnelle, si elle est considérée comme une spoliation.
Plus généralement, circulent des chiffres fantaisistes sur la contribution réelle des très hauts revenus.
Par exemple on publie un peu partout que les milliardaires paieraient en moyenne seulement 25 à 27 % de leurs revenus en impôts et charges, bien moins que les contribuables moyens. Or rien n’est plus menteur qu’une moyenne, surtout quand elle mélange les choux et les carottes.
Par exemple, une étude de l’Institut des politiques publiques (IPP) de 2023 montre que, pour les 0,1 % les plus riches, le taux d’imposition global atteint environ 46 %. Mais pour les 0,0002 % les plus fortunés, ce taux redescend à 26 %.
Commençons par remarquer que les 0,0002 % sont probablement des cas très particuliers et certainement surveillés par le fisc. J’ai par exemple entendu parler d’arrangement avec les impôts pour que telle entreprise reste dans un giron français.
Et puis, qu’est-ce qu’un revenu ? Il est à la mode à gauche d’ajouter aux revenus stricto sensu ce qui reste stocké dans des holdings plutôt que d’être versé en dividendes au « super riche ». En oubliant que c’est en général réinvesti, donc utile à l’économie et à l’emploi.
On excite les jalousies en disant que les très riches peuvent ainsi percevoir peu de revenu personnel imposable tout en conservant le contrôle de grandes fortunes.
Mais quel mal y a-t-il à cela à part exciter la jalousie au détriment de l’efficacité économique ? Vaudrait-il mieux que le « super riche » vende son entreprise à un Chinois, puis gérerait tranquillement sa fortune, maintenant liquide, à l’étranger ?
Quant au milieu et au bas de la pyramide sociale, la façon dont sont traitées les « charges sociales patronales et salariales » n’est pas claire.
Parle-t-on des salaires nets ? Dans ce cas, il faudrait y rajouter des prestations sociales (maladie, gratuité de l’enseignement…) qui sont extrêmement grossièrement la contrepartie des charges sociales.
Je découvre même le livre écrit par des journalistes du Nouvel Observateur et présenté par Le Monde où il est tranquillement affirmé que « la politique de l’offre » mise en place par Emmanuel Macron était une ponction de 270 milliards par an des pauvres vers les riches.
Alors que cette politique a permis de commencer à réindustrialiser la France ! Qu’en pensent les ouvriers des nouvelles usines, ou de celles qui n’ont pas fermé ?
En conclusion, beaucoup d’études sont polluées par la passion égalitariste, dont l’histoire montre qu’elle mène à la pauvreté généralisée… sauf pour les dictateurs au pouvoir : comment vivaient Mao, Staline et bien d’autres pendant les famines qu’ils ont infligées à leurs peuples ?
Le 17 novembre 2022, j’écrivais donc l’article « Taxons les riches et tout ira mieux » que voici :
Le Covid-19, le dérèglement climatique, la montée des dictatures et des guerres, les pénuries et l’inflation qui en résulte, tout cela est inintéressant : rétablissons l’ISF, taxons les dividendes et ces problèmes disparaîtront !
Les besoins financiers de l’État ont explosé avec le « quoi qu’il en coûte » et les divers « boucliers » anti inflation. Les tribunes se multiplient pour réclamer d’augmenter la pression fiscale sur « les riches ».
La folie égalitaire est à la mode, se répand sur les réseaux sociaux et même dans des journaux réputés sérieux, tel que Le Monde. Dénoncer les inégalités à grand renfort d’articles chocs rapporte des lecteurs et permet de gagner des voix.
Mais pas la mienne.
Quand on parle de « taxer les riches » ou de « réduire les inégalités», on oublie toujours de parler des conséquences économiques à court et moyen terme : l’égalitarisme généralise la pauvreté alors qu’il proclame la diminuer.
Mais la mode égalitariste est toute-puissante, même quand ce sont les pauvres qui y perdent…
Commençons par un bref rappel historique expliquant pourquoi l’égalitarisme imprègne si profondément la mentalité française… contrairement aux pays anglo-saxons et aux protestants qui honorent la réussite professionnelle.
Un égalitarisme très français
Les racines historiques de l’égalitarisme en France
La revendication égalitariste date en France du siècle des Lumières, dont les philosophes réagissaient aux privilèges de la noblesse et du clergé. Ces deux classes sociales étaient divisées : au sommet, on fréquentait la cour royale, inventée par Louis XIV pour maintenir sous sa coupe les nobles qui s’étaient révoltés lors de La Fronde, tandis qu’à la base de la noblesse et du clergé, on était beaucoup plus près du peuple et imprégné par les idées de réforme.
D’où la transformation des États généraux, convoqués par Louis XVI pour augmenter les impôts, en une Chambre des députés décidant les réformes. La base de la noblesse et du clergé s’est alors alliée au « Tiers Etat », en grande partie composé de bourgeois, et ce sont ces groupes bien au courant des questions de production qui ont répandu l’image d’une noblesse de cour parasite.
Remarquons qu’il s’agit d’une caractéristique française, alors qu’en Angleterre les « gentlemen farmers » n’étaient pas à la cour, mais modernisaient leurs exploitations agricoles. Leur utilité sociale était évidente et la pression égalitariste moins forte. Par ailleurs, cette révolution agricole a permis de nourrir les ouvriers de la révolution industrielle qui démarre justement à ce moment-là dans ce pays.
À cela s’est ajouté, lors des troubles de la révolution française, un courant violemment égalitariste, illustré notamment par Gracchus Babeuf qui milite pour « l’égalité parfaite », notamment par la nationalisation intégrale des activités. De multiples manifestations et écrits rejettent la « révolution bourgeoise », un terme qui sera popularisé plus tard par les marxistes. Il s’adresse aux « sans-culottes », à « la populace » disent ses adversaires. Il finit guillotiné en 1797 après avoir lancé « la conjuration des égaux » et restera une référence de plusieurs courants politiques français.
