La démographie éclaire les changements du monde : elle montre pourquoi certains continents rajeunissent, d’autres vieillissent, et comment ces écarts agissent sur la géopolitique, l’économie ou les religions.
J’en propose ici une lecture simple, avec quelques repères pour suivre ces évolutions internationales et situer la France dans ce mouvement global.
Les données mondiales : 2 siècles de basculement démographique
Depuis deux siècles, la démographie mondiale subit d’intenses bouleversements.
Longtemps à la merci des épidémies, elle bénéficie des avancées médicales en Occident, en gros de 1850 à 1950. Ces avancées gagnent le reste du monde à partir de cette date.
D’où, dans un premier temps, la multiplication de la population européenne, sur place et dans les Amériques, puis celle du Sud, depuis maintenant 80 ans, avant l’amorce d’un recul généralisé aujourd’hui.
Ces vagues de la démographie mondiale sont importantes en géopolitique, par leurs répercussions sur la France et dans bien d’autres domaines. J’aborderai notamment leurs répercussions sur les religions mondiales, étudiées par Gérard-François Dumont, président de Population & Avenir.
Vers 1825, la planète comptait environ un milliard d’habitants. Les trois quarts vivaient en Asie et en Europe, tandis que l’Afrique et les Amériques demeuraient faiblement peuplées.
L’équilibre ancien entre naissances et décès, maintenu pendant des millénaires, allait bientôt être rompu.
Phase 1 de la transition démographique : croissance
Les progrès scientifiques et techniques, mis en œuvre dans un deuxième temps par les entreprises, améliorèrent la productivité agricole, la médecine et l’hygiène. Ce qui fit chuter la mortalité sans réduire immédiatement la natalité.
De là naquit la « transition démographique », moteur à ce stade de la croissance des populations.
Cette transition se déroula d’abord en Europe, où l’espérance de vie passa de 35 à 50 ans entre 1825 et 1900.
La population du continent doubla, puis s’exporta : plus de cinquante millions d’Européens migrèrent vers les Amériques et, dans une moindre mesure, dans le Pacifique Sud et d’autres pays.
Les Européens diffusèrent alors leur culture, leurs langues et leur religions. L’anglais, le français, l’espagnol, le portugais, côté langues, et le catholicisme et les protestantismes, côté religions, se répandirent dans le monde entier.
Le monde entra alors dans un cycle d’expansion démographique sans précédent : la population mondiale avait doublé vers 1925 avec deux milliards d’habitants.
Phase 2 de la transition démographique : ralentissement, puis baisse
Dès la fin du XIXe siècle, les naissances commencèrent à s’aligner sur les décès en Occident : c’est la deuxième phase de la transition démographique.
La population continua à croître un certain temps du fait de sa relative jeunesse. La première guerre mondiale accentua ce ralentissement.
Mais le progrès médical gagna le reste du monde, et la population mondiale est aujourd’hui de 8 milliards d’habitants.
Cette multiplication par 8 en deux siècles parut terrifiante à beaucoup, d’où l’idée très répandue que le monde était surpeuplé. Pourtant, contrairement à la prévision de Malthus, la production de nourriture avait suivi.
La surpopulation : une idée périmée
La baisse des populations (hors immigration) est générale en Occident et en Asie orientale et leur augmentation ralentit fortement ailleurs.
Depuis les années 1990, la croissance de la population mondiale ralentit.
La fécondité moyenne est tombée à 2,3 enfants par femme en 2023, contre plus de 5 dans les années 1960. Les chiffres partiels de 2024 et 2025 laissent supposer un chiffre inférieur.
Rappelons qu’en France, avec une mortalité parmi les plus faibles du monde, il faut 2,07 enfant par femme pour maintenir la stabilité, et nettement plus dans les pays à forte mortalité.
La Chine, jadis symbole de surpopulation, voit aujourd’hui sa population diminuer.
L’Inde a pris la première place démographique, mais amorce à son tour la phase 2 de la transition démographique.
