La réconciliation franco-algérienne est-elle possible

La réconciliation franco-algérienne est-elle possible ?

Dans l’espoir d’améliorer les relations avec l’Algérie, le gouvernement français multiplie depuis quelque temps les petites concessions, tout en étant conscient que l’Algérie ne sera jamais satisfaite, car, pour le pouvoir algérien, le problème est ailleurs.

L’ouverture des archives françaises de la guerre d’Algérie : un nouveau geste d’Emmanuel Macron

Un de ces « petits pas » a été l’annonce le 10 décembre 2021 par Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, de l’ouverture des archives sur les « enquêtes judiciaires » de la guerre d’Algérie ( Guerre d’Algérie : la France va ouvrir certaines archives « avec 15 ans d’avance »  – France 24)

Mon propos sera plus général, l’ouverture de certaines archives étant pour moi un élément d’une politique visant à faire avancer une meilleure connaissance réciproque et à sortir des mythes opposés des diverses communautés ou mouvements d’opinion tant français qu’algériens.

Le rapport Stora et les « petits pas français »

Il est assez naturel qu’il y ait eu une guerre de l’information lors de la guerre d’Algérie, chaque camp voulant se montrer à son avantage. Mais la guerre est finie depuis 60 ans et il paraît logique aux Français que l’information circule. Nous verrons cependant que ce n’est pas l’idée du pouvoir algérien.

Dans ce contexte, Benjamin Stora, historien et ancien professeur à Paris-XIII, a remis à Emmanuel Macron en janvier 2021 le rapport qui lui avait été commandé pour avancer sur la « réconciliation mémorielle ».

La guerre des mémoires entre la France et l’Algérie

Benjamin Stora a été choisi d’abord pour sa compétence (dont je peux témoigner, l’ayant souvent lu et écouté), mais aussi pour ses positions, si j’ose dire, « centristes », c’est-à-dire rejetées par les Pieds-Noirs – qui le considèrent comme un traître – et par le pouvoir algérien qui le juge trop éloigné de l’histoire officielle enseignée au peuple depuis 60 ans.

Dans son rapport, Benjamin Stora, connaissant le gouffre qui sépare les différents camps, préconise une politique « des petits pas ». Ce qui a commencé à être fait avec la reconnaissance de la responsabilité française dans l’assassinat, en 1957, de Maurice Audin, communiste français partisan de l’indépendance de l’Algérie.

Un autre de ces « petits pas » est justement l’ouverture des archives coloniales sensibles. Ce qui vient d’être décidé pour celles « relatives à la guerre d’Algérie ».

C’est l’occasion de parler des Archives nationales d’outre-mer à Aix-en-Provence.

Les Archives nationales d’outre-mer

Ces archives, ou du moins la partie librement accessible, sont la principale source « sérieuse » des historiens algériens qui se méfient à juste titre de leurs sources nationales.

Ces historiens demandent depuis longtemps l’ouverture des archives algériennes, ouverture qui jusqu’à présent leur a été refusée par leur directeur, Abdelmadjid Chikhi « conseiller de mémoire » du président Tebboune. Donc un rôle symétrique à celui de Benjamin Stora qu’il critique vertement.

Côté français, cette politique des « petits pas » exclut toutefois « repentance » ou « excuses », ce que demande l’Algérie.

Emmanuel Macron a même accusé le pouvoir algérien d’abuser d’une « rente mémorielle » pour légitimer son pouvoir. Ce qui est tout à fait exact à mon avis, mais insupportable pour Alger qui avait alors rappelé son ambassadeur à Paris et interdit le survol de son territoire aux avions militaires français allant au Sahel.

Algérie : tout s’écroule et le régime attaque la France et le français

Il ne s’agissait pourtant pas de propos officiels, mais d’un échange au cours d’une réunion de réconciliation franco-française (descendants de Pieds-Noirs, de Harkis, de Français d’origine algérienne).

