Le sondage de l’IFOP : des chiffres mal interprétés
La publication par l’IFOP, le 13 novembre 2025, d’un sondage intitulé « État des lieux du rapport à l’islam et à l’islamisme des musulmans de France » a donné lieu à des commentaires alarmistes : montée de l’islam en France, jeunes musulmans plus pratiquants …
Le sondage IFOP fait état d’une certain nombre de chiffres, dont je ne remets pas en question l’exactitude, connaissant le sérieux de l’IFOP.
Mais j’estime qu’on ne peut pas en tirer les conclusions hâtives que je lis dans la presse.
Un peu de contexte : le sondage de l’IFOP sur les musulmans français est une commande
L’IFOP est une société privée, et non une institution comme l’INSEE ou l’INED. Elle fait des sondages dans le cadre de ce que lui commandent ses clients.
Pour cette étude, le client est la revue « Écran de Veille », éditée par Global Watch Analysis, un mensuel spécialisé dans la lutte contre « les fanatismes et les extrémismes ». Donc un média qui a ses propres objectifs.
En l’occurrence, cet objectif n’est pas d’étudier le fait religieux dans sa diversité, mais de mesurer ce qui pourrait relever du rigorisme ou de l’islamisme.
Il ne s’agit pas d’une enquête de sociologie religieuse, mais d’un sondage thématique commandé par une revue engagée.
Autrement dit, les questions sont posées de manière à générer de l’inquiétude face à une supposée menace islamiste, qui ne correspond pas à ce que je connais du monde musulman.
Je vais examiner les deux affirmations qui ont fait le plus de bruit :
Une large assimilation : 7 millions de musulmans sur 14 arrivés…
Précisons d’abord que l’IFOP s’adresse à ceux qui se considèrent comme musulmans en métropole, comme il y a quelques années l’Institut Montaigne qui avait donné des chiffres assez voisins pour l’époque et avait suscité les mêmes réactions.
Plus précisément, est considérée comme « musulmane » toute personne de l’échantillon sondé en france métropolitaine ayant répondu « musulmane » à la question :« Quelle est votre religion ? ».
Cela exclut par exemple des musulmans de Mayotte, pour qui c’est une religion traditionnelle et paisible, qui ne pose pas de problème à ma connaissance. En particulier le droit civil français y a été appliqué sans problème aux moins de 40 ans au moment du rattachement à la France, c’est-à-dire à la quasi-totalité de la population aujourd’hui
Précisons également que l’IFOP parle de 6,9 % de musulmans parmi les personnes de 15 ans et plus, soit environ 4,8 millions de personnes, et non « 7 millions ».
Ce chiffre de 7 millions est ainsi une extrapolation à l’ensemble de la population, ce qui n’est pas très scientifique : quelle est la religion d’un bébé ? Et la gardera-t-il toute sa vie ?
Maintenant, voici mon avis : le chiffre de 7 millions de musulmans est certes un chiffre important, mais doit se comparer au nombre des immigrés venant de pays musulmans et de leurs descendants, ce qui démontre, à l’inverse des idées reçues, que beaucoup quittent cette religion.
Mon évaluation personnelle
Calculer précisément ce chiffre nécessiterait des mois ou des années d’études par un démographe professionnel… pour ce qui suit, je me contente d’esquisser un calcul rapide.
Première étape : d’où viennent les immigrés musulmans ou considérés comme tels ?
Du Maghreb, du Sénégal, du Mali… et autres pays en quasi-totalité musulmans, et de pays partiellement musulmans, la Côte d’Ivoire par exemple.
J’ai ensuite compilé le nombre des immigrants de ces pays vers la France, en décidant pour simplifier que, par exemple, 100 % des maghrébins ou sénégalais étaient considérés comme musulmans, et 50 % des Ivoiriens.
Deuxième étape : leur évolution démographique
J’ai ensuite forfaitisé leur nombre d’enfants et éventuellement de leurs petits-enfants. J’ai supposé que le nombre de décès était négligeable (la très grande majorité a de zéro à 65 ans).
Reste l’inconnue des mariages mixtes. Non pas de ceux qui sont recensés, et qui sont les mariages de nationalités différentes, mais ceux assez fréquents de religions différentes (une « beurette » se mariant à son collègue de bureau ou à son camarade d’université, éventuellement au grand dam de sa famille). Ces derniers ne sont bien sûrs pas recensés.