Quelques dizaines d’années plus tard, Karl Marx va lancer le communisme, qui vise lui aussi le clergé et les nouveaux nobles, les capitalistes.
L’égalitarisme servira d’argument électoral pour des partis communistes ou analogues, alors qu’en URSS et dans les autres pays soviétisés, les anciennes classes sociales favorisées sont remplacées par une « nomenklatura » comblée d’avantages en nature ainsi que d’occasions de trafics et de corruption.
Remarquons que le parti communiste s’est massivement implanté en France et en Italie, mais pas dans les pays protestants, anglo-saxons, germaniques ou scandinaves.
L’égalitarisme c’est quoi ?
Wikipédia en donne la définition suivante : « L’égalitarisme est une doctrine politique prônant l’égalité des citoyens en matière politique, économique et/ou sociale, selon les contextes. Dans un sens plus général, l’égalitarisme désigne une école de pensée qui donne la priorité à l’égalité de tous. »
J’y suis opposé pour une raison de principe et une raison pratique : la limitation de la liberté et le nivellement par le bas.
Quelques réflexions sur l’égalitarisme
L’égalitarisme est non seulement une atteinte à la liberté mais aussi une idée très théorique de la vie, qui imagine le même fleuve tranquille pour des individus pourtant profondément différents.
En pratique, on nivelle par le bas car c’est facile : pour les adultes, il suffit d’augmenter les impôts, alors que la redistribution est maladroite et coûteuse.
Pour les enfants, il suffit de « simplifier » les programmes scolaires et de distribuer le bac à presque tout le monde. Il ne faut pas s’étonner ensuite des mauvais résultats des élèves français dans le classement international PISA.
Une redistribution de l’ensemble de la richesse démotive ceux qui veulent travailler pour améliorer leur sort. Symétriquement, moins un individu génère de richesse, plus il bénéficiera de la redistribution.
Cette démotivation d’une partie des meilleurs producteurs et la passivité des moins bons conduisent à l’appauvrissement général et notamment à la fin de la redistribution ! Nous aurons ainsi enfin l’égalité, mais dans la pauvreté.
Cela a été réalisé partiellement en URSS : la grande masse s’est retrouvée dans cette situation, mais le pays a quand même continué à fonctionner partiellement en distribuant des privilèges importants, en argent et en nature, à l’élite économique et politique, par exemple des logements et des voitures de fonction, deux biens qui étaient très rares et motivaient fortement.
Piketty : une avalanche de chiffres pour une idéologie contestable
C’est ainsi que l’égalitarisme généralise la pauvreté alors qu’il proclame la diminuer.
Parlons donc un peu moins des inégalités et un peu plus de diminuer la pauvreté, en augmentant par exemple les qualifications. Pour cela, nous avons les modèles suisses et allemands à nos portes. Ce modèle inspire enfin la réforme actuelle de l’apprentissage : pour une fois le problème est pris par le bon bout !
Pour encourager la production de la richesse nationale, dont tous bénéficient directement (profits) ou indirectement (redistribution), la taxation du capital ne doit pas décourager les investisseurs ni les entrepreneurs et doit au contraire s’inscrire dans le contexte européen et mondial.
Pourtant, on entend de nouveau s’élever les voix pour demander le rétablissement de l’ISF.
La querelle sur l’ISF rebondit
De la création de l’IGF à l’ISF
Nous sommes en 1981, Mitterrand a une élection à gagner. Il promet la retraite à 60 ans et une dure taxation des grandes fortunes : c’est l’IGF, l’impôt sur les grandes fortunes.
Une fois élu, il applique ces deux bêtises, mais doit rétropédaler sur la deuxième devant le massacre des PME et le chômage corrélatif qu’il entraîne.
Déjà expert en infox (fake news), il dira « Le chômage, on n’y peut rien, on a tout essayé ». Mais devant la catastrophe, il finit par alléger considérablement l’IGF.
Chirac, premier ministre de cohabitation à partir de 1986, supprime l’ISF et est battu à la présidentielle de 1988 notamment parce qu’il a « favorisé les riches ».
Je passe sur les différentes réformes de l’ISF pendant les 30 ans qui suivent, tous les gouvernements étant pris entre l’évidence de la nuisance de cet impôt qui écarte de la France les employeurs, nationaux comme étrangers, et la crainte de se faire accuser de « favoriser les riches« .
Macron et l’ISF
Et voilà qu’arrive 2017. Le candidat Macron est direct : « l’ISF fait fuir des investisseurs français et décourage des étrangers d’investir chez nous, ce qui explique une partie de notre chômage ».
Une fois élu, il supprime l’ISF (ou plus exactement le remplace partiellement par un impôt sur l’immobilier, l’IFI), et ça marche : les « exilés fiscaux » reviennent, les étrangers investissent et le chômage diminue jusqu’au début de la pandémie.
« Le nombre de demandeurs d’emploi a baissé de 3,3 % en 2019 en France (…) Sur le marché du travail, le millésime 2019 aura été l’un des meilleurs de la décennie écoulée. » écrivait Le Monde le 27 janvier 2020.
Et après la pandémie, la reprise d’activité a été très forte et le nombre de chômeurs sans activité en France a baissé de 12,6 % en 2021, à son plus bas niveau depuis la fin de 2012 (chiffres Pôle emploi). Depuis début 2022, le taux de chômage oscille entre 7,3 % et 7,4 % à un niveau inférieur de 0,9 point à celui d’avant la crise sanitaire (Insee).
Est-il besoin de rappeler que la diminution des dépenses de chômage dégage des ressources pour tous les autres postes de dépenses ? Et que chaque personne remise en activité contribue par sa production, ses cotisations sociales et sa consommation à enrichir la nation.
Cela n’empêche pas les égalitaristes de clamer immédiatement que « supprimer l’ISF va augmenter les inégalités », et la campagne pour son rétablissement rebondit : « Macron est le président des riches ».
