COP 28 Les écologistes contre l'environnement

Billet d’humeur COP 28 : les écologistes contre l’environnement

Au moment de la COP 28, souvenons-nous que ce sont les écologistes qui nous ont mis dans le pétrin ! 

Précisons d’emblée que je parle ici des « écologistes » en tant que partis politiques, souvent appelés « Les Verts ». Et non des environnementalistes, soucieux de l’environnement, quelle que soit leur appartenance politique.

Pour beaucoup d’écologistes, l’objectif est de casser la société actuelle qu’ils estiment, au choix, « capitaliste, libérale, ploutocratique etc…« . Ils ont partiellement réussi à diffuser leurs idées, ce qui a été très nuisible à l’environnement.

Dans ce billet d’humeur, je commencerai par rappeler les catastrophes dont les écologistes sont la cause, avant d’évoquer les difficultés de la transition énergétique, à laquelle ils ne semblent pas avoir vraiment réfléchi.

La planète abîmée par les écologistes

La nuisance des écologistes à la planète est massivement illustrée par le nucléaire.

La France avait 75 % de son électricité produite par ce moyen, et le coût de l’énergie le plus bas d’Europe. L’Allemagne et la Belgique, sans aller aussi loin, l’utilisaient également largement. 

Or le succès des Verts en Allemagne et le mouvement d’opinion lancé un peu partout dans le monde ont amené l’Allemagne à y renoncer.

La Belgique l’a imitée et la France a décidé de baisser de 75 à 50 % la proportion de son électricité de cette nature. Avec notamment la fermeture de Fessenheim que nous regrettons amèrement aujourd’hui, et qui a failli entraîner des coupures de courant l’hiver dernier.

Le résultat est une impasse environnementale avec la pollution de l’air par le charbon allemand et un manque d’électricité en vue, qui sera lui-même un obstacle à la transition énergétique.

Les Verts ont ainsi généré la dépendance de l’Europe au gaz russe, et nous font payer le coût élevé des infrastructures nécessaires à l’importation de gaz américain et qatari, infrastructures nécessitant elles-mêmes une fabrication polluante.

Il faut y rajouter l’apparition à grande échelle d’éoliennes et de capteurs solaires dont on découvre maintenant les dégâts tant écologiques que géopolitiques au stade minier ou de production. De même pour les matériaux nécessaires aux batteries, elle-même indispensable tant aux voitures électriques qu’à la maîtrise de la production intermittente du solaire et des éoliennes.

On s’aperçoit que l’on va dépendre de la Chine pour toutes ces filières, et on lance donc à grand frais avec le secours de l’argent public la construction d’usines géantes qui risquent de se retrouver en surproduction dans quelques années du fait des difficultés de la transition énergétique dont nous parlerons plus bas.

Enfin Les Verts découvrent maintenant la nécessité de refondre les réseaux électriques à partir de ces nouvelles productions, ce qui sera non seulement extrêmement coûteux mais nécessitera de la production d’acier, donc de nouvelles pollutions.

Remarquons que ce  « succès » des Verts ne s’est traduit par des blocages que dans les démocraties occidentales, les autres pays passant tranquillement au nucléaire.

Plus généralement les écologistes bloquent tous les jours des solutions industrielles qui pourraient améliorer l’état de la planète. Les plus sincères sont technophobes, les plus cyniques essaient de casser la société pour mettre en place leur utopie révolutionnaire.

La géopolitique de l’environnement 

L’écueil récurrent des militants écologistes est de parler « de la planète » comme si elle n’était pas divisée en États, alors que ce sont ces États qui sont de loin le problème principal.

Vu leur poids démographique et leur développement, il est manifeste que l’environnement est un problème géopolitique et qu’on ne sauvera la planète qu’avec l’Inde et la Chine

L’environnement est un problème géopolitique

Concentrons nous sur le principal pollueur, et de loin : la Chine

Sur le graphique ci-dessous, vous remarquerez d’abord le poids exponentiel de la Chine dans les émissions de CO₂ mondiales, mais aussi accessoirement l’amélioration des Etats Unis, trop lente, mais c’est déjà ça, et les conséquences du passage de URSS a une économie de marché en 1990 avec la disparition partielle de l’industrie lourde d’Etat.

annual-co2-emissions-per-country
Source Our World in data

Je signale ces derniers points car ni l’amélioration dans les pays développés, ni le risque écologique du communisme ne sont mis en valeur, à un moment où la politique chinoise vire vers un retour au dirigisme.

