Contrairement à ce que beaucoup pensent, ce n’est pas la surpopulation qui nous guette, mais un vieillissement accéléré de la population et un effondrement démographique mondial.
Il y a eu deux importantes explosions démographiques, une au Nord puis l’autre au Sud qui ont bouleversé le monde entier et notamment nos rapports avec nos voisins du Sud
Mais ces explosions démographiques ont frappé les esprits et entretenu l’idée que notre planète allait être surpeuplée.
Or c’est faux, car la tendance s’est inversée et nous allons vers une diminution assez rapide de la population dans la plupart des pays.
La surpopulation n’est plus le danger, c’est au contraire le vieillissement de la population mondiale, porteur de catastrophes humaines, qui est en train de se concrétiser.
Deux explosions démographiques successives
Vers 1800, il y avait environ 1 milliard d’habitants sur terre, et le pays le plus peuplé était la Chine avec 300 millions d’habitants. À cette époque, il n’y avait pas de recensement dans la plupart des pays, et les chiffres ci-après sont donc très grossiers.
Voyons maintenant le niveau de la population mondiale tous les 50 ans :
- 1,26 milliard en 1850
- 1,65 en 1900,
- 2,5 en 1950,
- 6,1 en 2000
- 8,1 en 2025.
Entre 2000 et 2025, la population mondiale ayant gagné 2 milliards, on pourrait supposer que, après une même période de 25 ans, nous nous retrouvions avec 10 milliards vers 2050.
Or, c’est complètement faux, pour les raisons que nous allons voir : les 10 milliards ne seront pas atteints avant l’an 2100 au mieux, et, à mon avis, ne le seront jamais.
Au contraire, la population mondiale devrait bientôt diminuer.
En témoignent les deux poids-lourds démographiques : la Chine qui avait environ 550 000 d’habitants vers 1950, contre plus de 1,4 milliards aujourd’hui, mais qui décroit maintenant.
Et surtout l’Inde qui avait environ 360 millions d’habitants vers 2050, qui a dépassé la Chine aujourd’hui, et devrait plafonner puis décroître dans une vingtaine d’années, ayant maintenant moins de 2 enfants par femme.
Bref une croissance asiatique rapide mais passée, après une croissance occidentale un peu moins rapide et plus précoce.
Reprenons quelques points de cette évolution de plus de 2 siècles.
La fécondité « naturelle »
Contrairement à un avis répandu, les fécondités du Nord et du Sud étaient voisines avec 7 à 8 enfants par femme avant la révolution industrielle.
Seule faisait exception la France, qui était le pays le plus peuplé d’Europe et où la baisse de fécondité avait déjà commencé sous Louis XV . D’où la formule célèbre du démographe Moheau de cette époque de : « on trompe la nature jusque dans nos campagnes ».
Ce chiffre de 7 ou 8 enfants par femme correspond à une moyenne entre les femmes ayant un enfant tous les deux ans, ce qui mène à une quinzaine d’enfants pour les femmes qui ont vécu jusque vers 45 ans et celles qui sont mortes auparavant, du fait des nombreuses maladies mortelles à l’époque, des famines et peut-être des grossesses répétées.
Ce n’est pas du tout une vue de l’esprit, et les témoignages sont nombreux au Québec et dans d’autres régions de l’Amérique du Nord : tant qu’il y avait de nouvelles terres à exploiter en quantité suffisante pour en attribuer une à chaque garçon, il n’y avait pas de limite à la taille des familles.
Je me souviens d’une famille acadienne dont les membres assez âgés me disaient vers 1965 : « nous sommes heureux de nous rassembler tous les 18 » et répondant aux Européens un peu surpris : « il y a beaucoup de familles de 15 à 20 enfants autour de nous ».
Bref il y a eu, sauf en France, une première explosion démographique touchant les populations occidentales. Et la France a donc perdu sa place de la population la plus nombreuse d’Europe, ce qui explique son alliance forcée notamment avec la Grande-Bretagne.