L’Europe est stable ou en déclin, tandis que l’Afrique subsaharienne reste la seule grande région en expansion.
En 2100, selon les projections de l’ONU, un humain sur trois pourrait être Africain, malgré un début de baisse de fécondité, mais aussi du fait de la régression du reste du monde.
Le contraste entre la Chine et le Nigéria illustre cette opposition :
- En Chine, les moins de 20 ans ne représentent plus que 18 % de la population ; en Nigéria, ils sont 50 %.
- En Chine, les prix du logement s’effondrent, au Nigéria, ils flambent.
Et le chiffre global de la population d’un pays n’a guère de sens si l’on ignore son degré de vieillissement.
En effet, la taille d’une population ne suffit pas à comprendre la situation d’un pays : sans tenir compte de son vieillissement, on passe à côté de l’essentiel, car une population peut rester nombreuse tout en comptant de moins en moins d’actifs pour soutenir les plus âgés.
Par exemple j’entends souvent dire : « Les Chinois sont 1,4 milliards, quand ils seront deux fois moins nombreux tout ira mieux, tant pour eux que pour nous ».
On oublie de dire que les 700 millions restants seront très largement composés de gens très âgés, que les quelques jeunes auront du mal à nourrir et soigner.
Le déplacement du centre de gravité démographique vers le Sud modifie la carte des échanges, des migrations et de la puissance :
- L’Europe comptait un quart de l’humanité en 1900 ; elle en représentera à peine 7 % en 2050.
- À l’inverse, l’Afrique est passée de 8 % à près de 25 %.
Ce basculement numérique se double d’un changement culturel et spirituel : la jeunesse mondiale n’est plus européenne, elle est de moins en moins asiatique, mais elle est de plus en plus africaine.
Pourquoi cette chute de la fécondité ?
Les causes de la chute de la fécondité
Trois grandes forces expliquent la baisse universelle de la fécondité : les institutions, l’urbanisation et la psychologie collective.
La première cause est l’instauration des retraites
Instaurée en Europe à la fin du XIXᵉ siècle, elle a bouleversé le rapport entre générations.
Dans les sociétés agraires, avoir des enfants était la seule garantie de sécurité pour la vieillesse.
L’État-providence a remplacé cette solidarité familiale par une solidarité abstraite.
Les enfants ont cessé d’être un « investissement économique » pour devenir un choix personnel, souvent différé.
En Europe comme en Asie, la démographie s’est ainsi déconnectée du cycle de la subsistance.
C’est bien sûr une erreur !
Sans vouloir ici refaire mes articles sur les retraites, disons que leur sort n’est pas une question d’argent, mais dépend de la proportion d’adultes pour s’occuper des vieux et faire tourner l’économie.
La deuxième cause est l’urbanisation
L’enfant, jadis productif à la campagne, devient une charge en ville, où il faut le loger, le nourrir et l’éduquer.
Par ailleurs la femme qui restait « en famille » pour aider son mari paysan a maintenant l’occasion de quitter son domicile pour un travail salarié à l’extérieur, et voit sa réussite sociale ne plus dépendre seulement du fait d’être mère.
Les pays les plus urbanisés sont aussi les moins féconds : Corée du Sud, Japon, Italie, Espagne.
Ce n’est pas la misère, mais la modernité, qui fait baisser les naissances.
La troisième cause est l’anxiété
Les sociétés sont anxieuses, inquiètes du climat, de la guerre, du chômage ou de la dette, et hésitent à transmettre la vie.
Après la crise financière de 2008, la fécondité a reculé dans toute l’Europe méridionale.
Après la pandémie de 2020-2021, elle a chuté en Chine et aux États-Unis.
Le nombre d’enfants devient le baromètre du moral social : on fait des enfants là où l’on croit encore à l’avenir.
On voit que le recul de la fécondité n’est pas un accident occidental mais une conséquence universelle de la modernité.
C’est pourquoi les 100 prochaines années seront marquées non par la surpopulation, mais par l’organisation que nous devrons déployer pour faire face à la dépopulation et à la survie des gens âgés.