En effet, avant d’ouverture de La Coop 28, on a remarqué l’insistance de la Chine pour chaque pays « suive sa propre voie », en l’occurrence son addiction au charbon qui est la grande ressource nationale bon marché.

S’y ajoute le problème du méthane, beaucoup plus polluant que le CO2 et qui est un sous-produit du charbon (le grisou). Ce méthane est beaucoup plus maitrisable en Occident, où il vient des fuites dans la production de pétrole que les professionnels sont en train de maîtriser.

Je souligne l’action de Total dans ce domaine, tant par elle-même qu’en menant la coordination avec ses collègues. Cette entreprise est pourtant particulièrement décriée par les Verts.

Heureusement pour la planète, la crise économique chinoise réduit la production des infrastructures et du bâtiment, donc des industries lourdes en amont, ce qui diminue les émissions. Par ailleurs, la Chine fait un énorme effort sur le nucléaire et les renouvelables. Mais il lui faudra pour cela réorganiser son réseau électrique, ce qui lui demandera du temps et de l’acier, donc des émissions dans l’intervalle.

Heureusement également, l’opinion publique chinoise est excédée par la pollution et serait consciente des risques, par exemple de la noyade de Shanghai si la mer monte. 

Nous verrons si le Parti communisme chinois relaiera ou étouffera l’opinion publique.

The Economist y consacre un récent article : Will China save the planet or destroy it ?

Seules les entreprises peuvent assurer la transition énergétique

L’État peut réglementer mais ne peut pas “réaliser”. Il est taillé pour le législatif, pas pour l’exécutif, qui suppose des manageurs de terrain. Et le législatif n’est pas toujours bien inspiré, comme nous l’avons vu pour le nucléaire !

Or, justement, la transition énergétique va être bien plus difficile que prévu, comme je l’explique dans un récent article que voici : 

La transition énergétique, c’est compliqué !

En conclusion, c’est maintenant aux entreprises de jouer, et espérons que les préjugés des partis écologistes ne vont pas les paralyser. On voit déjà un peu partout s’opposer les partisans d’une nouvelle usine (batteries ou tout autre produit économisant les ressources) et les écologistes qui crient à l’occupation de terres agricoles, à un trafic prévisible de camions etc.

D’ailleurs la COP 28 m’a donné raison ! 

Le rapport final place le nucléaire dans les sources d’énergie non polluantes à développer, à côté des éoliennes et du solaire. Parallèlement la France, ainsi qu’une vingtaine d’autres pays, a signé un engagement de tripler les investissements dans le nucléaire.

La Chine et l’Inde ne l’ont pas signé mais ouvrent des centrales nucléaires à tour de bras.

Enfin la Belgique qui avait décidé de renoncer au nucléaire vient de changer d’avis et de prolonger la vie de ses deux dernières centrales.

Donc, si on avait pas fermé les centrales allemandes et une partie des centrales françaises et belges, il y aurait beaucoup moins de carbone dans l’air. Et il n’y a pas que les fermetures : le fait d’avoir dispersé les équipes a tout retardé d’une dizaine d’années !

Bref, ce sont les écologistes qui ont nui à l’environnement.

Yves Montenay

42 commentaires sur “Billet d’humeur COP 28 : les écologistes contre l’environnement”

  1. Enfin la vérité sur ces pseudos- ecolos qui font des dégâts dans tous les domaines et radicalisent leurs positions pour ne pas avoir à échanger les idées !
    Merci d exposer ces propos cet oui grande différence entre les vrais ecolos et les politiques….