Une partie notable de la population européenne, toujours à l’exception de la France, a alors émigré vers l’Amérique du Nord, noyant les populations indiennes et françaises très dispersées, sauf au Québec.
En France, c’est grâce à l’immigration que la population n’a pas décru dans la première moitié du XXe siècle et puis de 1974 (fin du baby-boom) à maintenant.
Cette explosion démographique occidentale vient de la baisse de la mortalité due notamment à une meilleure connaissance du monde microbien, d’où des mesures d’hygiène et la vaccination. La fécondité est restée momentanément supérieure jusqu’à ce que les parents prennent conscience que leurs enfants ne mouraient pas dans les mêmes proportions qu’auparavant.
Plus tard, a eu lieu une deuxième explosion démographique, celle des pays du Sud.
Multiplication plus tardive au Sud
Cette explosion démographique fut plus tardive que celle du Nord, mais a été également plus forte.
Elle résulte de l’enchaînement de plusieurs causes.
La baisse de la mortalité est venue plus tardivement qu’en Occident, le temps que la colonisation produise ses effets.
D’abord en y ramenant la paix civile. Notamment en supprimant les guerres tribales (qui ont repris depuis les indépendances) et l’esclavage interne et arabe en Afrique subsaharienne (la traite européenne s’était arrêtée dans la première moitié du XIXe siècle).
Signalons également un début de distribution de nourriture pendant les famines, notamment en Algérie, un des premiers pays chronologiquement colonisés par des Européens, qui succèdent à une foule de conquérants plus anciens.
Cette paix civile et cette diminution des famines a fait décroître rapidement et fortement la mortalité, avant que la population n’en prenne conscience.
Les familles raisonnaient donc à partir de la forte natalité précédente, qui devait compenser la très forte mortalité non seulement infantile, mais aussi tout le long de la vie : il fallait qu’il y ait au moins un garçon survivant 40 ou 50 ans plus tard pour s’occuper des vieux parents, les filles s’occupant des parents de leur mari.
Par ailleurs, l’urbanisation et la scolarisation étant très faibles pendant la période coloniale (et quasi nulle auparavant), elles n’ont pas augmenté le coût de l’enfant, contrairement à ce qui se passait dans les populations occidentales.
Dans un deuxième temps, se sont répandues la vaccination ainsi que des mesures d’hygiène élémentaire, qui ont à leur tour fait baisser la mortalité, notamment infantile.
Ce n’est que récemment qu’une partie des populations ont pris conscience qu’il n’était pas nécessaire d’avoir un grand nombre d’enfants pour qu’en survivent au moins deux pour assurer leurs vieux jours.
Ce natalisme a été accentué par l’attitude des gouvernements des premières décennies d’indépendance, qui étaient très populationnistes, pour donner plus de poids politique aux pays et recevoir davantage d’aide au développement…
L’urbanisation se développant, la baisse de la fécondité est devenue forte dans les classes bourgeoises et semi-bourgeoises des grandes villes, mais est restée longtemps plus élevée dans les campagnes traditionalistes et moins scolarisées.
J’en ai eu la confirmation à l’occasion de la collecte des données pour mon doctorat sur le Maghreb.
Bref, en Afrique subsaharienne surtout, la mortalité étant tombée assez bas et la fécondité moyenne étant aujourd’hui à un niveau encore élevé (3 à 5 enfants par femme, avec des pointes à 7), il y a souvent un doublement de la population à chaque génération.
En outre, les générations se succèdent à un rythme plus rapide qu’en Europe (20-30 ans contre 35-45).
Divergence en Méditerranée
Une illustration du retard de la transition démographique du Sud par rapport au Nord est particulièrement visible en Méditerranée, entre les Etats colonisateurs et les Etats plus ou moins colonisés (l’objet de cet article n’est pas d’entrer dans les différents modes de colonisation).
Deux exemples illustrent ce décalage.