Une partie des enfants issus de ces mariages mixtes ne choisit en général leur religion, ou leur non–religion, qu’à l’âge adulte. Je me suis borné à un abattement forfaitaire pour cette question qui nécessiterait des travaux intéressants.
Le résultat de ce calcul est qu’il « devrait y avoir » environ 14 millions de musulmans en France. Quelle que soit la marge d’erreur, le chiffre est très supérieur à 7 millions.
On peut donc reprocher au sondage IFOP d’avoir omis notamment les personnes ayant un parent musulman mais se déclarant athées ou d’une autre religion.
Cela recoupe donc l’observation courante selon laquelle de nombreux originaires de pays musulmans (ou leurs descendants) ne sont pas pour autant musulmans :
- soit parce qu’ils ne l’étaient pas dans le pays de départ (souvent sans le dire, j’ai de nombreux témoignages). Voir les enquêtes répétées du Pew research Center.
- soit parce qu’ils ont évolué une fois en France,
- soit parce qu’ils n’ont pas toujours transmis leur religion à leurs enfants.
Donc les 7 millions de musulmans qui font si peur s’intègrent en réalité petit à petit dans la population française, puisqu’ils devraient être 14 millions.
Et les islamistes ?
Ça ne veut pas dire qu’il faut sous-estimer la menace islamiste : l’islamisme est un parti politique dont le but est la prise de pouvoir, locale puis nationale.
Il fait de nombreuses victimes, principalement dans les pays musulmans, où il est d’ailleurs pourchassé par les pouvoirs en place.
En France, les islamistes sont rejetés par la majorité des musulmans, soit par désaccord doctrinal, soit tout simplement parce qu’ils se sentent mal vus à cause de de ce mouvement politique.
Il faut donc s’appuyer sur eux pour les combattre. À mon avis, c’est un problème policier et non de civilisation.
Au passage je note la confusion immigrés/musulmans et musulmans/islamistes : beaucoup d’immigrés sont espagnols ou portugais (sans parler des autres origines : asiatiques européens etc.).
Une partie des « musulmans », croyants ou non, ont des postes très qualifiés dans les hôpitaux et les entreprises. Il n’est pas évident qu’ils soient islamistes.
On retrouve la constatation que nous faisons tous quotidiennement : il y a musulmans et musulmans, tant en France que dans les pays de départ, avec une tendance générale à la sécularisation pour ceux qui ont gardé leur foi.
Mais, direz-vous, c’est contredit par le passage de cette étude sur les jeunes. Voyons maintenant cette affirmation.
« Les jeunes sont plus musulmans que leurs aînés » ?
C’est un phénomène naturel, que ce soit en politique ou dans beaucoup d’autres domaines : les jeunes sont en général bien plus engagés que leurs aînés. Pensez par exemple à ceux qui « s’agitent » aujourd’hui au sujet de Gaza ou de la Palestine, et qui ne sont en majorité pas musulmans.
Dans le cas des musulmans, peut-on dire que la religiosité, moyenne ou extrême, va rester à ce même niveau toute leur vie ?
Sans être prophète, je remarque que, en vieillissant, bien des gens élevés dans le catholicisme sont devenus agnostiques ou athées, et beaucoup d’extrémistes de droite ou de gauche se modèrent.
Historiquement tous les partis naissent à gauche et terminent au centre : les libéraux au XIXe siècle, puis les radicaux autour de 1900, puis les socialistes à partir de 1945 (toutes ces dates ne font que couronner une longue évolution)
Exemple vécu : dans les années 1950, étant en primaire puis dans le secondaire dans une ville scindée entre catholiques et communistes, j’entendais mes camarades des deux bords et leurs « encadreurs » me dire : « les jeunes communistes (ou catholiques) sont nombreux et enthousiastes, l’avenir est à nous. » Et je leur répondais : seront-ils toujours communistes (ou catholiques) dans 30 ans ?
70 ans après, ces 2 groupes ont presque disparu !
Les autres biais du sondage IFOP
Il est classique, et assez naturel, qu’un client d’une société de sondage lui demande de tester les questions qui vont dans le sens de ce qu’il attend.