  2. Les écologistes contre l’environnement ?? La planète abîmée par les écologistes ??
    Faut oser quand même non ? Audiard dirait que c’est à ça qu’on les reconnait.
    On peut toujours préciser qu’on parle ici des «écologistes» en tant que partis politiques, souvent appelés «Les Verts», et non des environnementalistes, soucieux de l’environnement… oui et qu’est-ce que ça change ? Dire NON aux mégabasssines (Sainte Soline), à l’A69 (Toulouse-Castres), au Glyphosate et j’en passe, ça aussi c’est abîmer la planète ? Qui a abîmé la planète ? René Dumont, Yannik Jadot, Michèle Rivasi (la bête noire des lobbies) qui vient de nous quitter… ou bien les patrons d’EDF, de Bayer et de Total & Co ?
    Maintenant que l’écologie politique soit divisée, qu’elle soit à la ramasse, engluée dans le Système, prise au piège du système électoral, des alliances, des compromis etc. ça c’est vrai. L’écologie ne veut plus rien dire, elle est devenue une véritable marie-couche-toi-là, elle se fait prendre de tous les côtés. Tous les partis, même les plus pourris, sont désormais «écologistes». Les COP sont devenues des tribunes pour les gros dégueulasses. La 28 à Dubaï, présidée par le PDG de la compagnie nationale pétrolière Adnoc illustre parfaitement ce qu’elle est devenue.

    1. Ne vous emballez pas ! C’est un « billet d’humeur », ce qui veut dire que je ne prends pas une balance de précision.

      Je me suis borné à une chose simple et vérifiable : en faisant fermer le nucléaire allemand et belge, et, dans une moindre mesure français et américain, les parties politiques « verts » ont fait prendre un retard considérable à la baisse des émissions, non seulement depuis quelques années, mais encore pour une dizaine à venir le temps de reconstituer les équipes du nucléaire , et peut-être encore plus en Allemagne et Belgique

      C’est d’autant plus grave que la transition énergétique demande de l’électricité pour les voitures et d’autres processus industriel, les pompes à chaleur etc.

      1. Rassurez-vous je ne m’emballe pas, je ne fais que réagir à votre billet d’humeur. Comme vous savez, qui sème le vent récolte le tempo. Et puis humour et bonne humeur vont de paire.
        Bref, je veux juste dire qu’il vaut mieux en rire qu’en pleurer, de votre billet d’humeur, de scientiste technolâtre.
        « Oui je croaaaa, au Progrès qui progresse et aux innovations qui innovent, pour des siècles et des siècles amen ». Désolé mais ce n’est pas mon Credo, c’est grave Docteur ?
        En attendant… la Téléportation, en passant par la Fusion et le Cosmogol 999 (dont les pompes vont elles aussi nécessiter beaucoup d’électricité, disons d’énergie), oubliez donc le nucléaire. Qui n’est qu’un énorme fiasco ! Laissez-le tomber. Mais pas en ruines quand même. Si nous étions un peu plus Sapiens, et beaucoup moins Shadoks, nous profiterions du calme avant la Tempête, et de la chance d’avoir encore les équipes qui vont bien… pour démanteler proprement toute cette merde. Et bien sûr pour gérer tout ça au mieux, comme nous savons si bien le faire. Les déchets c’est pas compliqué, suffit de les planquer sous le tapis, ou au fond d’un trou, bien profond. Bref de les oublier, eux aussi, pour des siècles et des siècles amen.

        1. Souhaitez vous vous informer sur les nucléaires ? Actuellement, en europe, il n’y a pas d’autre solution pour ne pas émettre de CO2 . Les ENR actuelles ne font économiser qu’une partie, 20-30%, du carburant des centrales principales et pilotables (celles qui garantissent la puissance qui pourra être appelée par les utilisateurs d’électricité). Si elles ne sont pas nucléaires elles émettent bcp de CO2 et font un coût total (ENR + centrales principales) un coût supérieur à 100€ du MWh , et nettement plus quand le gaz est au dessus de 50€ le MWh, comme on le voit en Allemagne. Avec du nucléaire, le coût du combustible est négligeable et le prix de l’électricité dépend surtout du taux de financement, soit entre 60 et 80 € du MWh, stable dans le temps . En plus, les ENR intermittentes de façon aléatoire et rapidement variables perturbent beaucoup les centrales principales et créent des surcoûts significatifs.
          Pour être contre le nucléaire, il faut aimer les émissions de CO2.

          1. Merci pour ce soutien à mon article. Votre réponse est toutefois un peu technique pour le majorité de nos lecteurs. Merci également d’avoir rappelé l’importance des taux d’intérêt actuellement élevés après avoir été très bas (j’espère qu’EDF en a profité en empruntant à cette époque). Personnellement je pense qu’ils vont baisser dans quelques mois ou années, mais je ne suis pas prophète

          2. Les entreprises privées sont mal positionnées pour des investissements qui se construisent en 6 à 10 ans et durent 50 à 80 ans. En France il va y a voir plusieurs solutions pour abaisser le taux d’intérêt tout en trouvant des investisseurs et prêturs. Ce qui permet d’espérer ces valeurs entre 60 et 80 € du MWh. Pour des décennies.