Napoléon est arrivé en Égypte en 1799. La France avait environ 30 millions d’habitants, et l’Égypte 3 millions, d’après le recensement que Napoléon a ordonné en arrivant.
La France était donc 10 fois plus peuplée et avait alors envoyé une petite armée qui a suffi pour prendre le contrôle du pays, d’autant que la noblesse mamelouk au pouvoir était distincte de la majorité de la population.
La situation était analogue en Algérie : la France avait une trentaine de millions d’habitants, et était environ 10 fois plus peuplée que l’Algérie. Je dis « environ » car il n’y a pas eu de recensement en 1830… date où la plus grande partie du pays était inaccessible aux Français.
Aujourd’hui l’Égypte à 103 millions d’habitants et l’Algérie 47.
Voici quelques exemples de la baisse de la fécondité au Nord et de celle, plus tardive, au Sud

(les chiffres varient légèrement suivant les sources, par exemple 1.68 en France en 2024)
Mais cette explosion cache une diminution bien amorcée
En effet la baisse du nombre d’enfants par femme permet d’évaluer le nombre de parents qu’il y aura chaque année dans les 30 ou 40 ans qui viennent.
Si le nombre d’enfants par femme reste constant, et il est probable qu’il baissera, moins de parents et moins d’enfants par parents feront diminuer la population de plus en plus vite.
En effet, avec un enfant par femme, il y aura deux fois moins de parents qu’à l’époque où il y avait deux enfants. Si la fécondité reste de 1, et je ne connais aucun pays ayant réussi à la faire remonter, la population est divisée par deux à chaque génération.
L’exemple éloquent de la Chine
Prenons le pays qui était le plus peuplé du monde vers 2022, la Chine, et regardons sa pyramide des âges en 1950 et la plus récente.

La pyramide de 1950 nous montre une très forte mortalité dans la tranche 0-5 ans, et une diminution rapide des tranches au-dessus, donc une mortalité restant élevée ensuite.
Dans celle de 2024, on remarque vers le milieu de la pyramide la forte mortalité due aux famines de l’époque maoïste. Mao disait : « pas de journalistes, pas de famine », alors qu’en Inde où il y avait la liberté d’information, chaque famine déclenchait les secours internationaux.
On remarque surtout la très forte proportion de personnes âgées par rapport aux jeunes, ce qui est en train de générer un manque d’adultes par rapport aux vieux et donc des problèmes de retraite insolubles… et probablement une surmortalité des vieux, faute de de soins.
La situation est analogue au Japon (1,20 enfants par femme) et catastrophique en Corée (0,7).
Vieillissement retraites et immigration : les leçons du Japon
Elle est grave également en Allemagne (1,35), mais le déséquilibre y est atténué par les immigrations turque, syrienne, italienne, kosovare… qui déclenchent maintenant des réactions xénophobes.
Mais la Chine ne sera pas sauvée par l’immigration, car sa population est telle (1,4 milliards) qu’il faudrait que tous les jeunes d’Afrique subsaharienne s’y déversent pour rétablir l’équilibre démographique. Ce que semblent ne pas souhaiter les Chinois !
Répétons que dans le pays maintenant le plus peuplé du monde, l’Inde avec plus de 1,4 milliards de milliards d’habitants, la fécondité traditionnellement élevée vient de passer en dessous de 2 enfants par femme.
Et qu’en France, la fécondité jusqu’à récemment supérieure à 2 enfants par femme vient de tomber à 1,68 et qu’une enquête vient de révéler que les jeunes couples préfère acheter un chat ou un chien que d’avoir des enfants ! Les premiers chiffres de 2025 montre que le nombre de décès est maintenant supérieur à celui des naissances
Un effondrement provisoirement masqué dans beaucoup de pays
En résumé, l’augmentation du nombre de vieux, conséquence de l’époque où la fécondité était plus forte (ou moins faible) va se faire économiquement et humainement écrasante par rapport au nombre d’adultes dans une grande partie du monde.
Cette augmentation a masqué la baisse de la population jeune puis adulte, pendant quelques décennies.