Le cas français : un recul géostratégique
La France a été une exception sur le plan mondial.
La fécondité s’y est abaissée dès le XVIIIe siècle :
(« On trompe la nature jusque dans nos villages » Jean-Baptiste Moreau, Recherche et considération la population de la France, 1778, repris par Hérodote.net)
Sa population a doublé en deux siècles, passant de 32 à 68 millions d’habitants, mais à un rythme beaucoup plus lent que celui du monde, malgré une assez forte immigration.
Cette avance dans la phase 2 de la transition démographique lui a coûté très cher géopolitiquement, notamment face à l’Allemagne : en 1870 et en 1914, les actifs français mobilisables étaient deux fois moins nombreux que ceux de l’Allemagne… à tel point qu’il a fallu se résoudre à s’allier avec notre ennemi héréditaire anglais pour lui faire face !
Ce fut l’entente cordiale, conclue en 1904, après des siècles de guerre et rivalité franco-britannique en Europe puis dans les Indes, en Amérique et enfin en Afrique.
Au moment de leur indépendance (1775), les États-Unis d’Amérique, ne comptaient encore que 2,5 millions d’habitants et ne faisaient pas le poids face à la Grande-Bretagne : ils avaient bien besoin du soutien de la France, un allié fort de ses 26 millions de Français et de chefs de guerre émérites (saluons notamment les héros de ce soutien militaire décisif que furent l’amiral d’Estaing et le général Lafayette).
Aujourd’hui, la situation est très différente : avec 68 millions d’habitants, la France est devenue un pays de taille moyenne, tandis que les États-Unis en comptent environ 350 millions.
Nous sommes donc, pour eux, un interlocuteur parmi d’autres, et non plus un partenaire comparable en poids démographique : nous étions 10 fois plus nombreux, nous sommes maintenant 5 fois plus petits !
Il en va de même, mais c’est plus récent, avec les pays du Sud.
L’exemple le plus frappant est le renversement entre la France et l’Égypte : en arrivant Napoléon lança un recensement : peut-être 2,5 millions face à 30 millions de Français. Aujourd’hui nos 68 millions font face à 103 millions d’Égyptiens.
Ce fut un peu analogue avec l’Algérie
Aujourd’hui, la France conserve une fécondité légèrement supérieure à la moyenne européenne, autour de 1,7 enfant par femme après être resté longtemps à l’équilibre.
Cette singularité s’explique par l’ampleur des politiques familiales, mais surtout par la dynamique migratoire.
L’immigration a contribué depuis plus de 100 ans et contribue toujours au renouvellement de la population active et à la jeunesse relative du pays.
Sans elle, nous n’aurions vraisemblablement que péniblement 40 millions d’habitants, très âgés.
Car l’émigration française progresse : entrepreneurs, chercheurs, étudiants et retraités s’expatrient.
Cette émigration n’est pas liée à l’immigration, au contraire : si le pays était plus vieux et plus pauvre, elle serait encore plus forte !
Ce double mouvement – entrées et sorties – est d’ailleurs commun à d’autres pays européens, mais qui ont une fécondité plus faible que la France et que cela transforme donc davantage, tels que l’Italie.
Cette circulation croisée nourrit une recomposition lente mais profonde. L’immigration diversifie les origines culturelles et religieuses, tandis que l’émigration accentue ce phénomène.
L’avenir démographique de la France dépendra certes du nombre des naissances, mais aussi de sa capacité d’intégration et de transmission de sa propre culture.
C’est notamment le travail de l’école, qui me paraît défaillante, mais ce n’est pas sujet…
Cela nous mène aux conséquences de la démographie sur les religions mondiales, et notamment sur celles qui nourrissent les immigrations française et occidentales.
Comment la démographie joue sur l’évolution des religions
Gérard‑François Dumont, géographe et démographe, s’est saisi de ce thème dans sa conférence du 25 septembre à la Société de Géographie : « La géographie mondiale des religions bouleversée par les dynamiques démographiques ».