          3. Ça ne fait pas peur aux grandes entreprises qui ont souvent des projets massifs et à long terme (pétrole si on prend toute la chaîne depuis l’exploration, très grandes usines …). Les Etats peuvent les conforter par de larges subventions comme le font la Chine (surtout), les États-Unis et un peu l’Europe. Mais je crains un gaspillage de l’argent public. Le marasme chinois vient en partie de l’argent public perdu, même si on ne le voit pas directement.

  3. Ce billet de mauvaise humeur ou mauvais billet d’humeur mérite des réponses plus nuancées. Fermer des centrales trop rapidement sans avoir fait tout ce qui est possible pour éviter à la fois les énergies fossiles et le nucléaire est une erreur.Mais mettre la faute sur les écologistes est très excessif. Toute production d’énergie a des inconvénients, mais parler d’énergies renouvelables sans parler du solaire thermique (j’ai un chauffe-eau solaire thermique depuis 20 ans qui fonctionne très bien), de la géothermie (mon fils est ingénieur dans ce domaine et travaille plus en Italie, Allemagne, Norvège qu’en France), des hydroliennes, est réducteur.
    Les vrais responsables de la situation actuelle sont tous ce qui ont poussé à l’énorme gaspillage (viande, vêtements, SUV, croisières, manque d’entretien des voies ferrées, produits chinois inutiles,…)

    1. Je n’ai pas compris pourquoi vous assimilez les énergies fossiles et le nucléaire. Quant au solaire thermique, il est utile pour certaines choses (votre chauffe-eau, si il ne se refroidit pas trop vite). Pour la viande, vous avez raison mais ça va se faire tout seul à mon avis avec l’évolution des esprits et la concurrence de la « viande végétale ». Encore une technologie qui va faciliter la transition, contrairement à ce que disent les écolos technophobes

    2. Moi j’ai un sèche linge solaire depuis des lustres, et qui marche super bien. Super économique, facile à installer soi-même, 4 fils tendus sur le balcon. Encore faut-il avoir la chance d’avoir un balcon. Blagues à part (faut dire que toute cette prose s’y prête), il est évident qu’on ne peut pas démonter le nucléaire du jour au lendemain. Ni s’en passer d’ailleurs. Reste qu’entre la peste et le choléra (nucléaire vs fossiles), je refuse de choisir. Alors comment faire ? qu’on me demande.
      Pour moi c’est évident, il faut décroître. Et comme en plus on me demande d’être plus clair, pour que ce que je raconte puisse être pris en con sidération, eh ben décroître ça veut dire consommer moins, beaucoup moins, se déplacer moins, et moins vite, moins de biens plus de liens etc. etc. Seulement voilà, pour quasiment tout le monde, la Décroissance c’est l’Horreur. Normal, puisque c’est comme ça qu’on la présente.

      1. À Bernard Cazenave de répondre. Pour ce qui me concerne, relisez mes articles montrant que la croissance est de moins en moins liée à l’énergie, comme le montre l’exemple des États-Unis. Il y a deux raisons principales : nous n’avons pas deux estomacs (c’est une image mais qui s’applique à beaucoup de choses), et les ingénieurs travaillent à améliorer sans cesse les rendements en énergie et en matériaux permettant de croître tout en consommant moins d’énergie qu’avant : le remploi de plus en plus fréquent des matériaux des bâtiments détruits est un exemple massif et par ailleurs diminue l’envahissement par les déchets

      2. Déjà répondu par ailleurs pour ce qui me concerne.

        Je rajoute que votre sèche-linge solaire est un bon exemple des progrès en cours qui vont dans le bon sens. Ce n’est pas du tout de la décroissance !

  4. Si je suis CONTRE le nucléaire … ça voudrait dire que je suis POUR le CO2 …
    C’est pas un peu binaire comme raisonnement, non ?
    Jetez donc un œil sur l’évolution de la consommation d’électricité ces dernières décennies. En France elle a triplé de 1973 à 2010. Pour ensuite se stabiliser. Pour mieux accélérer demain, avec les bagnoles et les trottinettes électriques. Toujours plus !
    450 TWh aujourd’hui, autour de 630 TWh voire 840 TWh en 2050… les experts hésitent. Mais où veut-on et croit-on aller comme ça ? Sur Mars peut-être ?
    Je n’en sais rien, moi non plus je ne suis pas prophète.