Pourquoi cette insistance du gouvernement français à apaiser les relations franco-algériennes, alors que les difficultés, voire l’impossibilité de cet apaisement sont bien connues, et que cette attitude déplaît à une partie de la descendance des Pieds-Noirs ?

Les enjeux côté français

Emmanuel Macron estime qu’il est normal d’essayer d’avoir des meilleures relations avec ses voisins, même s’ils ont été adversaires, voire ennemis. Ce que de Gaulle et Mitterrand avaient fait avec l’Allemagne.

À ce principe s’ajoutent quelques problèmes concrets :

  1. L’Algérie estime le nombre « d’Algériens » en France à 5 millions, descendants compris, mais un chiffre plus vraisemblable serait à mon avis de l’ordre de la moitié, dont au moins 1 million et demi de citoyens français dont une partie n’est plus musulmane. L’hostilité algérienne est transmise en France par les médias (télévision algérienne, réseaux sociaux), ce qui a des effets profondément négatifs sur la cohésion de la société française ;
  2. les soucis des entreprises françaises travaillant en Algérie, souvent en butte à des tracasseries ;
  3. retrouver une partie des parts de marché perdues, notamment au bénéfice de la Chine, et donc défendre l’emploi français qui va avec ;
  4. défendre la position du français en Algérie, attaqué de toutes parts par l’arabe et l’anglais. Par exemple, pour marquer leur mauvaise humeur, les gouvernants algériens ont anglicisé des noms de rues de la ville relativement francophone d’Oran, ainsi que les titres et la signalétique des universités scientifiques où l’enseignement se fait en français.

C’est dans cet esprit qu’a eu lieu la récente visite de notre ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves le Drian, mais les conséquences en seront limitées, car, comme nous l’avons vu plus haut, le régime a besoin d’entretenir l’hostilité envers la France.

Pour l’Algérie, une obstination risquée

Côté algérien, on s’obstine à demander l’accès aux archives et même leur rapatriement en Algérie pour trouver de nouvelles accusations contre la France. Ou bien cette dernière cède, ou l’on proclamera qu’elle a des choses graves à cacher.

En Algérie, l’ensemble des travaux universitaires français et les milliers de témoignages accumulés en France ne sont pas ou mal accessibles. Je pense notamment aux innombrables récits repris dans les médias français de toutes tendances et qui donnent aux événements une épaisseur humaine souvent dramatique, très éloignée du récit officiel algérien manichéen.

Dans le domaine universitaire, les travaux de l’historien Mohammed Harbi, par exemple, n’ont été diffusés en Algérie qu’il y a une quinzaine d’années. Quant à la biographie de Messali Hadj, écrite en 1978 par Benjamin Stora, elle n’a été traduite en arabe qu’en 2001.

Le plus délicat me semble être un point qui ressort indirectement du livre de Gilbert Meynier, pourtant proche du FLN, Histoire intérieure du FLN, (Gallimard, 2002).

Cet ouvrage décrit une insurrection algérienne pratiquement détruite en 1961, ce qui accentue encore la constatation d’une confiscation du pouvoir par l’armée de Boumediene venant du Maroc et qui ne s’était pas battue. Armée dont est issue le pouvoir actuel et notamment le long règne du président Bouteflika, adjoint de Boumediene dans cette armée.

Or, l’image de l’Armée de libération nationale ayant battu l’armée française, est martelée à la population algérienne afin d’asseoir la légitimité du pouvoir.

L’Algérie : une armée en quête de légitimité

Un autre point délicat pour le pouvoir algérien sont les massacres entre indépendantistes, et notamment ceux de très nombreux partisans du MNA (Mouvement National Algérien) et de leurs familles par le FLN, ainsi que les rivalités souvent mortelles à l’intérieur du FLN.

Et plus généralement cette guerre a été l’occasion de sanglantes représailles réciproques, dont une partie sont donc de la responsabilité du FLN. De même pour son choix du terrorisme, qui fut politiquement très efficace, mais signifie que l’on tue des innocents pour impressionner l’opinion publique.