Il nous dit que les régions jeunes et fécondes – Afrique, Asie du Sud, Moyen‑Orient – connaissent une vitalité religieuse intense.
Les religions y sont vécues collectivement, inscrites dans la vie sociale et la transmission familiale.
Il s’agit du christianisme (centre et sud de l’Afrique surtout, et accessoirement en Asie orientale) et de l’islam (nord de l’Afrique, Moyen-Orient, Asie du Sud-Est). Et, plus localement, de l’hindouisme et du bouddhisme.
Ces pays sont peu ou moyennement développés, et leur population est tentée par l’émigration principalement vers l’Occident.
À l’inverse, les régions vieillissantes – Europe, Japon, Corée – voient la foi se dissoudre dans l’individualisme.
Le christianisme européen, autrefois foyer du monde, devient marginal en nombre de fidèles.
Il en déduit que la proportion de musulmans augmente et est passée de 10 à 20 % depuis les années 1930, et devrait continuer à croître, tandis que celle des chrétiens va demeurer stable à un peu moins d’un tiers.
Il explique avoir pris comme hypothèse de calcul que les religions étaient intégralement transmises aux descendants.
Or, à mon avis, la transmission de la religion aux descendants, si elle est longtemps effectivement restée quasi-totale, ne sera plus forcément automatique.
En effet elle est affaiblie par la vie en entreprise (et pas seulement dans les pays d’accueil), l’Internet, la mondialisation culturelle et la dispersion des familles entre plusieurs univers.
Dans le monde arabe, une étude du Pew Research Center montre une montée du scepticisme religieux, surtout chez les jeunes urbains.
En Afrique, la multiplication de nouvelles Églises, à fondateurs récents, s’ajoute à des groupes plus anciens comme le vaudou, ce qu’on peut interpréter comme une appropriation locale de la foi.
Gérard-François Dumont souligne d’ailleurs que les religions universelles – christianisme et islam – demeurent dynamiques, mais qu’elles se fragmentent.
Pour l’islam, il y a la division entre chiites et sunnites, mais surtout une grande variété de comportements : politiques (islamistes, salafistes…), apolitiques pieux, soufis, maraboutistes et beaucoup d’agnostiques non déclarés d’après Pew.
Chez les chrétiens, il a depuis longtemps une grande variété de protestants, dont la plus en vogue actuellement est celle des évangélistes, mais il y a aussi beaucoup d’églises locales :
- L’Église kimbanguiste, qui compte plusieurs millions de fidèles, surtout dans la République démocratique du Congo
- L’Église de Zion en Afrique du Sud (une dizaine de millions ?)
- La Celestial Church of Christ (CCC) au Nigéria
- et peut-être des dizaines, ou des centaines, d’autres églises plus ou moins liées au christianisme…
Toutes ces religions, y compris l’hindouisme et le bouddhisme dont nous n’avons pas parlé, sont en train d’essaimer dans le monde entier.
Attention : l’ouverture migratoire ne veut pas dire apparition d’un modèle concurrent de celui des pays d’accueil, ce qui serait le cas si une de ces variantes avait un succès massif (les islamistes pour reprendre les craintes de certains).
Or ce n’est le cas ni dans les pays de départ, ni dans les pays d’arrivée.
L’immigration est extrêmement variée par origine, par niveau social de départ, par qualification, par religion et, à l’intérieur de chaque religion, par des divisions profondes.
Nous l’avons vu pour l’islam et le christianisme africain.
Tout cela devrait nuancer l’opinion de nombreux Français qui voit les religions comme « des blocs » opposés à la laïcité.
Conclusion générale
L’histoire démographique du monde moderne peut se lire comme la combinaison de plusieurs phénomènes : celui de la croissance, celui du vieillissement, et celui de la mobilité.
En deux siècles, l’humanité est passée de la peur du manque à la peur du trop‑plein, puis à celle du vide.