Suppression de l’ISF : des critiques démagogiques et infondées
Il faut rappeler que l’objectif de cette suppression de l’ISF était non seulement de ne pas décourager les étrangers d’investir en France et d’y implanter des cadres supérieurs très bien payés, mais aussi, de diminuer l’exil fiscal les deux privant le trésor français de contribuables intéressants, et faisait courir le risque que ces Français, devenus étrangers, laissent peu à peu tomber leurs entreprises françaises pour en développer d’autres dans leur nouveau pays.
Nous avons vu que le premier objectif a été atteint, avec l’amélioration de l’image de la France qui avait la réputation de taxer les entreprenants et le retour des investisseurs étrangers. Le second a été atteint également puisque l’exil fiscal a diminué.

Les articles dénonçant la suppression de l’ISF oublient également souvent de dire qu’il n’a pas été totalement supprimé, puisqu’il reste l’IFI qui taxe les grands propriétaires immobiliers, « parce que l’accroissement de la valeur de leur appartement ne vient pas d’une activité d’entrepreneur »
Bref, sur cette question, on voit fleurir des articles démagogiques non fondés économiquement.
Même Le Monde, réputé sérieux, s’y est mis, dans la foulée de la tribune régulière de Piketty qui répète sa dénonciation des inégalités sans se pencher sur les conséquences économiques des mesures fiscales qu’il propose.
Se souvient-il de l’expérience suédoise, pays libéral économiquement, mais à forte fiscalité et forte redistribution, qui a été obligé de rétropédaler devant l’émigration des entrepreneurs et des cadres ? En effet, à partir d’un certain niveau d’impôt, la Suède a constaté que ses cadres émigraient, ce qui non seulement diminuait ses recettes fiscales mais surtout freinait l’ensemble de l’économie… avec pour effet de réduire encore plus les impôts perçus in fine.
La querelle sur les dividendes des entreprises
Il y a une querelle du même tonneau sur les dividendes reçus par les personnes physiques : surtaxés depuis 2013, ils s’étaient beaucoup réduits.
Notre nouveau président ramène en 2017 leur imposition au niveau européen moyen, et voilà les dividendes qui reviennent à la normale, donc ré-augmentent en 2018 et 2019.
Scandale vite dénoncé par la presse. Sans doute, faudrait-il que les riches renoncent à chercher une rémunération pour leurs investissements… mais continuent d’investir quand même !
On oublie qu’après 2013, l’État a été perdant malgré la hausse nominale de la fiscalité, la baisse des dividendes ayant généré moins d’impôt.
Au contraire, on constate que la baisse de la taxe sur les dividendes en 2017 a généré beaucoup plus de recettes fiscales du fait de l’élargissement de l’assiette en 2018 et 2019.
Cela provient notamment du retour en France des contribuables recevant beaucoup de dividendes et d’une baisse des nouveaux départs de ces contribuables.
Ce sont les résultats issus du troisième rapport du Comité d’évaluation des réformes de la fiscalité du capital, publié en octobre 2021 et réactualisé par France Stratégie en octobre 2022, pour poursuivre l’analyse des réformes engagées notamment au titre de la transformation de l’ISF en IFI et de l’instauration du Prélèvement forfaitaire unique et libératoire de 30% -le PFU- sur les revenus du capital mobilier.On a constaté un changement d’état d’esprit des investisseurs internationaux, pour qui la France a perdu sa réputation de taxation des entrepreneurs, et de leurs cadres dirigeants. N’oublions pas que ce sont ces derniers qui, concrètement, décident des implantations à l’étranger.
5 ans après ces réformes, le recul est maintenant suffisant pour confirmer que l’exil fiscal a diminué. C’est autant de gros contribuables qui restent en France pour le plus grand bénéfice de Bercy. Et non seulement eux, mais aussi leurs entreprises, qu’ils auraient développées à l’étranger s’ils étaient partis.
Il faut également rappeler que l’argent des dividendes circule. Une partie va aux fonds de pension, et finit dans la poche de modestes retraités, notamment américains et anglais, une autre est replacée par les bénéficiaires privés dans de nouvelles entreprises. C’est un moyen essentiel du renouvellement de notre tissu entrepreneurial.
Trop d’impôt tue l’impôt
Mais vous ne lirez rien de tel dans la presse égalitariste, dont le lecteur pense au contraire qu’une hausse du taux de l’impôt augmente les recettes de l’État et que sa baisse les diminue.
C’est ignorer les enseignements des courbes de l’économiste Arthur Laffer, suivant lesquelles, il n’est pas fiscalement rentable de dépasser un certain taux de prélèvement car une hausse des taux diminue in fine l’assiette fiscale.
Pas besoin d’être scientifique pour comprendre qu’il vaut mieux pour l’Etat toucher 25% de 1000€ de dividendes distribués, soit 250€ de recette fiscale, que de taxer à 33% des dividendes réduits à 600€, soit 200€ de recette fiscale.
C’est l’adage bien connu : « trop d’impôt tue l’impôt »
Et c’est d’autant plus vrai que les acteurs économiques peuvent choisir de s’établir dans des pays à la fiscalité plus douce.
Surtaxer les riches appauvrit tout le monde
Or, comme une grande part des dépenses de l’État a un objectif social, diminuer les recettes en augmentant comme en 2013 l’impôt sur les dividendes, c’est appauvrir les pauvres.
Ce n’est pas en taxant « les riches » que l’on réduira les inégalités !
De la même façon, la suppression de l’ISF a entraîné une baisse des recettes fiscales beaucoup moins importante que prévu et cette petite baisse a été compensée par les impôts sur les activités générées.
Au mépris d’un examen sérieux du résultat, la fin partielle de l’ISF et la taxation normale des dividendes sont ainsi présentées comme des scandales. Peu importe que l’emploi et le trésor public y gagnent !