    1. Je n’ai pas compris : si on va avoir besoin de toujours plus d’électricité, il faut du nucléaire pour équilibrer les intermittents (éoliennes et solaire), mais aussi par exemple l’hydraulique africain très sous-équipé. Quant aux anti-nucléaires, ils ont bel et bien augmenté les émissions de CO2. Je veux bien prendre vos commentaires mais il faut être plus clair

    2. En France, où les rivières sont massivement équipées , sans nucléaire on ne peut pas produire suffisamment d’électricité sans émettre du CO2. Mais oui, Il y a pas mal d’autres solutions pour diminuer les émissions sans passer par l’électricité . C’est aussi à mettre au débit des écolos depuis leur arrivée au pouvoir avec Jospin en 1997 : favoriser les éoliennes pour produire de l’électricité alors que nos centrales nucléaires sont déjà décarbonées et ne rien faire sur les atres 3/4 des consommations d’énergies émettrices, chaleur et transport.

  5. S‘il y en a qui ne comprennent pas la différence entre besoin et «besoin» … je les invite à regarder et analyser cette nouvelle campagne de Pub de l’Ademe, sortie récemment à l’occasion du Black-Friday. Et qui, dit-on, aurait mis le Gouvernement dans l’embarras. Passons sur l’hypocrisie de la démarche (0,2% du temps d’antenne publicitaire), comparable au «pensez à covoiturer» désormais obligatoire sur les pubs de bagnoles, généralement des gros SUV.
    Pourtant sur le ton de l’humour… le «dévendeur» en a mis certains de mauvaise humeur. Comme ce pauvre Edouard qui l’a fait a savoir sur X. Ou encore l’Union des industries textiles et l’Union française des industries mode et habillement, qui ont menacé d’une action en justice pour dénigrement commercial. Ne manquerait plus que ça pour rigoler !
    Oser dire à un pauvre bougre qui hésite entre deux polos que le sien lui va très bien… et qu’il n’a donc pas BESOIN d’en acheter un autre… eh ben c’est pas bien !

    1. Il faut mieux expliquer le rapport avec l’article. Je le soupçonne vaguement mais je pense que la plupart des lecteurs ne le voient pas. Pour revenir à cet article, je constate que la COP 28 a décidé la relance du nucléaire. Les écologistes nous ont donc bien fait perdre au moins 10 ans !

  6. Cher Yves,
    Merci pour ce bon article, aux solides arguments scientifique et statistiques. Alors que le grand péril qui nous menace est le réchauffement climatique du à l’augmentation du taux de gaz carbonique et de méthane dans l’atmosphère, il n’est pas mauvais d’avoir un bon exemple de la logorrhée des pseudo-écologistes avec les bassines. Elles n’ont évidemment rien à voir dans la discussion à un détail près : l’incendie d’un certain nombre de ars de CRS n’a pas amélioré la teneur en gaz carbonique de notre atmosphère :-)). Amitiés.
    Pierre

    1. Cher Pierre. Merci pour ton soutien ! Pour continuer la plaisanterie, tu remarqueras que mon article a déclenché le retour de nucléaire à la COP 28. On demande maintenant aux Etats de tripler leur capacité nucléaire !

  7. Message de l’association « sauvons le climat » : https://www.sauvonsleclimat.org/images/articles/pdf_files/communiques/231201_COP_28_faisons_parler_les_chiffres.pdf

    Il est possible d’estimer les émissions totales de CO2 évitées depuis le début de la production du parc
    nucléaire français : avec ses 750 g de CO2 par kWh, le mix alternatif aurait émis environ 10 700 millions de tonnes de CO2 de plus que ce qu’a produit le nucléaire pour produire les 14 000 milliards de kWh d’électricité. Cette quantité gigantesque représente 26,5 fois le total des émissions de la France en 2022 !

  8. Bonjour, Allons un peu plus loin.

    Connaissez-vous le loi ou le principe de Brandolini ? Cliquez et vous saurez

    En anglais GIEC se dit IPCC International Panel on Climate Change (pas de mot expert dans le nom), et il y a une grande organisation de savants américains et international qui s’appelle NIPCC Non gouvernemental IPCC dont voici le site http://climatechangereconsidered.org qui ne sont pas d’accord.