Quelques exemples de ce genre de questions
De même pour la question « La charia doit-elle s’appliquer intégralement quel que soit le pays ? » Question posée pour marquer une différence « insoluble », alors que la pratique montre 1000 accommodements.
Nota bene : le mot charia évoque en général : « la voie vers… » donc un concept plutôt moral, alors que de droit musulman au sens strict est le fiqh : statut de la femme etc. Ce dernier est évidemment inapplicable en France.
Par exemple le tabligh est un mouvement pieux et apolitique, a priori pacifique. Par contre le djihadisme est source d’attentats, voire de guerre civile, notamment au Sahel.
De ce fait, non seulement la réponse n’a pas grand sens, mais il n’est pas certain que les interviewés connaissent la définition de chacun de ces termes
Bref, ces formulations produisent mécaniquement un pourcentage non négligeable de réponses « identitaires », mais imprécises. Aucune revue académique ne validerait un tel agrégat.
Une comparaison grossière serait un sondage sur les catholiques amalgamant la pratique dominicale, la croyance dans la Bible, et la sympathie pour les catholiques auteurs d’attentats, comme ce fut le cas en Irlande du Nord.
En conclusion, nous sommes dans une période où le « n’importe quoi » fleurit : réseaux sociaux, propagande russe, déclarations de nos députés… il faut alors se souvenir qu’un chiffre, même exact, n’est pas un argument tant qu’on ne l’a pas remis dans son contexte !
Et particulièrement dans ce sondage de l’IFOP qui semble avoir été commandé pour répandre l’inquiétude. Quitte à aggraver une question déjà complexe…
Yves Montenay

Merci beaucoup de cette très intéressante mise au point, documentée et argumentée qui diffère de certaines contestations bien-pensantes de cette étude de l’IFOP, comme j’en lus tout récemment dans » The Conversation « . Avec finesse, vous donnez une leçon de sang-froid et de calme réflexion marquée, comme toujours dans vos propos, par une grande honnêteté intellectuelle : j’en prends de la graine avec reconnaissance !
De même qu’on nous balance souvent des chiffres exacts impressionnants qui si on les resitue en ordre de grandeur, perdent leur effet effrayant…
Cher Yves Montenay. Vous avez un biais cognitif récurrent sur ce problème de l’intégration des immigrés, en France. Vous ne niez pas le problème de la délinquance ou de la surreprésentation des Immigrés dans les prisons, mais vous vous contentez toujours du constat suivant, bien réel et factuel: c’est un problème qui concerne une minorité d’immigrés (en particulier, pour rester dans le sujet de l’article, la minorité tentée par le salafisme). Et vous écartez vite le problème, comme dans cet article, en disant ceci, sur la majorité des immigrés, bien intégrés (c’est factuel): Il faut donc s’appuyer sur eux pour combattre les Islamistes. Et vous précisez « . À mon avis, c’est un problème policier et non de civilisation ».
Voilà: le mot est lâché, mais le problème aussi. Car c’est bien là, à cet endroit précis (la Minorité), que se situe le Nœud du problème (pas encore Nœud Coulant). Beaucoup de gens se préoccupent de ça, de ces faits minoritaires, tout simplement pace qu’ils sont qualitatifs et que c’est le plus important, pour eux (Contrairement à ce que vous croyez, tout le monde sait ça, tout le monde sait que l’immense majorité des immigrés est bien intégrée). Vous, vous ne voulez pas vous pencher sur ce problème au nom du quantitatif: mais, cette posture n’a aucun sens. Le quantitatif n’a aucun sens quand le qualitatif est agissant, violent, et que personne n’y répond, ou le refuse vraiment.
Le Nazisme s’est diffusé en quelques mois dans une majorité hostile pourtant, parce que le travail permanent des minorités militantes a fini par gagner. C’est ce qui se passe en France, déjà, quand une poignée d’individus empêche des cours , des conférences et (bien sûr) viole (Philippine) ou massacre (Bataclan).
Si le problème est policier, alors donnez nous vos solutions, SVP. Par exemple: les OQTF, on les libère ? On les renvoie ? On les garde ? Vous voyez bien que la France a un énorme problème avec ça. C’est minoritaire ? Oui, et alors ? il y a un éléphant dans le salon, et vous, vous évacuez le sujet dans votre article.