Je remarque que l’on honore aujourd’hui encore des héros dont les actes sont les mêmes que ceux que l’on reproche aux islamistes.

En remontant plus loin dans le temps, on constate l’évocation d’un Abdelkader légendaire, alors que sa période de lutte contre les Français ne fut qu’une partie de sa vie. Avant cela, il avait été dans le camp français, puis, après sa reddition, il fut un prisonnier privilégié devenu en pratique un notable français, notamment invité au côté de l’impératrice Eugénie à l’inauguration du Canal de Suez.

L’épisode de la relativement bonne gestion de l’Algérie par Napoléon III dans les années 1850-1860 est également souvent mal connue. Un Algérien a encore récemment accusé les Français d’avoir laissé mourir de faim les Algériens à cette époque. En réalité, la plupart ont été sauvés par le ravitaillement venant de France et distribué par l’armée française. On peut le vérifier dans les archives du port de Bordeaux ou en comparant leur sort à celui subi à la même époque par les Marocains, dont le pays, alors indépendant, avait été victime de la même sécheresse.

Des vérités encore plus gênantes pour le pouvoir algérien

Aujourd’hui encore, les Algériens voudraient connaître la vérité sur leur histoire. Peu à peu certaines vérités désagréables finissent par émerger. Mais la légende l’emporte encore sur l’histoire faute d’une production historique autonome par rapport au pouvoir.

Certains slogans du Hirak, mouvement de manifestations massives anti-régime des années 2019-2020, montrent que beaucoup pensent que « la véritable histoire de l’Algérie » leur est dissimulée.

En somme s’il y avait une ouverture totale et la diffusion des faits, il y aurait certes confirmation d’une partie de ce qu’on reproche à la France, mais il y aurait probablement des vérités encore plus gênantes pour le pouvoir algérien.

Mon hypothèse est que le pouvoir ne s’en inquiète pas trop, car il a l’habitude de se passer de l’opinion populaire, qui lui est de toute façon hostile.

Il s’agit d’une lutte entre histoire et mémoire

En France, la liberté intellectuelle donne toute sa place à l’histoire, car celui qui préfère la mémoire, c’est-à-dire souvent une légende favorisant son groupe, est à la merci d’une démonstration de son erreur. Il reste néanmoins quelques groupes où le poids de la mémoire écarte tout examen impartial.

On peut prendre l’exemple, chez les Pieds-Noirs, de la colonisation agricole, parfois idéalisée comme une épopée. Leur mémoire choisit de ne retenir de cette colonisation agricole que la mise en valeur de terres inexploitées, comme celles des marais de la Mitidja. L’analyse historique déclenchée par les protestations des musulmans a rappelé que ce n’est pas parce qu’une terre était inexploitée qu’elle n’appartenait à personne, établissant ainsi la réalité de la spoliation.

On pourrait multiplier les exemples ayant opposé les Pieds-Noirs aux fils d’immigrés, qui eux-mêmes considéraient comme des traîtres les fils de Harkis.

Avec la succession des générations, ce genre de discussion perd de son acuité. Elle laisse malheureusement souvent la place à d’autres divisions : races, religions, inégalités…

Mais la situation est différente en Algérie : la mémoire, souvent légendaire, est enseignée à l’école et martelée par le pouvoir. Inversement les historiens n’ont pas la liberté de rétablir ou de rappeler les faits.

Alors que faire ? Emmanuel Macron a essayé à la fois de réparer la société française et d’améliorer les relations diplomatiques entre la France et l’Algérie.

Mais ce n’est pas tout à fait la même chose comme le rappelle Benjamin Stora : « Est-ce qu’on veut faire une réconciliation qui soit exclusivement franco-française ? Ou une réconciliation franco-algérienne ? Ou pousser les Algériens à se réconcilier avec leur propre histoire ? »

La France ne peut pas faire grand-chose sur les deux dernières questions tant que perdure l’actuel pouvoir algérien.