    A propos de l’énergie nucléaire, une très belle enquête du PCF en 2010 montrait que Greenpeace a reçu 10 M de dollar d’une fondation de Gazprom pour faire sortir les allemands du nucléaire.
    Je recommande les commentaires des auditions de nos ministres de l’écologie : https://www.youtube.com/watch?v=qaPKcAZvhZQ Ils ont bousillés des centaines de milliards d’euros et on emmerde quelques hommes politiques pour quelques milliers d’euros…

    Y a-t-il une urgence climatique ? 1200 scientifiques européens du Clintel répondent « non », et ils viennent d’ajouter dans leurs rangs, John Clauser prix Nobel de physique 2022. Il faut lire et écouter l’ancien conseiller scientifique de Obama, Steven Koonin qui était de passage à Paris au printemps… Ecouter sa conférence https://www.youtube.com/watch?v=rgyAWIiMYqI est intéressant, surtout que depuis un an, plus aucun « rechauffiste » n’accepte de débattre avec lui sur un plateau de télévision aux USA…
    John Christy, aussi est intéressant, lui qui dirige des équipes qui sont publiées dans le rapport scientifique du « GIEC » et qui est audité devant le sénat américain https://www.youtube.com/watch?v=Cz45fETw078 où il dit « aucune des prévisions faites depuis 50 ans ne se sont JAMAIS réalisées »…

    Quelques informations : 2500 centrales à charbon dans le monde et 450 en construction. Soit les réchauffistes sont dans le vrai et la planète va bouillir quoiqu’on fasse en Europe.

    Combien de % de CO2 dans l’atmosphère ? Qui le sait ? Et combien de % de méthane ? Et combien de % de valeur d’eau, oui la vapeur d’eau est un gaz à effet de serre…
    Le CO2 est le meilleur ami de l’homme. Sans CO2 on a la surface de la Lune…

    1. Je suis un scientifique, et bien au courant de ces différences d’analyse. Mais l’objet de mon article n’est pas d’y rentrer, mais de rappeler le temps et l’argent que nous ont coûté la propagande antinucléaire faite par les écologistes

  9. Tout le monde semble condamner le CO2. Mais n’est-ce pas le gaz qui fait pousser les plantes? Plus il y a de CO2 dans l’athmosphère plus la planète verdit. Où est le problème? D’ailleurs les horticulteurs injectent du CO2 dans leurs serres.
    Certains disent que le CO2 réchauffe la planète. Est-ce prouvé? J’ai lu qu’à certaines époques il y avait davantage de CO2 qu’aujourd’hui mais une température plus basse. Y a-t-il vraiment un lien entre CO2 et température et s’il y a causalité dans quel sens fonctionne-t-elle? Le CO2 est-il cause du réchauffement ou le réchauffement (par le soleil par exemple) est-il cause du CO2 libéré par les océans chauds?
    Autre sujet: le stock de CO2 dans l’athmosphère est infiniment plus important que sa production annuelle d’origine humaine. L’apport humain est négligeable. Pourquoi casser l’économie en réduisant cet apport pour un résultat épsilonesque?
    Bref j’ai l’impression qu’on passe beaucoup de temps et qu’on dépense beaucoup d’argent pour régler un problème imaginaire.

    1. Bonjour Jacques. Je suis suffisamment scientifique pour savoir qu’on ne sait jamais rien définitivement. L’histoire des sciences est pleine de revirements. Donc j’ai choisi prudemment une question beaucoup plus limitée qui est de soutenir le nucléaire pour des raisons tant techniques et économiques que géopolitiques. La mode actuelle, justifiée ou non, y pousse ENFIN après nous avoir fait perdre 10 ou 20 ans, tant mieux ! D’ailleurs quand nous nous sommes nucléarisés au XXe siècle, il n’était pas question d’environnement

    2. OUI, vous avez raison. Le CO2 meilleur ami de l’homme : paradoxal, mais vrai. Depuis 100 ans, l’augmentation du taux de CO2 a permis une forte augmentation de la production agricole mondiale…

      1. Ce n’est pas incompatible avec l’effet de serre. Je rappelle que je ne me lance pas dans ce débat. Je préfère rester dans le concret, et notamment appuyer le nucléaire. Je rappelle que quand nous nous sommes lancés dans cette aventure du nucléaire au XXe siècle, il n’était pas question d’environnement mais d’indépendance et de sécurité nationale, de bas prix de l’électricité etc.