Le titre de l’article du Monde, mis à jour le 9 octobre, donne le ton « Après la suppression de l’ISF, les revenus des 0,1 % les plus riches ont explosé en France ».
C’est un manque de sérieux flagrant, l’augmentation de leurs revenus provenant de la hausse des dividendes et non de l’absence d’ISF, et n’étant qu’un retour à la normale européenne, comme expliqué plus haut.
Enfin se polariser sur les 0,1 % c’est réduire l’analyse à des cas très particuliers, dont beaucoup sont probablement accidentels, je veux dire par là qu’ils ne figurent dans cette liste que pour une raison ponctuelle, et donc n’en feront pas partie l’année suivante.
« Non seulement ils sont riches, mais en plus ils en profitent »
La presse égalitariste fourmille également de ce que j’appelle « des doublons logiques » qui enfoncent des portes ouvertes, tout en criant au scandale pour faire vendre.
Par exemple, cette presse exploite l’enquête « Epicov » coordonnée par l’Inserm, rendue publique le 9 octobre 2020 et dont la conclusion est que « le Covid-19 a accru les inégalités« .
Les riches sont mieux logés
En effet, premier « doublon », la « découverte » que les riches habitent dans des logements plus grands que les pauvres.
C’est présenté comme un scandale, et cette enquête souligne que, de plus, cela les met à l’abri de la promiscuité qui répand le virus chez les moins bien logés.
Les logements des « riches » sont déjà taxés via l’Impôt sur la Fortune Immobilière, mais visiblement ça ne suffit pas. Que va-t-on inventer pour établir une égalité de confort et de risque face au virus ? Va-t-on interdire la propriété de logements de plus de 15 m² par personne ?
Les riches bénéficient du télétravail
Deuxième « doublon logique », les riches en général ne travaillent pas de leurs mains, et peuvent donc télétravailler à partir d’une agréable résidence secondaire ou de tout autre endroit pittoresque. Ils peuvent éviter ainsi des heures de transport quotidien, et donc échapper encore plus au virus !
Alors que les pauvres doivent se rendre sur leur lieu de travail pour y être ouvrier, caissière, employé de banque…. Il faut donc interdire le télétravail, tant pis si les contaminations augmentent !
Notez au passage qu’on oublie les médecins, notamment hospitaliers, qui sont en première ligne face au virus …
Les riches vivent mieux
Indépendamment de la pandémie, j’entends aussi que les riches mangent plus « bio » bien que ce soit plus cher, qu’ils peuvent se payer un abonnement à une salle de sport, ou, scandale, à un terrain de golf !
On rajoute qu’ils peuvent faire des voyages confortables. Interdisons donc le bio, le sport et les voyages dans des hôtels de plus de 2 étoiles !
Les riches ont plus d’argent
Le Monde enfonce le clou en écrivant : « L’épargne accumulée depuis le confinement est très majoritairement détenue par les Français les plus aisés » (octobre 2020). Quelle surprise ! Quel scandale !
On pourrait continuer longtemps ainsi, résumons par un doublon logique général : « Non seulement ils sont riches, mais, en plus, ils ont de l’argent ! »
Les ravages de la jalousie et du populisme sont dévastateurs.
Yves Montenay

Le Monde, un « journal sérieux » ? Plutôt le plus faussement objectif, ou le plus objectivement faux…
Ah la la ! Il essaie de cultiver son image de sérieux en publiant une tribune de droite pour « équilibrer » une tribune très à gauche. Je le lis quotidiennement depuis 1954. Il a beaucoup varié de la gauche idéaliste à des parti pris à la mode. Je me souviens par exemple de l’époque où il était béat devant Mitterrand.
Dans certains pays communistes on déploie le tapis rouge aux riches…!
Il doit bien y avoir une raison.
Les bobos du journal Le Monde, qui se croient « de gauche » (ou « sociaux ») par simple posture, oublient (parce qu’ils sont en général plutôt aisés) une chose: les Riches ne se font pas plumer 2 fois. Après la 1ère fois, ils s’en vont, pour laisser les Pauvres ou les Modestes, entre eux, sans laisser de quoi financer une économie prospère et (donc) des prestations sociales suffisantes.
D’ailleurs, ce mouvement a déjà commencé: la France n’est plus dans le groupe de tête des meilleurs PIB du monde, mais elle est en tête des pays tireurs d’impôts.
Autre détail qui a un sens: c’est dans un pays bourré de riches, mais aussi animé d’une culture de la responsabilité individuelle (pour l »instant, car la menace communautariste est active) très profonde, que les dons et la philanthropie sont les plus abondants: les USA !
Il y a une évidence: quand on est riche on peut aider (par exemple: les Ukrainiens), quand on est pauvre on peut le faire moins facilement. Quand on voit que la France est un peu obligée de se déshabiller (de ses canons Caesar qui lui coutent si cher..) pour aider l’Ukraine, au risque de se faire envahir et occuper sans réagir, ça fait un peu pitié….
« Aider les Ukrainiens », je suppose que vous faites allusion à Musk qui a mis son réseau de satellites à la disposition de l’Ukraine
Non, je ne pensais pas au riche Musk (qui a menacé de retirer son aide…) mais à ce qui est déjà fait par les riches USA. Manifestement, il n’y a qu’eux (les riches) qui sont en mesure d’aider (vraiment) les Ukrainiens.
Mais s’ils arrêtent (et DONC si les Ukrainiens perdent 1 cm2 de leur territoire) on aura du souci à se faire (en Europe et dans le monde), car tous les conflits territoriaux larvés, ou gelés (en Asie, Afrique, Amérique du Sud, et même en Europe) exploseront sans limite (d’ailleurs, l’invasion russe de 2022 est le produit logique des invasions russes précédentes, acceptées, en Géorgie et en Crimée). Bref: je ne suis pas sûr que la taxation des riches serait appréciée par les Ukrainiens, par exemple.