Yves Montenay
Auteur des Echos du Monde Musulman

 

Pour conclure sur une note légère, les vœux des algériens au 1er janvier 2022 :

Par leurs cousins résidant en France, ils savent que ce n’est pas du paradis, ce qui signifie qu’en Algérie, malgré le pétrole, tout n’est pas rose. Il y a maintenant longtemps, Chirac s’était fait accueillir très sympathiquement par la foule algéroise, qui chantait « Des visas, des visas ».

Voir cette caricature en 2022, c’est quand même une situation bizarre, quand on voit le flot de propagande anti française actuellement en Algérie.

Yves

9 commentaires sur “La réconciliation franco-algérienne est-elle possible ?”

  1. Cher Ami, votre article fait le point d’une situation difficile, comme le sont tous les lendemains de guerre. Vous sous estimez gravement ne revanche un point essentiel qui fait de l’ouverture prématurée des archives une faute impardonnable de la part du Gouvernement français. Chacun sait ou devrait savoir que les guerres, toutes les guerres, et les guerres civiles plus encore que les autres amènent les belligérants à commettre des actes qui ne s’expliquent que par les circonstances et la chaleur du moment. Seuls ceux qui ont commis ces actes peuvent comprendre les sentiments qui les ont animés alors.Les enfants de ces gens sont fondés, eux, à jeter sur leur père ou leur grand père un regard sans indulgence. C’est la raison pour lesquelles les archives de guerre sont conservées secrètes si longtemps. Il faut, quand ont les ouvre que les participants aient, pour la plupart disparus. En les ouvrant prématurément on risque d’ouvrir des débats cruels que ceux qui se sont battus pour la France peuvent payer au prix fort. Cest la raison pour la quelle la décision du gamin mal fini de l’Elysée comment une nouvelle faute irréparable.

    Etienne Tarride

    1. Je comprends et j’approuve votre idée générale, mais il y a maintenant 60 ans (et même 67 depuis le début de la guerre) donc tous les acteurs sont morts et les très rares survivants loin du terrain. Et il va encore se passer quelque temps avant qu’elles soit exploitées, car je suppose qu’elles ne sont pas numérisées.. Et puis, je ne pense pas que le FLN soit pressé car il y a certainement beaucoup de choses très désagréables le concernant comme le dit dans l’article. À mon avis, il le demandait en pensant que ce serait refusé

      1. Il faut aller dans une grande réunion d’anciens combattants pour se rendre compte du nombre de ceux qui portent la médaille AFN. Ils n’ont rien oublié. Dans les associations de Pieds Noirs, encore très nombreuses, personne n’a oublié, soit ce qu’il a vécu, soit ce que ses parents lui ont raconté.
        Dire que ce n’est pas parce qu’une terre était inexploitée qu’elle n’appartenait à personne est une vérité, mais cela n’établit pas un titre de propriété et les biens vacants cela existe aussi en France dont la propriété revient finalement à l’Etat qui peut en disposer à son gré, notemment par des attributions ou des cessions sélectives. Il faut bien comprendre que c’est la France qui a colonisé, à travers son armée, son administration, ses valorisations, ses édifications, sa salubrité, ses soins et la création des Instituts Pasteur. La population coloniale vint souvent des territoires conquis par l’Allemagne mais venait aussi d’Espagne ou d’Italie et les juifs y étaient depuis la destruction du Temple, il y a bientôt 2000 ans, avec, depuis la colonisation arabe, le statut que l’on connaissait bien, mais que personne, en France, ne peut réellement imaginer aujourd’hui.
        Ce sujet est non seulement très complexe, mais à manipuler avec beaucoup de précautions. La réconciliation se fait tout doucement entre individus qui se reconnaissent égaux sans réserve,avec, sans aucun doute, des dérapages ici ou là.
        Il faut laisser du temps au temps, rappelait notre Président aux 14 années de règne.