Cette baisse apparaît maintenant en Occident et en Asie orientale.
Elle est en train de s’étendre rapidement et n’est compensée que par la hausse de la population subsaharienne qui va changer les équilibres planétaires.
La situation actuelle de la majorité des pays est donc un effondrement démographique masqué par l’augmentation provisoire du nombre de personnes âgées.
On est très loin « de l’explosion démographique » que les chiffres semblent indiquer !
Partout le problème sera de nourrir et de soigner les vieux. Ils seront probablement sacrifiés, car les adultes s’occuperont d’abord d’eux-mêmes et de leurs enfants.
Ils seront probablement « poussés dehors », et une partie d’entre eux se suicidera peut-être « pour ne pas poser de problème aux enfants » … ou par solitude pour ceux qui n’auront pas eu.
Yves Montenay

Pas d’enfants, pas de retraite ! Aucune raison que le choix des uns s’impose aux autres.
Bigre ! Il est moralement et probablement juridiquement interdit de laisser « un coupable » mourir de faim après une période de décrépitude sans aide. Mais votre remarque a le mérite de la logique et devrait au moins faire réfléchir !
Avec la population, ce qui est frappant, c’est que les évolutions échappent au contrôle collectif. L’explosion démographique de la chine communiste est un mystère : ils seraient tellement mieux à 600 millions des années 50.
Le challenge est de hiérarchiser les menaces dans un pays donné : En France, les émissions de CO2, le faible taux d’emploi, ou le non maintien d’une pyramide des âges équilibrée…
La crainte d’être seule doit pouvoir être diffusée et susciter un redémarrage des naissances chez une partie des femmes.
Le point clé serait la priorité logement et la promesse d’une retraite avantageuse pour les mères et les pères.
Je ne comprends pas bien la première partie de votre commentaire. Par contre je suis tout à fait d’accord avec la deuxième partie
Très intéressant article. Lorsque vous mentionnez l’alliance forcée avec la Grande-Bretagne, c’est l’alliance contre la Russie vers 1850 je présume.
Y a-t-il des formes de pyramides des âges à évolution stable ? Celle de la Chine en 1950 a une allure « saine », mais la superficie du pays n’augmentant pas, on sent que cela ne peut durer éternellement. Celle de 2024 semble plus durable, à condition que la base ne rétrécisse pas trop. Mais l’est-elle vraiment, ou sommes nous condamnés à des alternances de croissance et décroissance ?
Vous me demandez d’écrire un livre ! Je vais être bref et donc incomplet. Je pensais à l’entente cordiale de 1904, qui a tout de même joué à fond dans les deux guerres mondiales.
Sur le plan économique je ne comprends pas bien votre question : ce n’est pas la surface du pays qui compte mais la façon dont elle est utilisée (rendements agricoles, respect des sols etc.)
Sur le plan démographique, je ne comprends pas bien : la pyramide de 1950 montres une forte mortalité infantile mais aussi à tous les âges, donc un développement catastrophique, et celle de 1960 ou 70 aurait probablement été pire. Quant à celle de 2024, elle n’est pas durable et se traduira par un abandon de droit ou de fait des vieux
Toujours aussi intéressant …
et surtout, donner à réfléchir …
Ici, au moins, déjà, de quoi vous remercier pour ce beau travail de vulgarisation …
Comme disait Louise de Vilmorin : La simplicité est une longue patience
J’ajoute .. (!) : et savoir rendre intelligible et donc simple, ce qui est compliqué, demande beaucoup de talent
Merci encore …
Quelqu’un a dit : La modestie dans le langage est le gage du respect mutuel … vos articles incontestablement, aident à la sauvegarde des deux …
« »Partout le problème sera de nourrir et de soigner les vieux. Ils seront probablement sacrifiés, car les adultes s’occuperont d’abord d’eux-mêmes et de leurs enfants. Ils seront probablement « poussés dehors », et une partie d’entre eux se suicidera peut-être « pour ne pas poser de problème aux enfants » … ou par solitude pour ceux qui n’en n’auront pas eu. » »
Les histoires de Paul Émile Victor et le film https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Ballade_de_Narayama_(film,_1983)
sont le futur modèle sociétal…
Le ton de l’article est extérieur au sujet… Entre nous, le ton pourrait être : quelles sont nos options nous vieillards ou futurs vieillards? Gaspiller notre patrimoine pour payer des « aides » à notre dépendance physique ou mentale ? ou tirer sa révérence comme l’a fait discrètement le géant Daniel Kahneman ?