Si on ne traite pas des ces faits dénommés » divers » mais significatifs, comme des alarmes à entendre, alors il y aura un jour, de manière fulgurante, un retournement radical de la majorité musulmane (de gré ou de force) vers les minorités conquérantes et menaçantes. Il sera trop tard, alors.
Moi j’attends votre article consacré au traitement par la République des agissements et des menaces des groupes salafistes ou autres Frères Musulmans en France.
Quand on voit la difficulté de notre Démocratie à enrayer le Narcotrafic, parfois lié à des groupes djihadistes, on se doit de se focaliser sur ce sujet (« minoritaire ») avant que la corruption bloque toute action de défense populaire et républicaine: je rappelle que ce sont des groupes islamistes qui paient des fournitures scolaires dans certaines cités afin de rallier la population à eux. Quand ce type d’aide (minoritaire) atteindra des élus, des entreprises, des associations sportives ou culturelles, alors le phénomène islamiste (dont la méthode ressemble énormément à celle du Narcotrafic) sera, de fait, majoritaire.
Donc, on fait quoi ? Par exemple: quand des maires font la promotion du voile islamique, sont-ils sincères, ou sont-ils déjà soutenus par des financement islamistes ?
Vous avez raison quant au rôle des minorités, le cas le plus connu est celui des bolcheviques qui n’étaient qu’une poignée en Russie en 1917, et qui sont néanmoins arrivés au pouvoir. Mais on peut pas non plus condamner une majorité à cause d’une minorité : si un rouquin décide qu’être roux est l’indice d’une race supérieure et brime ou tue les autres, ce n’est pas une raison pour expulser ou tuer tous les autres rouquins.
« Le Nazisme s’est diffusé en quelques mois dans une majorité hostile pourtant, parce que le travail permanent des minorités militantes a fini par gagner. »
La majorité était favorable car les grandes idées générales du nazisme étaient déjà latentes en Allemagne au temps de Guillaume II et elles ont été exacerbées par la guerre de 14/18, l’implacable blocus naval des Anglais ayant commencé à tuer la population civile à petit feu et ayant donné aux autorités beau jeu de dire que les alliés n’en n’avaient pas après l’armée allemande, mais menaient une guerre d’extermination contre le peuple allemand…
Corollaire, dès 1920, pratiquement un étudiant sur deux militait dans des mouvements pré-nazis, ce qui laissait présager du noyautage en règle des institutions par les nazis ou par leurs sympathisants et ne manquerait que l’impulsion politique…
Et M. Montenay fait remarquer le cas des Bolcheviques, mais là, c’était très ouvert car il y avait une demi-douzaine de factions de force à peu près égale, d’où la férocité de la guerre civile car chaque camp avait sa chance…
Tout à fait d’accord sur l’importance des minorités, comme l’histoire l’illustre. Mais si un rouquin se met en tête de tuer les blonds, les autres rouquins n’y sont pour rien et je ne vois pas pourquoi on leur tape dessus. Par contre c’est un problème policier, notamment de surveillance, et éventuellement de contrôle de l’information (plus délicat)
Se pose aussi la question de l’influence desdites minorités et du soutien de la population.
La population russe était en 1917 une gigantesque paysannerie inculte, quiconque savait lire était tel le borgne au royaume des aveugles…
Et j’évoque le soutien de la population car comment expliquer autrement que la surveillance fine d’une ville d’un million d’habitants soit à la portée d’une petite cinquantaines d’agents de la Gestapo là où la Stasi aurait sans doute du mobiliser 10.000 agents pour réaliser le même travail? (la fameuse blague voulant qu’en RDA, une moitié de la population était employée à surveiller l’autre)
Et je me demande si cette complaisance pour le régime nazi ne serait pas un facteur dans la dénatalité allemande, le décrochage étant survenu au moment où la génération d’après guerre est arrivée en âge de procréer, mais c’est sans doute une coïncidence!