    2. Etienne Tarride . Ce n’est pas en insultant le Président de la République que l’on fait avancer les choses .
      L’Angola qui a été colonisé par le Portugal , qui a vécu une guerre d’indépendance impitoyable menée par Salazar le dictateur Portugais ont des relations beaucoup plus apaisées que celles que nous avons avec l’Algérie. Et je pourrais vous citer les anciennes colonies Angglaise qui sont restées dans le giron de la reine d’Angleterre .
      La volonté des dirigeants Algériens de faire supporter leurs fautes actuelles de corruptions , d’incompétences à la France est trés clair .
      Votre texte ne montre pas cela et vous accusez Macron qui n’était pas né à cette époque et qui cherche des solutions d’apaisement .
      Vous ne cherchez qu’à lui nuire et n’apportez aucune idée

      1. M. DARBON,
        La comparaison du cas « algérien  » avec l’Angola colonisé par le Portugal ne pourrait être valable pour de multiples raisons. La première est que l’Angola a adopté la langue portugaise comme sa langue officielle, ce qui n’est pas le cas en Algérie qui a opté pour l’arabe comme langue officielle dans l’administration, les médias… Certes l’algérien continue à s’exprimer dans sa langue maternelle, qu’elle soit amazigh ou issue des différents parlers locaux où l’influence des langues européennes et turque est toujours présente, mais il apprendra l’arabe classique à l’école.
        En second lieu, en Angola nous avons affaire à une population fortement christianisée à l’opposé de l’Algérie qui est restée dans sa grande majorité musulmane. Yves Montenay a bien fait de mentionner qu’une des difficultés dans les efforts d’assimilation des algeriens après le début de la colonisation en 1830 est liée à l’influence des oulémas qui ont considéré, du moins officiellement, l’acte de se naturaliser français comme étant contraire aux préceptes de l’islam.
        Une troisième raison, decoulant de ce dernier facteur, est le fait que les différentes résistances à la colonisation en Algérie avaient un caractère religieux, en quelque sorte c’était un djihad contre l’occupant chrétien.
        Ce sont là sommairement quelques éléments qui pourraient expliquer, à mon sens, les difficultés pour parvenir à une réconciliation en Algerie alors que de tels processus ont pu avoir lieu partout ailleurs, sans encombres.

  2. Salut Étienne Tarride. Personnellement, en accord avec Yves Montenay, je vois dans l’attitude de Macron un acte de courage et de lucidité, comme il a fallu beaucoup de courage et de lucidité de la part de de Gaulle pour faire la réconciliation franco-allemande. Les anciens combattants de Verdun étaient toujours vivants. Je comprends que l’on veuille entretenir la flamme, et d’un certain côté c’est essentiel, mais il faut regarder l’histoire comme elle est et comme elle est perçue, il faut parler à la jeunesse algérienne, même indirectement. Ce n’est pas pour se mettre à plat ventre et s’autoflageller, mais pour regarder l’avenir. C’est un septua biberonné à l’Algérie française qui te parle.

  3. Annoncé par le chef de l’État un projet de loi est à l’étude pour les services rendus durant la guerre d’Algérie par ceux qui ont servi la France et qu’elle a délaissés lors du processus d’indépendance de l’Algérie. Une commission nationale a été chargée de statuer sur les réparations correspondantes. La journée du 25 septembre à la mémoire des harkis va s’étendre aux personnes qui leur ont apporté secours et assistance..Les députés ont fixé la composition de la nouvelle commission nationale de reconnaissance et de réparation. Cette démarche ne semble pas très compatible avec une réconciliation franco-algérienne entre Etats compte tenu de la position de l’Etat algérien sur les harkis, mais La France se devait de la faire et peut-être qu’une fois cette reconnaissance acquise, le temps la fera tout doucement oublier pour permettre que des rapports nouveaux se tissent entre les deux Etats avec l’oubli réciproque sur le devant de la scène et, en arrière-plan, le travail des historiens sur les archives consultables; dans le calme des bibliothèques et sous la critique constructive des jeunes générations.

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