Cette analyse rationnelle » augmenter les taux d’imposition des très riches peut souvent diminuer les rentrées fiscales » ne répond qu’à un tiers du sujet. Le 2ème correspond à la jalousie-envie incompréhension des très gros revenus, totalement impensables par la foule => à quoi servent vraiment certains riches (il en existe) et comment faire qu’un plus fort % des riches soient moins rentiers-hédonistes-profiteurs et plus contributeurs au bien commun ? . Le 3ème porte sur la distribution « optimale » des revenus dans un pays démocratique. Qui oserait explorer ce sujet? Si cette distribution optimale était décrite-définie diffusée … il serait facile que l’impôt sur les revenus, tous les revenus, varie selon déciles ou centiles pour rétablir la distribution optimale , chaque année .On sait déjà que le brouillard volontairement complexe entretenu par le fisc et les politiques empêche de débattre sérieusement de l’imposition « républicaine » des revenus . Sait on que les simplificateurs ont montré que en France la fusion des redistributions et des impôts sur le revenu pourrait se traduire actuellement par une formule unique, universelle et républicaine de 500€ -0,3*Revenus. C’est la formule actuelle de la troisième tranche. Une formule simple et universelle étant posée, le débat pourrait commencer sur la valeur fixe de 500 € (le RSA actuel) et le coefficient de 0,3.
L’inégalité est la condition naturelle de l’humanité, celle qui résulte de la liberté. Si on veut l’égalité il faut l’imposer, notamment par la spoliation des plus riches (fiscalité progressive). Liberté et inégalité ou égalite et spoliation, il faut coisir. Pour moi ce sera toujours la liberté.
A ceci près que la « supériorité » de bien des bourgeois des pays occidentaux est surtout l’appartenance à une classe d’âge nombreuse ayant usé de son poids démographique pour spolier les classes creuses les ayant précédé et les classes creuses derrière elles.
Pour ça on l’appelle à présent la Génération Cronos, du nom de ce titan de la mythologie grecque ayant assassiné son père pour lui ravir le pouvoir et dévorant ses enfants pour s’assurer de ne pas subir à son tour le même sort…
Pour sûr un type pareil, de nos jours, on appellerait ça un boomer…
J’ai beau être démographe et être un « pré-boomer » (né en 1941) cette obsession de tout expliquer par des gens qui ont le mérite de faire les 30 glorieuses tout en élevant beaucoup d’enfants me parait excessive
les discours récents, publiés dans le monde, de Pisani-Ferry et de Bourlanges, me semblent « honnêtes » et méritent de contribuer au débat des défaillances collectives des boomers européens.
https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/09/19/sur-chacun-des-chantiers-qui-ont-occupe-ma-vie-nous-regressons-les-extraits-du-discours-de-jean-pisani-ferry-pour-sa-legion-d-honneur_6641907_3232.html
https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/09/20/le-bilan-amer-de-deux-baby-boomeurs-jean-pisani-ferry-et-jean-louis-bourlanges_6641993_3232.html
https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/09/20/ma-generation-n-a-pas-ete-a-la-hauteur-de-ce-dont-elle-a-herite-les-extraits-du-discours-de-jean-louis-bourlanges-pour-sa-legion-d-honneur_6641932_3232.html
Perso, en premier, je mettrais en premier la non éducation de leurs enfants.
L’éducation insuffisante des enfants par les parents est effectivement une catastrophe, qui s’ajoute aux insuffisances de l’éducation nationale, laquelle se polarise sur l’égalitarisme et non sur le niveau. Contrairement à ce que j’entends autour de moi, je ne suis pas persuadé que ce soit lié à l’immigration.
Un des problèmes est que bien des parents considèrent l’école comme une garderie…
Je compte les pré-boomers dans les « classes creuses précédentes », quand on dit « boomer », on fait allusion aux électeurs du pouvoir en place ayant bien davantage profité des 30 Glorieuses qu’y ayant contribué, fait peu d’enfants pour mieux spéculer dans l’immobilier, pris leur retraite avant tout le monde avec des pensions anormalement élevées…
En économie, on appelle ça des « passager clandestins », prenant beaucoup et donnant peu…
Je suis démographe et par ailleurs scientifique, je me méfie des mots mal définis. Si vous parlez des Français qui sont nés entre 1946 et 1974, ce sont leurs parents qu’il faut féliciter. Si vous parlez des électeurs de Macron, je ne sais pas dans quelle mesure ces deux notions se recoupent. A priori, ça ne peut être que partiellement
En fait c’est assez difficile de trouver le mot précis, mais quand on fit « boomer », le sous-entendu est en fait toute une caste d’opportunistes nés autour de 1950 et qu’on pourrait tout à fait comparer à la Nomenklatura qui était essentiellement née entre 1900 et 1915, d’où une valse de vieillards séniles à la tête du régime vers la fin du régime et il y avait eu un petit jeune, Gorbatchev, mais il avait commencé à s’attaquer aux privilèges des vieux caciques ayant joué leur va-tout avec la tentative de coup d’Etat ayant précipité la fin du régime…
Et il y a une véritable dégradation ces dernières années car Macron a tendance à garder des ministres parfois condamnés, des candidats en tête dans les sondages exhibent comme des médailles des condamnation pour corruption, ce qui amène à se poser de sérieuses questions quant au sens des responsabilités de l’électorat.
Peut-être exagérez-vous la situation?
Que « l’égalitarisme » soit une aberration économique, soit . Vous l’expliquez très bien
Mais, à l’inverse, une explosion des inégalités salariales et surtout patrimoniales à laquelle nous assistons depuis quelques décennies est-elle viable à long terme ? Bizarrement, vous ne l’évoquez pas. Vous défendez systématiquement les privilèges de la classe dominante, qui a le pouvoir d’imposer ses visions du monde et ses idées mais cette même classe dominante refuse de partager son pouvoir avec les autres classes (combien de ministres ou de députés, et je ne parle même pas de sénateurs, sont issus de la classe moyenne « inférieure » ou prolétaire?) et d’accepter d’autres idées. Vous en êtes la preuve ainsi que nombre de vos lecteurs.