La transition démographique a été la première révolution globale : elle a modelé les États, les économies et les mentalités. Elle conditionne aujourd’hui l’équilibre des puissances. Et indirectement la géographie des religions en ayant « mondialisé » l’islam et le christianisme.
La France, avec sa stabilité démographique relative et son ouverture migratoire est un exemple de recomposition.
Les États-Unis en étaient un autre, du moins avant la chasse aux immigrés par Trump.
L’avenir de ces deux pays ne dépendra plus des naissances seules, mais de la circulation des hommes, des idées et des cultures.
Et l’histoire ne s’arrête jamais. La dispersion géographique des religions va les transformer ou les affaiblir, tant dans les pays d’accueil, que dans les pays de départ, car les liens ne disparaissent plus : téléphone, Internet, télévision locales captées dans le monde entier…
Les démographes, qui ont le souci des chiffres les plus exacts possibles et celui des marges d’erreur, ainsi qu’une bonne perception des processus en cours, me paraissent donc mieux placés que certains sociologues ou économistes politisés pour vous donner les clés des évolutions géopolitiques en cours.
Yves Montenay

« La première cause est l’instauration des retraites
Instaurée en Europe à la fin du XIXᵉ siècle, elle a bouleversé le rapport entre générations.
Dans les sociétés agraires, avoir des enfants était la seule garantie de sécurité pour la vieillesse. »
Pour ma part, j’estime contestable cette thèse car la retraite était généralement à 65 ans alors que comme vous l’écrivez vous-même, l’espérance de vie en Europe était d’environ 50 ans vers 1900 :-)
« La France a été une exception sur le plan mondial.
La fécondité s’y est abaissée dès le XVIIIe siècle »
Je me demande si ce n’est pas d’une part du fait que la France avait été épargnée par les épouvantables guerres de religions de la première moitié du XVIIe en Europe centrale et orientale et d’autre part une certaine installation dans la rente avec l’expulsion des Huguenots et l’influence des libéraux physiocrates ne jurant que par l’agriculture et par la rente foncière.
« À l’inverse, les régions vieillissantes – Europe, Japon, Corée – voient la foi se dissoudre dans l’individualisme. »
Je ne connais pas bien le cas asiatique, mais dans le cas de l’Europe, les institution religieuses étaient de véritables Etat dans l’Etat, à l’image d’une entreprise bénéficiant à la fois d’un monopole et d’un mécanisme de vente forcée.
Et quand on a libéralisé le marché de la foi, ledit marché s’est dégonflé comme une baudruche, les clients ayant cessé d’être contraints sont allés à la concurrence, le plus grand nombre ayant tout simplement cessé de consommer.
Dit autrement un beau cas de capitalisme de connivence!
Sur le premier point, l’histoire est claire : Bismarck, inventeur des retraites modernes, a choisi 65 ans justement parce qu’il y avait très peu de survivants à cet âge ! Sinon ce n’était pas finançable
je vous avoue que je ne comprends pas bien les autres points
Le second point est une hypothèse.
Quant à la foi, je voulais dire qu’elle était sans doute souvent feinte et résultait souvent d’un certain conformisme, pour ne pas dire d’une certaine pression sociale, surtout à la campagne où tout le monde s’épie alors qu’en ville, on aura moins tendance à vous juger…
Tout à fait d’accord sur le point que la foi est souvent feinte, et de plus en plus. Du moins à l’entourage croyant
Je suis Algerien
Et en tant que Maghrebin
J’ai très peur
Si le Maghreb (Maroc, Algerie, Tunisie, Libye) n’éxpulsent pas tous les migrants subsahariens
Ça sera la fin du peuple bèrbere
L’europe doit cooperer avec le Maghreb
Le Maghreb accepte ses migrants en échange l’europe doit aider le Maghreb à stopper et expulser les migrants subsahariens
La langue française favorise aussi cette immigration
Raison de plus pour que l’algerie continue sa politique d’anglicisation
Superne analyse éclairante, merci