  10. Nous servir la loi de Brandolini pour nous vendre toujours plus de CO2, fallait oser. Moi aussi je suis de ces couillons de «réchauffistes», personne n’est parfait. Mais bon, le débat n’est pas là. Pour vous dire à quel point je le suis, couillon, antinucléaire et en même temps !
    Le nucléaire est un fiasco. Sauf bien sûr pour les nucléocrates, les adeptes de la religion atomique. Ceux là répètent que le nucléaire de demain est dans les tuyaux, qu’on avance qu’on avance et blablabla. Le Progrès qui progresse pour des siècles et des siècles amen !
    – « Pologne, Brésil, France, Russie, Etats-Unis, Niger, Kenya… Dans le monde entier, les promoteurs d’une industrie nucléaire moribonde annoncent des constructions de réacteurs par dizaines. Bonne nouvelle : leurs promesses tonitruantes s’avèrent mensongères.» (Stéphane Lhomme – Le nucléaire et la méthode Coué – La Décroissance N°202 septembre 2023)
    Promesses, mensonges et fiascos de tous les côtés ! Lire l’article et vérifier si Stéphane Lhomme raconte des mensonges, ou pas. Voilà donc pour ce qui en est aujourd’hui.
    Quel est l’avenir du nucléaire ? Certains spécialistes de l’énergie nous disent qu’il est incertain.
    Avec ça nous voilà bien avancés. Mais encore ?
    – « En 2021, au plan mondial, les investissements dans l’éolien et le solaire étaient près de 15 fois supérieurs à ceux consacrés à de nouvelles centrales nucléaires, selon un rapport publié mercredi. Parallèlement, le déclin du nucléaire se poursuit » (latribune.fr – 05 oct. 2022)

      1. Connaissez-vous le «World Nuclear Industry Status Report» (WNISR), dont le dernier rapport vient de sortir il y a un mois ? Un avant goût sur cet article de Ouest-France du 06/12/2023 :
        – L’énergie nucléaire continue de décliner dans le monde

        Un point que vous n’abordez pas, le démantèlement.
        – « Le WNISR n’omet pas d’aborder certains volets délicats. Sur les 212 réacteurs arrêtés dans le monde, seulement 22 ont été démantelés, sans progression depuis l’an dernier : 17 aux USA, quatre en Allemagne, un au Japon. Et toujours aucun en France, ni en Russie, au Royaume-Uni, ou au Canada.» (Ouest-France)
        – Nucléaire : une filière du démantèlement encore à construire (Le Monde 07 janvier 2022)

        1. Nous sommes dans un pays libre, ce que nous n’apprécions pas suffisamment. Dans un pays libre, toutes les opinions circulent à partir de chiffres qui ne sont pas toujours vrais, et, quand ils le sont, sont présentés de façon contradictoire (exemple : 13 % de chômage chez « les immigrés » contre 7% chez les « Français ». Les uns en déduisent que les immigrés sont paresseux et les autres que la grande majorité travaille … sans parler du fait que les mots «immigrés » et « Français » ne sont pas définis de la même façon chez tout le monde).

          Je me méfie donc des chiffres et essaie deI rester sur du concret : si on fait pas de nucléaire, qu’est-ce qu’on fait ? On brûle du charbon comme le font des Allemands ?

        2. hystérésis ! Oui le nucléaire n’a pas encore redémarré dans le monde ou en France. C’est justement l’objet du billet Montenay : les fautifs sont les « verts » qui ont réussi avec leur bataille contre l’horreur nuccléaire (sans succès vu le nombre d’ogives dans le monde dans de plus en plus de pays) à bloquer le bienfaiteur nucléaire civil (tous critères, mortalités, pollutions…). Ils ont aussi bénéficié du bas prix des énergies fossiles (charbon, gaz) pour produire de l’électricité. Maintenant, de plus en plus de pays (suède, pays-bas, italie…), qui avaient quitté, y reviennent et programment des dizaines de centrales, qui ne seront comptées par WNISR que dans deux décennies. Même les pays producteurs de gaz et de pétrole préfèrent le vendre et se mettent à préférer produire l’électricité avec du nucléaire, moins cher. Les réelles limites humaines à leurs diffusions seront peut être, bientôt, pulvérisées par l’innovation tech et l’industrialisation. Et l’humanité « économisera » les milliers de morts dans les mines, le transport et la pollution par les fossiles qu’ont, de fait, défendus les « verts ».
          https://www.institutmolinari.org/wp-content/uploads/2023/12/etude-energie-nucleaire-2023.pdf