« Donc, on fait quoi ? Par exemple: quand des maires font la promotion du voile islamique, sont-ils sincères, ou sont-ils déjà soutenus par des financement islamistes ? »
Vous oubliez une troisième hypothèse: la bassesse des politiciens
Dans les communes à forte densité de population immigrée, le taux d’abstention peut frôler les 80%, ce qui est propice aux marchandages du style, « tu embauches mon neveu, toute la famille vote pour toi et tu as 20 voix! » ou bien « contre 5.000€ pour l’association X », on te promet de faire bouger telle barre d’immeuble…
Le plus beau, ça a été un maire RN s’étant fait élire, élire en promettant d’ouvrir une mosquée, illustration magistrale du double-discours que peuvent tenir les politiques suivant que l’élection soit locale ou bien nationale.
Tout est possible en politique. Je me borne à une analyse démographique.
Une forte abstention élargit pour sûr le champ des possibles car il devient possible de faire du clientélisme à très bas coût.
??? Vu le nombre de commentaires, il faudrait une phrase pour rappeler le sujet
Il y a un adage voulant qu’en politique, quand tous les dégoûtés sont partis, il ne reste que les dégoûtants.
Concrètement, une forte abstention est propice à du clientélisme low cost au profit de minorités faisant ensuite les choux gras des médias du groupe Bolloré.
Quand la participation est élevée, le clientélisme coûte alors trop cher pour être soutenable sur la durée.
Binh je suis d’accord avec votre analyse. Il faut arrêter le déni : il y a bien un problème avec les islamistes partout en Europe et dans le monde.
Ils sont minoritaires mais très suivis (par les réseaux sociaux, …) par les jeunes particulièrement.
Lisez bien l’article : il n’y a aucun déni de ma part quant au « problème avec les islamistes » mais ce problème ne doit pas se transformer en une hostilité envers les musulmans en général, car cela ne ferait que les pousser vers les islamistes !
Tous les gouvernements du monde, dans les pays musulmans et dans les autres, sont confrontés aux islamistes. Les pays dictatoriaux les exécutent, mais dans les démocraties comme la France ou la Grande-Bretagne ils peuvent s’exprimer comme tout un chacun, et il faut attendre une action illégale (incitation à la haine, violence…) pour qu’ils soient condamnables.
« Une partie des enfants issus de ces mariages mixtes ne choisit en général leur religion, ou leur non–religion, qu’à l’âge adulte. » eh bien non et c’est mal connaître la religion musulmane. Bien placé pour en parler. Mes petites filles que nous gardions depuis leur premières semaines jusqu’à leur 12 ans ne sont presque plus venues chez nous. Leur mère marocaine nous a dit qu’elles étaient assez grandes pour rester seules à la maison. En realité, elles allaient chez sa famille famille (tantes et grand mère) marocaine pour être éduquées selon les coutumes musulmanes notamment culinaires.
Récemment l’une d’elle, 14 ans, abandonnant brutalement son assiette où elle avait vu un lardon oublié par le cuisinier, m’a regardée droit dans les yeux en m’affirmant « tu comprends, moi je suis musulmane ».
Elle n’a pas choisi !
Merci pour ce témoignage. J’ai écrit « une partie ». Bien sûr il y a un cas particulier par famille, et dans celles que je connais, c’est plutôt contraire. Et puis, attendez 10 ans…
Merci pour ce témoignage, j’en ai de sens inverse. Et puis reposez-lui la même question dans 10 ans…
Et dites-moi ce que vous avez répondu
La religion est libre en France par contre le respect de la loi et des valeurs de la France ne sont pas négociables. Il est temps de définir clairement nos valeurs (statut des femmes, prééminence de la loi sur la charia,…) pour toute carte de séjour et déchéance de nationalité puis expulsion pour les bi-nationaux criminels.
C’est bien le principe, le droit français est clair. Toutefois pour les expulsions il faut que le pays de départ accepte, ce qui n’est fréquemment pas le cas avec l’Algérie
C’est bien pour ça que certaines annonces martiales telles que les OQTF sont souvent de l’effet d’annonce…
?? Nous ne sommes pas responsables des refus des pays de départ. Par contre faudrait une procédure simple qui mette sous clé le passible de l’OQTF. Elle existe peut-être, mais je ne suis pas un spécialiste
Le Code civil décrit parfaitement ce que l’on a le droit de faire ou de ne pas faire. Ensuite c’est une question de justice et de police. Sans parler de la complication qui fait que le pays de départ n’accepte pas souvent ses citoyens expulsés.
Comme d’habitude un exposé clair précis qui remet les sondages, leurs conclusions ‘chiffrees’ à leur place.