Vous écrivez aussi :
« Pour les enfants, il suffit de « simplifier » les programmes scolaires et de distribuer le bac à presque tout le monde. Il ne faut pas s’étonner ensuite des mauvais résultats des élèves français dans le classement international PISA ».
Je ne sais pas si les programmes ont été « simplifiés ». Mais de toutes façons, certaines notions que l’on abordait en primaire autrefois par exemple n’étaient pas maîtrisées par les enfants et encombraient l’enseignement. Et si vous avez raison de dire que les résultats de PISA sont moins bons qu’avant, d’autres causes expliquent certainement mieux ces résultats: depuis 20 ans, on assiste à un véritable prof-bashing avec diminution du pouvoir d’achat d’au moins 20% ( étonnamment, vous passez sous silence le fait que les salaires des enseignants français sont parmi les derniers des pays de l’OCDE !), formation continue inexistante, programmes constamment changés, inclusion sans moyens adéquats d’enfants auparavant pris en charge par des institutions, classes plus chargées qu’à l’étranger. Si bien que si on classait les systèmes scolaires suivant les résultats rapportés au nombre d’élèves par classe ou au salaire d’un enseignant, la France gagnerait des places. On n’a pas les meilleurs résultats scolaires mais en terme de rentabilité, on est mieux placé. Bien évidemment, ce n’est pas ce que l’on souhaite mais si vous voulez de meilleurs résultats aux tests PISA, il faudra bien revaloriser dans tous les sens du terme le métier d’enseignant.
La France est un des pays les plus égalitaires et les inégalités y sont stables. Le reste est de la propagande. Je suis tout à fait d’accord pour qu’on augmente le salaire des enseignants, il faudra prendre les sommes en question quelque part, et ce sera politiquement difficile. Mais une augmentation de salaire aura probablement peu d’influence sur l’état de l’enseignement, pour commencer parce qu’on manque de monde partout : si on attire des gens dans l’enseignement, ils vont manquer ailleurs ! On ne peut pas avoir à la fois les soignants, les enseignants, Les juges… ou alors il faut une immigration massive ou retarder fortement l’âge de départ en retraite, mais une grande partie des électeurs n’en veulent pas. Relire :https://www.yvesmontenay.fr/2022/01/19/on-manque-de-bras-et-de-cerveaux-ou-sont-ils/
« On ne peut pas avoir à la fois les soignants, les enseignants, Les juges… »
Oh si, on pourrait, mais il faudrait revaloriser les salaires et le faire sans creuser les déficits supposerait de plafonner les pensions et sabrer les niches fiscales des retraités actuels, ce qui serait suicidaire vu leur surreprésentation dans le corps électoral, surtout aux élections locales, les jeunes ne votant qu’à la Présidentielle où pour sortir les sortants quand ils sont à bout, ce qui était le cas en 1997 où le chômage était à des sommets ou en 2024, où le clientélisme pro-retraité de Macron a dépassé le point de non-retour…
Pour limiter la casse aux européennes, Macron a décidé une revalorisation des pensions coûtant à elle seule le prix du RSA (censé plomber les comptes publics) ou bien consommant d’un coup les économies attendues du recul de l’âge de la retraite dont le pouvoir a réprimé la contestation avec une violence davantage digne d’une dictature sud-américaine des années 70 que d’une démocratie d’Europe de l’ouest…
On voit que vous ne vous rendez pas compte de ce que sont les dictatures
J’ai longtemps habité dans un quartier de Paris où la manif du samedi fait partie du folklore local et la violence de la répression des Gilets Jaunes a scandalisé tout le monde car c’était vraiment de l’intimidation, la police étant depuis assimilé à la milice privée des Macronistes…
Je ne vous contredis pas car je n’y étais pas. Par contre dans mon quartier, les manifestations passant par la Bastille sont fréquentes, et ce sont les commerçants qui ont peur. Ils cachent leur vitrine derrière des planches, et ceux qui ne le le font pas ont souvent une vitre cassée, ou pire. Depuis quelque temps l’encadrement policier est plus efficace et bien vu. Y compris semble-t-il par les manifestants « normaux ».
J’habitais près de République et les manifs là bas, c’est habituellement l’ambiance de la fête de l’Huma.
Bien sûr, il y a les Black Block mais on laisse faire car c’est bien commode pour discréditer un mouvement social. Par ailleurs, ce sont souvent des petits fils de notables ayant eux-mêmes pu jeter des pavés en mai 68, ils s’en prennent toujours aux mêmes cibles (banques, commissariats de police…), c’est très prévisible, presque scénarisé…
Par contre depuis une dizaine d’année, il y a de plus en plus souvent des petites frappes de banlieue venant pour casser et surtout piller quand l’occasion se présente…
Quant aux Gilets Jaunes, je pouvais défiler avec eux le matin, c’était souvent des quadras chassés de Paris par l’inflation immobilière, mais je m’arrangeais pour être rentré chez moi au plus tard vers 13/14h car c’était à partir de 15h que les CRS s’en donnaient à coeur joie, au point que ça sentait le gaz lacrymogène jusque dans mon domicile!