Le nouveau problème, créé par le naturel travail des médecins et des labos, c’est la longueur des durées de vie dépendante et la pseudo solidarité sociale conçue quand la plupart des gens étaient morts avant la retraite.
Tout est changé et donc les solutions changeront.
Perso j’espère pouvoir y arriver avant d’être dépendant.
Passionnant et… inquiétant pour les vieux.
Très inquiétant ! Heureusement on aura le droit de se faire aider pour se suicider. Pardon pour cette remarque cynique.
Vers 2005 j’ai terminé un bouquin sur cette question en imaginant un président chinois faisant une déclaration solennelle à la télévision : « je demande à tous les plus de 75 ans de se jeter par la fenêtre ». Depuis, le président Xi est arrivé au pouvoir et s’inquiète beaucoup de la baisse de fécondité en Chine (entre 1 et 1,3 enfants par femme, voir mes articles sur la Chine), et je le vois assez bien faire des pressions dans ce sens.
Votre conclusion est assez déprimante (voire déterministe, voire occidentalo-centrée), même si les faits démographiques que vous exposez très bien sont incontournables et demandent une réaction politique. Bien sûr le ciblage des vieux est une tentation facile, et elle existe d’ailleurs aujourd’hui, en France : la mesure fiscale prévue contre les retraités (uniquement eux) incarne assez bien cette tentation (alors que la lutte contre la dette publique pourrait passer, d’abord, par une baisse drastique des dépenses publiques, dont celle du recrutement de fonctionnaires, ou celle de certaines prestations sociales, ou celle de certains dits « services publics »….). Mais rien n’est perdu : la relance d’une politique familiale favorisant l’envie d’enfants serait efficace, et la retraite par capitalisation serait une solution au couple finissant » répartition-démographie ». De surcroît, dans les sociétés non industrielles (et même dans les sociétés modernes non encore « mondialisées ») la solidarité intergénérationnelle a existé (ou existe encore) : le « culte des ancêtres » qui imprègne les esprits dans bon nombres de sociétés permet au vieux de rester présents et importants dans les familles (quel que soit leur coût). Et elle existait aussi dans les familles françaises rurales des années 60. L’euthanasie (déguisée) des vieux (ou des malades) qui inspire certaines politiques, aujourd’hui, on la voit d’abord en Occident (en France, par exemple), et elle a précédé chronologiquement la mesure de Bayrou-Macron contre les retraités (pour l’instant, pas en Chine…). Un tournant civilisationnel…
Voyez mes articles sur la retraite par capitalisation. Malgré quelques qualités, je suis sceptique car c’est une mesure financière qui ne change rien au déséquilibre démographique : ce qui compte ce n’est pas l’argent mais les vieux en charge. Sans parler bien sûr des enfants et d’une partie des adultes
Votre commentaire interroge : quel âge avez vous et combien de petits enfants ou arrière ?
Les retraités actuels (dont je suis) ont cotisé deux fois moins que ce que payent les actifs actuels : le premier effort à faire doit porter sur les retraites (50 % du déficit et de l’endettement), le second sur la création d’emplois pour rendre productifs les millions d’inactifs qui reçoivent des montants prélevés sur les actifs.
Le problème de la France c’est le sous investissement productif et la surconsommation, dont celle des retraités.
Je vous laisse discuter avec Binh. Les problèmes de la France sont multiples et je vous renvoie à mes autres articles