Science et croyance ne font pas bon ménage.
JcH(64).
Je pense que les musulmans, meme s’ils rejettent l’islamisme n’osent pas critiquer les dérives de leur religion.
Il est rare qu’un musulman ose remettre en question les coutumes islamiques (discrimination de la femme, voile, contraintes religieuses qui s’imposent à tous,…), par peur d’etre rejeté par la communauté musulmane.
(ceci n’est pas le cas dans la religion chretienne, qui depuis plusieurs siecles accepte la contradiction et la libre pensée)
Enfin ce que nous appelons religion ( l’islam) est malheureusement dans le monde plus qu’une religion : un cadre qui se veut régir la vie des croyants en s’imposant à eux donc politique.
Voilà pourquoi les craintes, les sondages.
Voilà pourquoi il faut en tenir compte .
C’était une idée tout à fait pertinente mais il y a déjà un certain temps. Depuis, il y a des évolutions considérables et je vais essayer de vous les donner dans un prochain article. En attendant allez sur mon site et taper le mot « islam » dans le moteur de recherche du site.
Et puis ne pas vouloir choquer sa famille, c’est une chose. Avoir la foi et suivre les règles c’est autre chose. Quand je suis allé chez un ami marocain il y a maintenant une vingtaine d’années, il a sorti une bouteille de vin et m’a dit : « je prends un seul verre, c’est pour nous 2, au cas où le beau-père viendrait ». Les supermarchés ont un rayon alcool, et en cas de remarque, très rare, on répond : « c’est pour nos amis français »
Vous aviez raison hier, mais pas forcément aujourd’hui. Commencez par lire sur mon site mes articles de sur l’islam (il y a un moteur de recherche interne pour cela).
Vous aviez raison hier, mais pas forcément aujourd’hui. Commencez par lire sur mon site mes articles de sur l’islam (il y a un moteur de recherche interne pour cela).
Montenay reste l’optimiste Montenay. Ce qui me semble manquer c’est l’analyse des erreurs passées de la France et des français et quelques hypothèses sur ce qu’il faudrait faire mieux dans le futur.
Pour s’intégrer il faut ne pas être obligé de vivre là où la communauté est dominante et avoir des occasions d’échanger avec des personnes différentes, notamment en travaillant.
Et pour les enfants, apprendre le français et l’histoire dans des classes où les « natifs » sont très majoritaires, et avec des moyens adaptés aux distances culturelles.
On ne diminuera pas avant longtemps l’attrait de la « riche » France pour des dizaines de millions de « pauvres » vivant dans des pays pauvres et musulmans. (L’Islam est une orthopraxie de comportements visibles, comme le judaïsme, ce qui freine l’assimilation, et cela a été inventé pour cela).
La faiblesse des politiques d’intégration est une des nombreuses faiblesses de notre pays en déclin incapable de créer les millions d’emplois modernes pour sa population et se ruinant par les redistributions des productions d’1/3 de la population vers les 2/3 d’inactifs.
Enfin, quand on voit-entend-lit nos extrémistes de souche, notamment à l’université, on se dit que les islamistes sont assez bien accueillis-assimilés à une partie des natifs.
Telle sont les extrémités où nous ont réduits des fautes qui n’étaient pas toutes les nôtres que nous n’avons à choisir qu’entre des périls.
Pour l’école, je suis tout à fait d’accord. Je pense qu’il faut aller au moins une autonomie qui donnera au directeur le choix d’un enseignant plus adapté, éventuellement en payant plus cher. Une autre façon d’aboutir au même résultat et de supprimer le quota de 20 % du nombre d’enseignants dans le secteur privé sous contrat. Personne n’en parle je me demande pourquoi ?
Sur le délire d’une partie de gauche, tout à fait d’accord également. Il y en a même qui proclament que l’assimilation est une atteinte à la liberté culturelle, alors que c’est un phénomène spontané, mais au fil des générations seulement.
Quant à l’intégration, en général par le travail, elle se fait largement, il suffit regarder autour de soi. Mais elle est souvent confondue avec l’assimilation.
D’accord également pour dire qu’on ne pourra pas fonctionner longtemps avec autant d’inactifs et si peu d’actifs.
Je n’ai pas compris le reste, on peut se téléphoner.