Il faut arrêter avec cette équation déterministe (et pseudo-marxiste) que je viens de lire: mieux payer les profs et les résultats scolaires seront meilleurs ! Et pourquoi donc ? Les profs feraient-ils mal leur boulot, pour se venger de leurs salaires médiocres ? Les choses sont un peu plus complexes que ça. Attention aux raisonnements contreproductifs et boomerang…Il faut mieux payer les profs, oui, c’est une évidence. Mais ça ne règlera rien. Pour que l’enseignement devienne efficace, il faudrait aussi arrêter ce statut qui bloque l’éducation nationale dans des carrières figées, dans des bahuts monopolisés, et dans des mutations réservées aux plus anciens (mutations aux points, donc à l’ancienneté quasiment). Si toutes les institutions fonctionnaient comme l’Éducation Nationale (entreprises privées mais aussi publiques, organisations sociales ou caritatives, etc) plus rien ne fonctionnerait au talent ou à l’efficacité. La France serait une URSS occidentale, donc pauvre et inégalitaire. Il faudrait aussi sanctuariser un minimum l’école, pour que le métier de prof soit d’abord un métier de passeur de science, un métier respecté par les citoyens et les élèves (de gré ou de force) et non un métier d’ouverture à la rue et aux militants politiques partisans.Si des parents excités se permettent aujourd’hui de menacer de mort des profs, c’est bien parce que l’école et ses profs ont perdu toute aura et toute crédibilité sociale. Augmenter les profs seulement, et ne faire que ça, c’est aboutir à ce que tous les profs soient menacés de mort par les aigris et les communautaristes de France. Attention aux idées généreuses égalitaristes et abstraites: regardons ce qu’il y a autour des collèges et des lycées, et regardons aussi ce qu’il y a dedans !
Si vous payez des cacahuètes, vous n’attirerez que des chimpanzés.
Ce n’est pas du Marx, c’est un dicton américain mais sans doute trop subtil pour un libéral franchouillard qui est en général un consommateur pur et qui va crier au contrôle social à la chinoise quand il découvre avec horreur que l’évaluation dans Uber marche dans les deux sens…
Je n’ai pas bien compris
Le dicton veut dire que si vous voulez des candidats de qualité, il faut y mettre le prix, sinon, vous devrez vous contenter d’incapables.
De même, un client noté 1/5 sur Uber risque d’attendre longtemps avant qu’un chauffeur noté 4/5 ne daigne le prendre.
Et c’est alors là que le libéral franchouillard va se poser en victime de ces chauffeurs trop libres et faire pression pour que l’Etat interdise la notation des clients par les chauffeurs au nom de la liberté du consommateur et surtout de celle du libéral Franchouillard de se comporter en malotru en toute impunité…
Quand on met le prix, ce qui est fréquent, on ne passe pas par pôle emploi mais par d’autres circuits. C’est efficace, mais par contre ce ne sont pas les meilleurs qui restent chez pôle emploi
Côté candidat, c’est Pole Emploi qui est le canal le plus fiable quand vous n’avez pas de réseau et que la conjoncture est difficile, les autres canaux publiant tout et n’importe quoi du moment que l’annonceur paie.
Ca je le tiens d’une employée de l’APEC dont une employée m’a un jour mis en garde que la plupart de leurs offres dans ma profession n’avaient pas pour vocation à recruter, mais à renvoyer une fausse impression de bonne santé à des fins commerciales.
Et j’ai vu des cas où l’employeur mentait sur le salaire, les conditions de travail ou le contenu du poste pour essayer attirer sur un malentendu des candidats au dessus de leur moyens.
Et chez Pole Emploi, ce genre de pratiques les fait travailler pour rien et donc ils filtrent ces annonceurs, ce qui fait qu’il n’y a pas trop de tromperie.
Et en tant qu’employeur, vous pouvez leur demander d’opérer une pré-sélection pour éviter les candidatures fantaisistes, peut-être aviez-vous omis de le faire?
J’enregistre votre témoignage, mais ce n’est pas très « scientifique ». Dans mon entourage (pas scientifique non plus), pôle emploi venait en dernier si le réseau puis les annonces n’avaient rien donné. À tel point que nous n’en avons pas eu besoin pendant des décennies, et qu’un jour nous nous sommes dits « on devrait essayer ». Ce fut une perte de temps. Mais je comprends le personnel de pôle emploi qui essaye naturellement de caser les gens qu’il a sur le dos depuis longtemps, et qui en a pitié.
Les sciences dures sont impossibles avec des êtres humains, on peut au mieux s’en rapprocher avec des statistiques, auxquelles Churchill ne croyait que quand il les avait lui-même falsifiées :-)
Blague à part, outre la sincérité des données, l’élément clé de la fiabilité des statistiques est la taille de l’échantillon, qui permet de lisser les cas particuliers et c’est pour ça que les données de grandes métropoles seront forcément plus fiables que les données de zones rurales à très faible densité de population.
Et pour ça, Pole Emploi tourne bien car ils brassent de gros volumes, mais il m’est pour ma part arrivé en tant que candidat qu’ils m’envoient des candidatures aberrantes car j’étais au chômage à un moment où le marché était si sinistré le nombre de d’offres dans leur base était dix fois inférieur à la normale et donc leur système m’envoyait ce qu’il trouvait pour qu’ils honorent leur part du contrat consistant à m’envoyer quatre offres d’emploi adaptées à mon profil.
Et il vous est peut-être arrivé la même chose, le candidat aura sans doute postulé de peur de se faire radier alors que dans ces conditions, les conseiller Pole Emploi sont compréhensifs car il n’y a que des pervers narcissiques pour envoyer délibérément au casse pipe un pauvre candidat n’ayant de toute évidence aucune chance.
Et ça c’est le problème du marché de l’emploi saturé de candidats, le risque est élevé de tomber sur une entreprise mal gérées voire carrément toxique, ce sont généralement les seules à avoir des postes vacants en période de récession…
Voir ma réponse à une question analogue
68.000.000 de Français et moi et moi et moi….Le problème est plus grave et plus profond, mais là…cela devient du « complotisme »
Je n’ai rien compris à votre commentaire. Pouvez-vous expliciter SVP ?
« En oubliant que c’est en général réinvesti, donc utile à l’économie et à l’emploi. »
C’est de moins en moins vrai car depuis le krach Internet, une part croissante des bénéfices des entreprises ne sont plus réinvestis, mais reversés aux actionnaires par le biais de versement de dividendes, mais aussi et surtout par les rachats d’actions pour les détruire et faire monter le cours des actions restantes, ce qui constitue une rente pour ceux déjà actionnaires.