  11. Finalement le crime (écologique) des Verts est d’avoir saboté le nucléaire. Ce n’est là qu’un point de vue, en l’occurrence celui des nucléocrates. Commençons déjà par ne pas confondre «nucléocrate» (adepte de la religion atomique) et «écologiste» (mot qui ne veut plus rien dire depuis que tout le monde s’en revendique).
    La réalité du nucléaire, en France et dans le monde, est ce qu’elle est ! Sauf à être dans le déni, tout le monde devrait être d’accord sur le nombre ACTUEL de centrales et de réacteurs en service, à l’arrêt, en panne, en fin de vie (leur âge), en cours de démantèlement, et bien évidemment en cours de construction ou au stade de projets. D’accord également sur les retards (de construction, de démantèlement), les coûts, les investissements etc. Et un peu moins d’accord sur les problèmes techniques actuels, les risques que représentent tel ou tel défaut etc.
    Quant au Nucléaire de Demain (génération IV, fusion…) c’est là une question de foi (de religion), il suffit d’y croire. Et là bien sûr, on ne discute pas. Et des déchets n’en parlons pas !
    Quoi qu’il en soit, fiasco ou pas, aujourd’hui les plus prudents des spécialistes nous disent que l’AVENIR du nucléaire est incertain. Ce n’est donc que dans deux décennies, comme nous le prédit moulingm, si ce n’est Madame Irma, que ces dizaines de centrales, qui aujourd’hui n’existent que sur le papier et dans la tête des nucléocrates, pourront être comptées par le WNISR. Ou pas.

    1. Je ne comprends pas très bien et je ne vois pas le lien avec le sujet. Si les « nucléocrates » apportent de l’énergie non carbonée, que leur reprochez vous ? Quand les Verts allemands polluent l’atmosphère en arrêtant le nucléaire allemand, en quoi est-ce un progrès ?

      1. – L’Allemagne et son charbon : mythes et réalités
        https://www.revolution-energetique.com/lallemagne-et-son-charbon-mythes-et-realites/
        La sortie du charbon en Allemagne est prévue, dans l’idéal pour 2030… au lieu de 2038.
        Les Verts allemands vont bien sûr dans ce sens. Donc, si tout va bien… dans 10 ans les Allemands en auront fini du charbon. Du nucléaire et en même temps. Hélas tout le monde n’en sera pas à ce stade, ce qui fait que finalement les Allemands ne seront pas mieux lotis que les autres. Ben oui, le CO2 ne s’arrête pas aux frontières, les nuages radioactifs non plus.
        En attendant… les Verts allemands auront participé à démontrer qu’on n’était pas obligé de choisir entre la peste et le choléra.

          1. Ou alors, ça veut juste dire que chacun se complait à croire ce qu’il a envie ou besoin de croire. Ce qui veut dire, qu’il ne peut pas y avoir de réel débat (échange d’idées) entre un nucléocrate et un anti-nucléaire. Comme entre un dit réchauffiste et un dit climatosceptique (vrai ou faux sceptique), un libéral et un anti-libéral, un croyant et un athée etc. etc. Nous allons donc continuer comme ça, de la seule façon que nous savons faire (hi-han !), c’est à dire toujours plus, de croissance, de compétitions (de conflits et de guerres), d’innovations (plus ça rate et plus on a de chances de réussir), de cinéma et de blablabla (COP) etc. etc. Et ce en attendant…
            Que le principe de réalité fasse son œuvre. C’est à dire qu’il nous fasse enfin comprendre (toucher du doigt) que nous avons bel et bien dépassé les limites.
            – « Le réel, c’est quand on se cogne. » (Citation attribuée à Jacques Lacan)

          2. Pour moi, Jacques Lacan n’est pas une personne sérieuse. Le climat est un problème de physique, un peu compliqué maîtrisable par de la physique Mais c’est long à mettre en place, et il est dommage que nous ayons perdu tant de temps. Les écologistes portent une partie de la responsabilité de ce retard, et pas seulement pour le nucléaire.

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