Dit autrement, comme avec les retraites, où ça fait 35 ans que les gouvernants préfèrent augmenter les impôts que baisser les pensions, Rocard ayant été le premier à réaliser la gravité de la situation, mais la gauche libérale étant pro-boomer, Rocard avait préféré créer la CSG…
C’est d’ailleurs là dessus que le PS s’était fracassé pour de bon pendant la présidence Hollande, entre Valls le pro-boomer et Hamon le pro-post-boomer… Et à l’arrivée, les boomer sont partis chez Macron et les post-boomers sont partis chez Mélenchon car en 2017, c’était de loin ce qu’il restait du PS qui était le plus complaisant avec les communautarisme alors que LFI brandissait des drapeaux tricolores et le nom même du mouvement parle au tempérament naturellement frondeur des Français.
Car le Français n’aime pas l’autorité, ou alors il l’aime quand c’est un sale type et qu’il est du bon côté de la matraque…
Encore une fois, le problème des retraites n’est pas financier mais démographique. Voir mes articles par le moteur de recherche du site
« Remarquons que le parti communiste s’est massivement implanté en France et en Italie, mais pas dans les pays protestants, anglo-saxons, germaniques ou scandinaves. »
Et pour cause, dans les pays latins, l’Eglise était généralement un véritable Etat dans l’Etat et elle a généralement usé de son pouvoir pour chasser ces Protestants dénonçant leurs petites magouilles, leur culture de la culpabilisation et les leçon en étant généralement les premiers à ne pas montrer l’exemple.
C’est ce qui a rendu la population perméable aux idées communistes et en Russie, c’était encore plus fort car le petit clergé catholique Français était un puits de lumière comparé aux popes orthodoxe russes.
Et dans les pays d’Europe centrale où les Catholiques et les Protestants étaient de force à peu près égale, ça a donné lieu toute une série d’épouvantables guerres civiles et c’est pour arrêter cette épouvantable boucherie qu’on a posé les bases des Etats modernes, avec l’Etat ayant le monopole de la violence, la codification de la guerre pour réguler la violence de la soldatesque…
Et si le protestantisme a un sens plus poussé de l’éthique, il a un revers de la médaille : n’ayant pas la prétention de l’universalisme du catholicisme ou de l’islam, il est tolérant avec le racisme et c’est pour ça que c’est dans les pays protestants qu’on a vu les politiques eugénistes mal vues car les nazis on poussé la logique jusqu’au bout avec l’aktion T4 afin de libérer des lits pour les blessés de guerre en Pologne.
D’accord sur le rôle de l’église catholique et sa perméabilité au marxisme, contrairement aux protestants
En fait, si on se place dans le contexte de la biologie, le communisme est un anticorps révélant un mal plus profond, généralement une société sclérosée, des puissants notoirement déviants et malgré tout intouchables…
Et je me demande si la culture orthodoxe, joue aussi.
Car il est à noter que les pays d’Europe les plus corrompus ont généralement fait partie à un moment ou à un autre fait partie de l’empire byzantin, la Grèce où la fraude fiscale est un sport national, le sud de l’Italie gangrénée par la mafia, l’URSS où Staline avait habilement joué le rôle du petit bureaucrate terne pour placer en silence sa petite mafia géorgienne aux postes clé…
Bien sûr, la culture orthodoxe n’est pas la culture occidentale et la divergence a été accentuée par l’occupation ottomane et d’autres facteurs géographiques. Voir : https://www.yvesmontenay.fr/2022/10/20/guerre-en-ukraine-ou-sont-les-limites-de-leurope/
Vous évoquez l’occupation ottomane et on tient là le péché mignon de la culture catholique, à savoir une intransigeance conduisant à la stupidité, comme par exemple l’obsession à affaiblir l’empire byzantin alors que la « real politik » aurait du conduire à s’en servir de tampon défensif contre les Ottomans…
Bien d’accord sur le plan historique, mais ça n’empêche pas l’isolement culturel qui a résulté de l’empire ottoman
Je viens d’entendre Mélenchon, dans un discours récent autour de la journée du 18 septembre 2025 » la dette publique, ça ne se rembourse jamais » dit-il. « Elle se reporte éternellement » rajoute t-il. Rien, évidement, sur les charges de cette dette et sur les intérêts. Un exemple type des mensonges que les dits « Responsables » politiques sont capables de sortir aux citoyens. C’est impressionnant.
Quand les acheteurs de notre dette refuseront de l’acheter (voire de nous la payer, parce qu’eux-mêmes seront dirigés par des Mélenchon locaux…!) on appréciera l’addition…
Nous avons eu aussi le fameux » mon ennemi, c’est la finance », de la part d’un personnage qui aujourd’hui apprécie personnellement ses nombreuses pensions de retraites. Quand un Etat déteste la finance, rien d’étonnant qu’en retour elle n’aie plus envie d’être son amie.
Bien d’accord également
Ce qui me laisse un peu perplexe est qu’un sondage indique que 86% de la population est favorable à cette taxe, y compris chez les électeurs LR et Renaissance.
https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/la-taxe-zucman-plebiscitee-par-86-des-francais-il-se-passe-un-truc-massif-et-transpartisan-dans-le-pays
Même à droite, il semble que beaucoup ne comprennent pas bien que 2% de taxe sur un patrimoine, c’est énorme (alors que ce serait acceptable sur un revenu).
Les électeurs LR et Renaissance sont au contraire ceux qui comprennent le mieux!!!!
La grande majorité d’entre eux sont en effet d’ex-cadres partis précocement en retraite et croquant à pleines dents dans les politiques clientélistes des Présidents successifs.
Et comme leur patrimoine est généralement bien en deçà du seuil d’application de la taxe Zucman, tout va bien!